Les Malheurs d'Alfred est une comédie française réalisée par Pierre Richard, sortie le .

Synopsis Alfred Dhumonttyé, jeune architecte, est depuis son enfance un malchanceux chronique : tout ce qu’il entreprend rate lamentablement. Ses constructions ont une fâcheuse tendance à être détruites prématurément. Un soir, après que sa petite amie Pauline l'ait quitté pour devenir nonne, Alfred décide de se suicider en se jetant à l'eau dans un canal à Paris. Par une extraordinaire coïncidence, le même jour à la même heure, Agathe Bodard, une ravissante speakerine de télévision dépressive, se jette à l'eau au même endroit. Alfred et Agathe se sauvent mutuellement (et involontairement) de la noyade. Repêchés par la police, ils se retrouvent en garde à vue avec un exhibitionniste qui passait par là.

D'abord furieuse qu'il lui ait fait rater son suicide, la jeune femme héberge le malchanceux chez elle. Elle est l'assistante, ainsi que la maîtresse, de François Morel, présentateur vedette d'un jeu télévisé intitulé Paris contre Province, opposant une équipe parisienne à des équipes provinciales. Alfred, venu accompagner son voisin Kid Barrantin, boxeur déchu, passe les tests pour participer au jeu, et échoue. Mais l'ORTF a reçu des consignes du gouvernement pour truquer le jeu, afin de remonter le moral de la province exaspérée par l'arrogance des Parisiens. On retient donc les plus mauvais candidats, et on renvoie les bons. Alfred se retrouve, un peu par hasard, à la tête de l'équipe.

Au fur et à mesure de la tournée en province de l'équipe, un tendre sentiment naît entre Agathe et Alfred, que la malchance rassemble, sous le regard amusé des autres membres de l'équipe parisienne. L'amour donne des ailes, et Alfred fait accidentellement gagner tous les jeux à son équipe alors qu'elle était censée perdre contre la province, frôlant ainsi la crise budgétaire du pays. Sur ordre du président, Morel tente de se débarrasser d'Alfred, notamment en essayant de le droguer. Mais le présentateur ingurgite par inadvertance le produit stupéfiant et manifeste un comportement incontrôlable devant les caméras. Sous l'effet du stupéfiant, Morel révèle non seulement sa supercherie envers Alfred mais aussi qu'Agathe ne représente rien pour lui.

À la fin, l'équipe parisienne remporte le jeu et Morel est envoyé en pension de repos. De leur côté, après une énième tentative de suicide, Alfred et Agathe se révèlent enfin leurs sentiments réciproques.

Le film se termine par une séquence où Alfred et Agathe sont parents d'un petit garçon, aussi malchanceux que son père !

Fiche technique Titre : Les Malheurs d'Alfred ou Après la pluie… le mauvais temps Réalisation : Pierre Richard, assisté de Bernard Bolzinger Scénario : Pierre Richard, Yves Robert, André Ruellan et Roland Topor Conseiller technique : Marco Pico (sous le nom de Marco Picaud) Musique composée et dirigée par : Vladimir Cosma Décors : Théobald Meurisse Photographie : Jean Boffety Son : Roger Letellier Montage : Ghislaine Desjonquères Production : Alain Poiré et Yves Robert Sociétés de production : Gaumont et La Guéville Société de distribution : Gaumont Pays d'origine : Langue : français Genre : comédie Format : couleur - 1,66:1 - Mono - 35 mm Durée : 98 minutes Date de sortie : (France) Classification France : classé tous publics lors de sa sortie

Distribution

Pierre Richard : Alfred Dhumonttyé, architecte au chômage incroyablement malchanceux Anny Duperey : Agathe Bodard, speakerine, co-animatrice du jeu télé Pierre Mondy : François Morel, l'animateur vedette du jeu télé Jean Carmet : Paul, membre de l'équipe parisienne, se prenant pour un avocat Paul Préboist : le téléspectateur provincial Paul Le Person : le policier pointilleux à la déposition Mario David : Kid Barrantin, membre de l'équipe parisienne, boxeur Francis Lax : Boggy Pellot, membre de l'équipe parisienne, comédien bègue Yves Robert : le téléspectateur parisien Robert Dalban : Gustave, le chauffeur de Morel Daniel Laloux : la "grande perche", un membre de l'équipe parisienne Jean Saudray : un membre de l'équipe parisienne, expert en Schweitzer Yves Elliot : un membre de l'équipe parisienne, amateur de pâtisseries Marco Perrin : Orlandi, le manager de Kid Danielle Minazzoli : Pauline, la première amoureuse d'Alfred devenue religieuse (créditée Danou Valdrini) Jean Obé : le responsable des tests de sélection Jean Mermet : l'exhibitionniste Evelyne Buyle : Lucrèce, l'amie d'Agathe André Nader : Le barman parisien Georges Beller : le troisième téléspectateur parisien, au café Patrick Messe : le deuxième téléspectateur parisien, au café Charles Charras : un examinateur aux tests de sélection Reine Villers : Catherine Morel, la femme de l'animateur (créditée Ren Villers) Serge Berry : le directeur des tests de sélection Jean Rupert : le maître d'hôtel Claude Debord : un examinateur aux tests de sélection

Acteurs non crédités Régis Anders : un journaliste sportif au combat de boxe Stéphane Bouy : un cadreur Marcel Gassouk : le serveur de la cantine Adrien Cayla-Legrand : un juge-arbitre Yvonne Dany : une vieille dame sur le pont, témoin des tentatives de suicide Jacques Monod : la voix du président

Production Le tournage s'est déroulé à Senlis et à Barbery dans l'Oise et à Honfleur dans le Calvados. La scène où l'on voit Pauline (Danielle Minazzoli) en religieuse et pendant laquelle Alfred (Pierre Richard) tente de la faire revenir à la raison a été tournée dans le cloître de l'abbaye Saint-Vincent de Senlis (Oise).

Autour du film Le film passe la barre du million de spectateurs avec . Le jeu télévisé Paris contre Province est une claire imitation d'Intervilles. C'est un des rares films réalisé par Pierre Richard où il ne porte pas le prénom de Pierre. La scène où Alfred descend de la caravane en marche pour aller aux toilettes est censée se passer à minuit (heure qu'il précise à l'expert en  Schweitzer, en référence au film de 1952 Il est minuit, docteur Schweitzer d'André Haguet, lui même adapté d'une pièce de théâtre de Gilbert Cesbron), alors que les plans extérieurs montrent nettement une brume matinale (un tournage à minuit étant alors impossible du fait qu'il fasse trop noir). Pierre Richard, Jean Carmet, Paul Le Person et Jean Saudray s'étaient déjà rencontrés dans Alexandre le Bienheureux sous la direction d'Yves Robert. Ils vont ensuite se retrouver dans Le Grand Blond avec une chaussure noire du même Yves Robert ; Jean Obé sera également présent dans ce dernier film. Le rôle du comédien bègue est tenu par Francis Lax. Il renouvellera ses apparitions aux côtés de Pierre Richard dans Je sais rien, mais je dirai tout (1973) et dans Je suis timide mais je me soigne (1978). Mais il se spécialisera surtout dans le doublage, devenant entre autres les voix de Han Solo dans les films Star Wars ; Hutch dans Starsky et Hutch ; Thomas Magnum dans Magnum ; Fozzie, Scooter et puis Sam l'aigle dans Le Muppet Show ou encore les Schtroumpfs à lunettes et maladroit dans Les Schtroumpfs.

Notes et références

Liens externes

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