Domnall ou (Langues brittoniques : Dyfnwal; gaélique : Domnall, anglais: Donald) est un souverain du royaume de Strathclyde du début du .

Origine

Domnall ou Dyfnwall est souvent nommé Domnall mac Áeda (gaélique : Domhnall mac Aoidh) du fait d'une lecture de la Chronique des Rois d'Alba qui relève entre 908 et 916 : « moritui sunt in tempore huius Doneualdus rex Britonniorum et Dunevaldus filius Ede elig.  » Benjamin T. Hudson, "Elech and the Scots in Strathclyde", in Scottish Gaelic Studies, (Spring, 1988), 145.

Ce passage est habituellement interprété comme « Domnall, roi des Britons meurt et Domnall mac Áeda est élu ». Le terme crucial est le mot elig, habituellement considéré comme une abréviation de « eligitur » (i.e: élu) Marjorie Ogilvie Anderson, Kings and Kingship in Early Scotland, (Edinburgh, 1973), 251; Alan Orr Anderson, Early Sources of Scottish History: AD 500–1286, 2 Vols, (Edinburgh, 1922), vol. i., 445-6..

En 1988 Benjamin Hudson a contesté cette lecture et avancé l'argument que elig signifie en fait Aileach, comprenant que le passage se réfère à la mort de Domnall mac Áeda, Roi d'Ailech par ailleurs relevée dans une entrée des Annales d'Ulster en 915Benjamin Hudson, Op. cit., 143-477.Annales d'Ulster AC: 915.2..

Depuis le en passant par William Forbes Skene jusqu'à Alan Orr Anderson, Marjorie Ogilvie Anderson et même Alan MacQuarrie au , eligitur a été retenu comme l'interprétation habituelleC.f Dauvit Broun, "The Welsh Identity of the Kingdom of Strathclyde", in The Innes Review, Vol. 55, no. 2 (Autumn, 2004), 132-3, & notes ., et le passage est censé indiquer que Dyfnwal était le fils Áed, et un frère par ailleurs inconnu de (i.e: Causantín mac Áeda), que ce même Constantin aurait établi en Strathclyde en en faisant son Héritier présomptif ou Taniste selon le système développé par Alfred P. Smyth Alfred P. Smyth, Warlords and Holy Men, (Edinburgh, 1984), 222-223 et tableau généalogique n° 4 221; Alan Orr Anderson, op. cit., vol. i, 446, note n° 1..

Toutefois plus récemment Dauvit Broun suivi par Alex Woolf ont apporté leur soutien à la thèse de Benjamin Hudson, mais la communauté des historiens demeure encore très divisée sur ce sujetDauvit Broun, Op.cit. 127-135 & Alex Woolf from Pictland to Alba 789-1070 (Edinburgh 2007) 127 . est dans ce contexte sans doute le père et prédécesseur d'.

Notes

Article lié

Bibliographie Alan Orr Anderson, Early Sources of Scottish History: AD 500–1286, 2 Vols, (Edinburgh, 1922). Alan Orr Anderson, Scottish Annals from English Chroniclers: AD 500–1286, (London, 1908), republished, Marjorie Anderson (ed.) (Stamford, 1991). Marjorie Ogilvie Anderson, Kings and Kingship in Early Scotland, (Edinburgh, 1973). . Dauvit Broun, The Welsh Identity of the Kingdom of Strathclyde, in The Innes Review, Vol. 55, no. 2 (Autumn, 2004), 111–180. Benjamin T. Hudson, Elech and the Scots in Strathclyde, in Scottish Gaelic Studies, (Spring, 1988), 143–147. Alan MacQuarrie "The Kings of Strathclyde", in A. Grant & K.Stringer (eds.) Medieval Scotland: Crown, Lordship and Community, Essays Presen.ted to G.W.S. Barrow, (Edinburgh, 1993), pp. 1–19 et tableau généalogique 6. Alfred P. Smyth, Warlords and Holy Men (Edinburgh, 1984). Alex Woolf from Pictland to Alba 789-1070 (Edinburgh 2007). Tim Clarkson Strathclyde and the Anglos-Saxons in the Viking Age John Donald Edinburgh 2014 .

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