La phénazone est un analgésique et un antipyrétique.

Découverte

La phénazone, ou antipyrine, fut créée en 1883 par Ludwig Knorr comme substitut de la quinine (d'ailleurs Knorr rattacha de manière erronée l'antipyrine à la famille chimique de la quinine). Knorr soumit sa découverte au Pr Wilhelm Filehne de l'Université d'Erlangen, qui confirma ses propriétés antipyrétiques ; l'Antipyrine fut utilisée en thérapeutique dès 1884. Dès 1885, on remarqua son action antalgique dans les cas de rhumatisme articulaire aigu ; en 1887, le British Medical Journal rapportait son action apaisante sur les maux de tête. Sa renommée fut établie à la suite de son large usage lors de l'épidémie de grippe qui affecta l'Europe en 1889. Ce fut le premier médicament de synthèse (si l'on excepte le Kairin, dont elle découle, qui ne fut guère utilisé à cause de sa toxicité). L'Antipyrine connut un succès immédiat, notamment aux États-Unis. L’Antipyrine demeura le médicament le plus utilisé au monde jusqu'à ce que l'aspirine la détrône dans les premières années du vingtième siècle Pain and profits: the history of the headache and its remedies in America de Janice Rae McTavish. Knorr avait déposé un brevet sur l'Antipyrine - ce qui dérogeait aux usages de l'époque - et il avait négocié une licence à un modeste producteur de colorant, qui deviendra la firme Hoechst...

Un analogue structurel de la phénazone, l'amidopyrine, présente des propriétés antipyrétiques supérieures à la phénazone : Hoechst commercialisa le médicament Pyramidon de 1896 à 1934, date à laquelle il fut retiré du marché à la suite des cas de granulocytopénie dont il était la cause Walter Sneader ,Drug discovery: a history, .

Principaux sels ou dérivés Salicylate de phénazone, thymonucléate de phénazone, propyphénazone, phénazone iodée, gentisate de phénazone.

Classes Chimiques Pyrazole Pyrazolinone

Propriétés pharmacologiques Analgésique Antipyrétique Antiinflammatoire (AINS)

Mécanismes d'action Action analgésique périphérique et action antipyrétique de type aspirine. Inhibition de la synthèse des prostaglandines et de la libération de la bradykinine.

Effets secondaires Réaction allergique (allergie aux pyrazolones) Nausées Crises convulsives Agranulocytose Anémie hémolytique Érythème Urticaire Kératoconjonctivite Diminution de l'acuité visuelle Coloration brun-rouge de l'urine

Voies d'administration Orale Auriculaire

Notes et références

Catégorie:Analgésique Catégorie:Pyrazolone Catégorie:Composé phénylé