vignette|Danse giriama. Les Giriama (ou Giriyama, Giryama) sont une population d'Afrique de l'Est vivant dans la région côtière du Kenya. C'est l'une des neuf tribus qui constituent le grand groupe des Mijikenda James Stuart Olson, « Giriyama », in The Peoples of Africa: An Ethnohistorical Dictionary, Greenwood Publishing Group, 1996, p. 198-199 .

Population

Leur nombre était estimé à en 1979. 10 % d'entre eux étaient musulmans sunnites, les autres étant chrétiens ou animistes.

Les Giriama sont des agriculteurs qui produisent du riz, du maïs, du manioc et des noix de coco, ainsi que de l'huile de palme.

Leur société est patrilinéaire.

Dans les années 1913-1914, cette population a réagi, notamment sous l'égide d'une femme, Mekatilili wa Menza, à la mise en place d'une administration coloniale britannique.

Langue Ils parlent une langue bantoue, le giriama (ou kigiriama), et, minoritaires, se sentent souvent déconsidérés par les nombreux swahilophones qui les entourent au Kenya et en Tanzanie.

Arts : le kikangu Alors que la sculpture africaine est en général de petite tailleJacques Kerchache, Jean-Louis Paudrat, Lucien Stéphan et Françoise Stoullig-Marin, L'Art africain, Citadelles & Mazenod, Paris, 2008 (édition revue et augmentée), p. 338 , les Giriama du Kenya font partie des peuples qui produisent des œuvres de grandes dimensions, telles que les poteaux funéraires, connus sous le nom de kikangu ou vigango.

Chez eux chaque clan dispose de son propre lieu de culte, le kaya, qui abrite aussi les esprits des ancêtres et constitue un véritable centre de la vie politico-religieuseJ. Kerchache, op. cit., p. 571-572. À leur mort les notables du kaya ont droit à l'élévation d'un poteau protégé par une petite hutte et qui fait l'objet d'offrandes. Ces poteaux sculptés sont plats et divisés en plusieurs sections symétriques contenant des motifs variés, principalement des triangles et des losanges. Les têtes sont stylisées, ce ne sont jamais les portraits des défunts. Elles peuvent comporter yeux, nez, menton, parfois une bouche, mais rarement des oreilles. Leurs silhouettes longilignes et leur expression hautaine confèrent à ces poteaux dignité et solennité, empreintes de tristesse.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Cynthia Brantley, The Giriama and colonial resistance in Kenya, 1800-1920, University of California Press, Berkeley, 1981, 196 p. Arthur M. Champion, The Agiryama of Kenya, Royal Anthropological Institute, Londres, 1967, 56 p. Jacques Kerchache, Jean-Louis Paudrat, Lucien Stéphan et Françoise Stoullig-Marin, « Giryama », in L'Art africain, Citadelles & Mazenod, Paris, 2008 (édition revue et augmentée), p. 338 ; 457 ; 571-572 Janet McIntosh, The edge of Islam : power, personhood, and ethnoreligious boundaries on the Kenya Coast, Duke University Press, Durham, 2009, 325 p. Mortuary posts of the Giryama : the Friends of Bronx Community Art Gallery, New York City, april 28-may 20, 1978, Friends of Bronx Community Art Gallery, New York, 1978, 23 p. David Parkin, Sacred void : spatial images of work and ritual among the Giriama of Kenya, Cambridge University Press, Cambridge, 1991, 259 p. Ernie Wolfe (et al.), Vigango : the commemorative sculpture of the Mijikenda of Kenya, Williams College Museum of Art, Williamstown, Mass., 1986, 79 P.

Articles connexes Démographie du Kenya

Liens externes

Le kikangu (Metropolitan Museum of Art)

Catégorie:Groupe ethnique au Kenya