La Compagnie du Nord - Belge était la branche administrative belge de la grande compagnie ferroviaire française Compagnie des chemins de Fer du Nord, qui à partir de 1855 a exploité différents chemins de fer belges en Wallonie.
Elle est nationalisée durant la Seconde Guerre mondiale, un an avant l'expiration de sa concession d'exploitation.
Histoire Les premières concessions ferroviaires des lignes qui constitueront le futur réseau Nord-Belge furent d’abord adjugées à d’autres sociétés :
La concession, comprenant aussi la ligne Mons - Manage - Bascoup (actuelles lignes 118 et 183), adjugée le à la Société des chemins de fer de Namur à Liège et de Mons à Manage avec leurs extensions.. Une concession accordée le à la Compagnie du chemin de fer de Charleroi à la frontière de France pour un chemin de fer de Charleroi à la frontière française (Erquelinnes), le long de la Sambre.. L'obligation, pour la Société du Namur-Liège et Mons-Manage de réaliser un chemin de fer de Namur à Dinant et Givet (ligne 154) au cas où un chemin de fer menant à Givet était concédé en France.
Le rachat par le Nord Les compagnies exploitant ces concessions éprouvèrent souvent des difficultés financières.
À partir du , la compagnie, française, des Chemins de fer du Nord exploite la ligne de Charleroi à Erquelinnes après avoir signé un accord définitif de location, pour la durée de la concession, le avec la Compagnie du chemin de fer de Charleroi à la frontière de FranceR. Demeur, Chemins de fer du Nord, dans Les chemins de fer français en 1860 : Statuts des compagnies, notices historiques-situations financières avec une introduction, 1860 23 intégral (consulté le 7 avril 2012)..
La Compagnie des chemins de fer de Namur à Liège et de Mons à Manage trouva une solution en remettant à bail leur exploitation aux Chemins de fer du Nord le . Toutefois, l’État belge, soucieux de ne pas voir la ligne Mons - Manage et l'embranchement de Bascoup, tomber dans les mains du Nord français obtint la nationalisation de cette partie de la concession le . En échange, l’État belge participe à la hauteur de francs à la rente annuelle versée aux actionnaires de la compagnie concessionnaire ; l'autre part étant payée par les Chemins de fer du Nord..
Les actionnaires de la Société française ont été la famille "Rothschild". À cette époque, la révolution industrielle était en cours dans le nord de la France et la Wallonie et il y avait un grand besoin de bonnes liaisons ferroviaires des deux côtés de la frontière. En utilisant les chemins de fer belges, les zones industrielles de Mons, Charleroi et Liège étaient facilement accessibles.
Ces derniers obtiennent le . créent en 1856 la Compagnie des chemins de fer de Mons à Hautmont et de Saint-Ghislain.. Elle comprend la ligne Mons - Frameries - Quévy - Haumont (actuelle section de la ligne 96) et la ligne de Frameries à Saint-Ghislain (future ligne 102). En 1878, la ligne 102 est rétrocédée à l'Etat belge.
Nantis du droit de passage sur la ligne Charleroi - Namur des Chemins de fer de l'État belge ils obtinrent un délai pour réaliser la ligne de Namur à Givet, prévue par la concession de 1845. La construction de cette ligne prend fin en 1863. thumb|Ancienne voiture du Nord-Belge vignette|Matériel Nord Belge des 3 classes en 1860. La compagnie opérait les lignes suivantes : Hautmont (Aulnoye) - Mons : Ligne 96 Jeumont - Charleroi : Ligne 130A Givet - Dinant - Namur : Ligne 154 Namur - Liège : Ligne 125 (à Liège, la gare terminus était Longdoz)
La société avait également le droit de faire circuler des trains, moyennant un péage, sur la ligne Charleroi - Namur (Ligne 130). Cela permettait à l'entreprise de joindre Liège et Jeumont et de faire rouler des trains Paris - Cologne qui continuaient sur le réseau de l’État belge entre Liège et la frontière allemande.
Elle se rapprocha de la Compagnie de Chimay, ce qui lui permit de faire transiter ses trains entre Anor et la vallée de la Meuse.
De plus, la société a des intérêts dans le tramway et le transport régional. Elle était locataire sur le réseau des chemins de fer vicinaux près d’Andenne et avait des intérêts dans le tramway de Namur. Les intérêts ont été regroupés dans la filiale "Mosane".
La compagnie avait un style distinctif de ses propres stations et matériel. Les locomotives ont été identifiées par les mots « Nord - Belge », et les chiffres étaient en laiton ou étaient peints en blanc.
Reprise par la SNCB
Matériel roulant
vignette|Voiture N (Nord-Belge) de troisième classe avec compartiment à bagages du CFV3V. Sauf exception, les locomotives, voitures et wagons de la Compagnie du Nord - Belge étaient identiques aux modèles employés en France par les Chemins de fer du Nord. Ce matériel était cependant construit en Belgique, par des constructeurs privés ou aux ateliers de Saint-Martin, près de la gare de Marchienne-Zone. Une petite partie du matériel, notamment des locomotives de disposition 220 et 220T, a été transférée en Belgique après plusieurs années de service en France.
Après la reprise du Nord-Belge par la SNCB, le matériel moteur et le matériel remorqué fut ré-immatriculé et continua sa carrière, y compris sur d'autres lignes en dehors du réseau Nord - Belge.
Préservation
Trois voitures type N sont préservées par le Chemin de fer à vapeur des trois vallées et une voiture de ce type est préservée à Kalterherberg.
Une 040T Wurtembergeoise cédée au Nord - Belge après la Première Guerre mondiale a été revendue à un musée allemand.
La MF72, une ancienne 040 T « Petit-château » du Nord - Belge, construite en 1859 et revendue au charbonnage de Monceau Fontaine en 1934 est préservée par le Chemin de fer à vapeur Termonde - Puurs.
Gares et bâtiments
Un grand nombre de gares construites par le Nord - Belge a survécu. Celle d'Andenne a été détruite lors de la Première Guerre mondiale
Les Chemins de fer du Nord remplacèrent tous les bâtiments de gare hérités des anciennes compagnies reprises entre les années 1850 et les années 1890. Les gares intermédiaires construites sur le réseau Nord - Belge, ainsi que les gares frontalières de Quévy et Erquelinnes sont une copie parfaite de celles construites en France par la Compagnie des Chemins de fer du Nord ; certaines gares plus grandes comme Dinant (démolie) et Heer-Agimont s'écartent légèrement de ces modèles.
Les grandes gares de Huy et de Liège-Longdoz (toutes deux démolies) sont des bâtiments uniques, inspirés du style de la compagnie ou de bâtiments existants (celui de Huy ressemble, en plus petit, à celui de Roubaix) ; celles de Frameries (démolie) et de Flémalle-Haute (menacée par une défiguration) s’inspirent quant à elles de modèles qui existent en France, mais y sont assez rares.
À proximité des ateliers de Saint-Martin se trouvait une cité pour le personnel du chemin de fer et des ateliers, actuelle Cité du N. Les maisons reprennent le style architectural des gares du Nord - Belge et un bâtiment rue du N reprend trait pour trait le plan des petites gares Nord - Belge.
Notes et références
Bibliographie
André Dagant, La compagnie du Nord-Belge et ses locomotives, éditions PFT, 2009 (extrait) . .
Voir aussi
Articles connexes Compagnie des chemins de fer du Nord (France) Histoire des chemins de fer belges Transport ferroviaire en Belgique
Liens externes site www.bomel.namur.be Compagnie du Nord: https://cnum.cnam.fr/pgi/fpage.php?4KY28.82/13/100/669/5/658
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