La rue des Poissonniers est une voie du de Paris, en France.

Situation et accès La rue des Poissonniers est orientée globalement nord-sud, dans le de Paris. Elle débute au sud au niveau du 26, boulevard Barbès et se termine au nord sur le boulevard Ney. La rue est située à proximité des voies de la gare du Nord.

Outre les boulevards Barbès et Ney, la rue des Poissonniers est rejointe ou traversée par plusieurs rues ; du nord au sud :

Ouest Est : rue Belliard 133-135 : rue Boinod et rue Championnet 120-122 : rue Madeleine-Rebérioux 119-121 : rue des Amiraux 114-116 : rue René-Clair 113-117 : rue Gaston-Auguet 107-107 bis : rue du Simplon 99 bis-101 : rue Émile-Chaine 97-99 : rue du Nord Allée d'Andrézieux 71-73 : rue des Portes-Blanches 67-69 et 76-78 : rue Ordener 61-63 et 66-68 : rue Marcadet 61 : rue Labat 54-56 : rue Pierre-Budin 46-48 : rue d'Oran 33 bis-35 et 38-40 : rue Doudeauville 33 bis : rue Poulet 32-34 : rue de Panama 24-26 : rue de Suez 21-23 : rue Dejean 13-15 et 16-18 : rue Myrha 10-14 : rue Richomme 8-10 : rue Polonceau

Le sud de la rue comprend essentiellement des bâtiments d'habitation datant des années 1900 avec des échoppes aux rez-de-chaussée.

En revanche, le nord de la rue a été massivement transformé par des rénovations du bâti ancien ; la rue a été élargie et les immeubles d'habitation ont été remplacés par des constructions ou espaces moins homogènes comprenant notamment des espaces commerciaux et des jardins publics.

Plus au nord, de l'autre côté du boulevard Ney, la rue est prolongée par l'avenue de la Porte-des-Poissonniers, conduisant à la porte des Poissonniers et à la limite de Paris, entre Saint-Ouen et Saint-Denis.

Origine du nom La voie tire son nom du fait qu'elle est un élément du chemin des Poissonniers, route reliant le nord de la France et les Halles de Paris empruntée par les marchands de poissons.

Historique La rue fait partie à l'origine des communes de La Chapelle et de Montmartre. Ces communes sont absorbées par Paris en 1860.

Lors de la création du boulevard Barbès en 1867, le sud de la rue des Poissonniers est incorporé à ce nouvel axe ; de ce fait, la rue n'est plus directement connectée à la rue du Faubourg-Poissonnière.

Le 7 août 1918, durant la Première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose au rue des Poissonniers.

Au se trouve le premier supermarché participatif autogéré de France, la Louve, ouvert en 2017..

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Collège Georges Clemenceau. : à l’arrière de l’immeuble sur rue, ancien lavoir reconverti en logements.. Entre la rue de la Goutte-d'Or et la rue Polonceau, au , des spéculateurs exploitent une nitrière artificielle pour les besoins de la Régie spéciale des poudres et des explosifs. Selon Émile de La Bédollière, c’est l’origine du développement industriel de Clignancourt. : à l’angle avec la rue Marcadet, un bas-relief représente l’Enfant Jésus sur le bras de la Vierge. L’Enfant joue avec une grappe de raisin, rappelant le passé viticole de La Chapelle. : jardin Jane-Vialle.

Dans la littérature Jules de Goncourt et Edmond de Goncourt, Germinie Lacerteux, (1864), évoque la rue et le quartier. Émile Zola, L'assommoir (1877), l'histoire de Gervaise et ses compagnons s'inscrit dans le quartier et dans cette rue. Francis Carco, La Rue, (1930), le café (aujourd’hui disparu) Au bon dieu de Saint-Flour, au , sert de cadre au roman. Eugène Dabit, Faubourgs de Paris, (1933), relate ses souvenirs d’enfance.

Références

Voir aussi Bibliographie .

Articles connexes Liste des voies du 18e arrondissement de Paris Liste des voies parisiennes par longueur

Odonymes et toponymes similaires à Paris

Lien externe Rue des Poissonniers (mairie de Paris).

Catégorie:Rue dans le 18e arrondissement de Paris Catégorie:Voie de l'ancienne commune de La Chapelle