La mire du Nord ou pyramide Cassini est un monument servant de point de repère, située à Paris, dans le .

Localisation La mire se trouve dans le jardin de la résidence privée du moulin de la Galette, dans le pâté de maisons entouré par les 1-3, rue Girardon, les 77-81, rue Lepic et aux 1-5, avenue Junot.

Sa longitude donnée par l'exploitation de la carte IGN est de 2° 20' 11,5" E à ± 0,05" près (± 1 m) ; la longitude du méridien passant par le centre de l'Observatoire, donnée par l'IGN pour le point A des références géodésiques est de 2° 20' 11,4909" E à ± 2 mm près. L'écart de longitude est donc inférieur à 0,1" et compris dans l'intervalle d'incertitude donné par la carte IGN.

Histoire L'Observatoire de Paris a été placé à Port-Royal sur la recommandation de Claude Perrault.

Quelques années plus tard, l'Académie des sciences décida de mesurer la longueur de l'arc du méridien de Paris de l'extrémité nord à l'extrémité sud de la France. C'est l'abbé Jean Picard qui a été chargé de faire les mesures de Paris à Amiens. Le , l'abbé Jean Picard a planté un repère pour le méridien de Paris près du moulin Blute-Fin. C'était un simple poteau en bois indiquant la position de la « méridienne » tracée à partir de l'axe de l'Observatoire de Paris. Les travaux de mesure de la longueur de l'arc du méridien ont été poursuivis par Cassini puis par son fils Jacques Cassini.

En 1736, Jacques Cassini fait remplacer le poteau par un monument de de haut composé d'un parallélépipède surmonté d'une pyramide quadrangulaire portant à son sommet une fleur de lys. Le terrain est alors la propriété d'un « nommé Ménessier, meunier à Montmartre », et les travaux sont réalisés par le maître maçon Rondel. Cassini y fait placer une inscription :

Plus tard, rapporté par J.-B. Delambre, N.-L. de La Caille détermine, par seize observations, l'écart angulaire de la ligne Observatoire-Mire par rapport au méridien. Cet écart est de 12" vers l'orient, soit environ 0,33 m.. vignette|Photographie d'Edouard Desprez (1924) Sous la Révolution, une boule a remplacé la fleur de lys, puis en 1840 un fer de lance a été mise en place au sommet de la pyramide.

Dans le système de triangulation autour de Paris, outre la mire du Nord, les autres références étaient la tour de Montlhéry au sud, le clocher de Brie-Comte-Robert au sud-est, la tour de Montjoie et le clocher de Saint-Martin-du-Tertre au nord.

La mire du Nord a été classée au titre des monuments historiques par l'arrêté du ..

Selon Philip Freriks, ce lieu correspond au médaillon de l'Hommage à Arago réalisé par Jan Dibbets en 1994.

Galerie d'images

La Pyramide Cassini à Montmartre, dessin sur le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France.

Notes et références

Bibliographie Philip Freriks, De meridiaan van Parijs: een fascinerende zoektocht door de Franse hoofdstad, Schoorl, 2003 ( éd. 1995) ; trad. par Kim Andriga, Le Méridien de Paris. Une randonnée à travers l'histoire, Paris, EDP Sciences, 2009, , 126. Jacques Hillairet, Connaissance du Vieux Paris, 1969. Jean-Marc Léri, préf. Yvan Christ, postf. Clément Lépidis, Montmartre, Paris, Éditions Henri Veyrier, 1983, 91-93 . Charles Sellier (1844-1912), Bulletin de la Société des amis des monuments parisiens, Paris, 1890, 77-91 (en ligne). Charles Sellier, Curiosités historiques et pittoresques du vieux Montmartre, Paris, H. Champion, 1904, 123-129 (en ligne). Charles Sellier, Le Vieux Montmartre. Société d'histoire et d'archéologie du arrondissement, , Paris, , 190-193 (en ligne).

Voir aussi Articles connexes Méridien de Paris Mire du Sud Liste des monuments historiques du arrondissement de Paris Méridienne de Manchecourt Méridienne d'Orveau-Bellesauve

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