François-Marie-Bonaventure, comte du Fou, né le et mort le à NantesNotice sur les rues de Nantes, 1909 , est un négociant et un homme politique français, maire de Nantes de 1813 à 1816, avec une interruption pendant les Cent-Jours.
Biographie Origine et famille
Il est le fils de François-Marie Joseph du Fou, chevalier, seigneur de Bézidel et autres lieux, gouverneur des ville et château de Pontivy, né à Bézidel le et baptisé le suivant, décédé au château de l'Abbaye en Bohal le , et de Thérèse-Marie de Tollenare, baptisée à Nantes le , et tuée durant la Révolution, fille de Charles de Tollenare, sieur de La Guidoire, négociant à Nantes, et de Françoise Thérèse Descamps, dame de Brenière, mariés à Nantes le .
Son père et son grand-père occupèrent successivement la charge de gouverneur des ville et château de PontivyAlexandre Perthuis et S. de La Nicollière Teijeiro, Le Livre doré de l'Hôtel de Ville de Nantes avec les armoiries et les jetons des maires, Volume 2, 1873, page 73..
Il épouse, le à Nantes, Félicité Jogues, fille du négociant-armateur Pierre Athanase Augustin Jogues de Guédreville, sieur de Merville, propriétaire de l'hôtel de Luynes, et de Geneviève Thérèse Guyot, dont : Adèle, épouse du marquis (fils d'Érasme Gaspard de Contades) Elisa, épouse du marquis Camille-Auguste de Contades-Gizeux (fils de Louis Gabriel de Contades) Jules, consul de France, époux de Lydie Marion du Rosay Athénaïs, épouse d'Henri de La Tullaye Bonaventure, époux d'Elisabeth de Contades-Gizeux
Révolution française Petit-fils, par sa mère, d'un riche négociant nantais, il le devient lui-même et participera à la traite négrière, et s'associe avec son beau-père, pour fonder la maison « Jogues et du Fou ». Noble et riche, il est suspecté en 1793, et fait partie des 132 Nantais qui, en , sont expédiés à Paris pour y être jugés. Tombé malade, il évite le procès, et revient à Nantes, pour reprendre la société « Jogues, du Fou et compagnie »..
Maire de Nantes : premier mandat (1813-1815) Membre du collège électoral du département de la Loire-Inférieure, candidat au Sénat conservateur, ancien membre et président de la Chambre de commerce de Nantes, membre du Conseil du commerce près le ministère du CommerceMémoires du général d'Andigné, Volume 2, Plon, Nourrit et Cie, 1901, page 288., à la suite de la démission de Jean-Baptiste Bertrand-Geslin, le il est « nommé d'autorité et malgré sa volonté bien exprimée » maire de NantesBase Léonore Dossier de la Légion d'honneur LH/832/64 François Marie Bonaventure Dufou, folio 7. et est installé le suivantAlexandre Perthuis et S. de La Nicollière Teijeiro, Le Livre doré de l'Hôtel de Ville de Nantes avec les armoiries et les jetons des maires, Volume 2, 1873, page 67..
Au retour de Louis XVIII en 1814, le roi le confirme dans ses fonctions qu'il doit abandonner au retour de Napoléon de l'île d'Elbe.
Maire de Nantes : second mandat (1815-1816) Il reprend possession de la mairie le et donne sa démission au mois d'. Ce second mandat est marqué par la période assez courte de l'occupation prussienne à Nantes en Alain Croix dir., Nantais venus d'ailleurs, Histoire des étrangers à Nantes des origines à nos jours, Nantes-Histoire/Presses universitaires de Rennes, 2007, pages 140-142.. Dès le , le général ThielmannPeut-être Johann von Thielmann bien que l'Allgemeine Deutsche Biographie ne mentionne pas ce séjour. s'installe à Nantes pour préparer l'occupation. Il loge à l'hôtel de France, place Graslin, où une manifestation a lieu le soir même, principalement anti-royaliste. Les troupes arrivent le : environ hommes avec chevaux, qui doivent être hébergés par la population. Elles quittent Nantes le . Dans l'ensemble, les choses se passent bien, quelques incidents mis à part (pillage de jardins par des soldats, quelques rixes). En , le gouvernement prussien décore le maire ainsi que la supérieure de l'Hôtel-Dieu de l'ordre de l'Aigle rouge.
Carrière ultérieure En 1817, il dirige toujours sa société. Il emploie son cousin, Louis-François de Tollenare, qu'il envoie au Brésil pour ses affaires, mais la collaboration ne résiste pas à des divergences, notamment sur la traite des Noirs..
Il meurt à Nantes le , et est enterré au cimetière La Bouteillerie..
Titres et décorations Chevalier du Fou et de l'Empire Comte héréditaire par lettres patentes du Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle : titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830. Tome 2, 1902, pages 443-444. Chevalier de la Légion d’honneur le et officier le . Chevalier de l’Aigle rouge de troisième classe, par lettres du Roi de Prusse du , pour avoir veillé, avec sollicitude, a ce que les malades prussiens reçussent dans les hôpitaux les soins que réclame l’Humanité.
Hommages En 1836, son nom est donné à une rue de Nantes, près de l'église Saint-Félix. En 1963, en raison de la confusion possible avec la rue Dufour, la voie est rebaptisée rue Chanoine-Durville..
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Alexandre Perthuis et Stéphane de La Nicollière-Teijeiro, Le Livre doré de l’hôtel-de-ville de Nantes, Tome II, Imprimerie Grinsard, 1873, pages 69–71 et 73-74. Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle : titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830. Tome 2, 1902, pages 443-444.
Articles connexes Liste des maires de Nantes Histoire de Nantes
Liens externes
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