Pierre Bretegnier est un homme politique local de Nouvelle-Calédonie, né le à Port-Lyautey (aujourd'hui Kénitra), au Maroc. Il y vit jusqu'en 1956, année où ses parents quittent le Maroc devenu indépendant pour s’installer en Nouvelle-Calédonie, son père ayant trouvé du travail sur le chantier du barrage de Yaté. Il effectue toute sa scolarité à l’école du Sacré-Cœur à Nouméa.
Fonctionnaire territorial
Diplômé de l'institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, il est reçu en au concours direct ouvert les 18, 19 et pour les recrutements de chefs d'administration stagiaires du cadre territorial d'administration générale. Il effectue à cette époque son service national au titre de l'aide technique Décision n° 1954 du 1er octobre 1975 portant désignation et nomination des candidats reçus au concours direct ouvert les 18, 19 et 20 juin 1975 pour le recrutement de chefs d'administration stagiaires du cadre territorial d'administration générale, JONC n° 5784, 10/10/1975, p. 943, jusqu'en . Ensuite, à compter du , il est nommé chef d'administration stagiaire mis à disposition du président de l'Assemblée territoriale, et donc du secrétariat général de cette institution pour son stage Décision n° 699 du 29 mars 1976 portant nomination d'un candidat reçu au concours direct pour le recrutement de chefs d'administration stagiaires, JONC n°5816, 02/04/1976, p. 436-437. Il est d'ailleurs secrétaire général par intérim de l'Assemblée, en remplacement d'Albert Etuvé, en juin-juillet 1976 Décision n° 1368 du 30 juin 1976 portant nomination du secrétaire général par intérim de l'Assemblée Territoriale, JONC n°5832, 09/07/1976, p. 736 et du au Décision n° 131 du 21 janvier 1977 portant nomination d'un chef d'administration stagiaire du cadre territorial d'Administration Générale en qualité de secrétaire général de l’Assemblée Territorial par intérim, JONC n°5863, 28/01/1977, p. 119 Arrêté n° 77-104/CG du 7 mars 1977 relatif à la reprise de fonctions d'un chef d'administration principal de 1ere classe 1ere échelon du cadre territorial d'administration générale, JONC n°5869, 11/03/1977, p. 253.
Il est titularisé chef d'administration principal de , , à compter du Décision n° 1162 du 13 juin 1977 portant titularisation de cinq chefs d'administration stagiaires du cadre territorial d’Administration Générale, JONC n°5885, 17/06/1977, p. 561. Il effectue ensuite un stage d'un an à l'École nationale des impôts de Clermont-Ferrand à partir du Décision n° 1604 du 12 août 1977 mettant en route sur la métropole un chef d'administration pour y effectuer un stage de formation professionnelle, JONC n°5896, 26/08/1977, p. 850-851. Cela lui permet d'obtenir une bonification d'ancienneté, et passe ainsi au en Décision n° 2502 du 17 octobre 1979 accordant une bonification d'ancienneté au titre de stages de formation professionnelle effectués en métropole à deux chefs d'administration du cadre territorial d'administration générale, JONC n°6020, 29/10/1979, p. 1209. Il prend sa retraite le Arrêté n° 2001-4414/GNC-Pr du 15 octobre 2001 admettant M. Bretegnier Pierre, chef d'administration du cadre territorial d'administration générale de la Nouvelle-Calédonie, à faire valoir ses droits à la retraite, JONC n°7584, 23/10/2001, p. 5380.
Anti-indépendantiste
Un des principaux collaborateurs du RPCR
Il est ensuite chargé de mission auprès du conseiller de gouvernement chargé du Budget et de la Fonction publique, qui n'est autre qu'Albert Etuvé, du au Décision n° 2450 du 19 août 1980 affectant un Chef d'Administration du Cadre Territorial d'Administration Générale au Secrétariat du Conseil de Gouvernement, JONC n°6067, 01/09/1980, p. 1016-1017. Il fait d'ores et déjà partie du principal mouvement anti-indépendantiste du Territoire, le Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR) du député Jacques Lafleur. Après l'arrivée au pouvoir en 1982 du Front indépendantiste (FI) de Jean-Marie Tjibaou à la faveur d'un renversement d'alliance de la part du parti centriste et autonomiste de la Fédération pour une nouvelle société calédonienne (FNSC), Pierre Bretegnier avant d’être nommé à la Direction du Commerce et des Prix à compter du Décision n° 3656 du 29 décembre 1982 mettant un chef d'administration principal du cadre territorial d'administration générale à la disposition du directeur du Commerce et des Prix, JONC n°6199, 10/01/1983, p. 67 est mis à la disposition du secrétaire général du Territoire Décision n° 1755 du 9 juillet 1982 réintégrant dans ses fonctions un chef d'administration principal du Cadre Territorial d'Administration Générale, JONC n°6173, 19/07/1982, p. 1146,qui n’est autre qu’Alain Chrisnatch, (qu’il va ensuite rencontrer à plusieurs reprises : pendant les négociations des Accords Matignon-Oudinot, lorsqu’en tant que Vice Président de la Province Sud il fait partie du comité consultatif que Monsieur Alain Christnatch préside en sa qualité de Haut-Commissaire, pendant les négociations où il fait partie de la délégation du Rassemblement (Simon Loueckhote a rappelé en séance publique du Congrès du http://ged.congres.nc:8000/DWWebClient1/(X(1)S(nt5lbyrmplsgoonicpgh5jvw))/ViewerWindow.ashx?WebpartKey=Viewer_Viewer_13925&v=1; Compte rendu intégral des débats () du mercredi 28/12/2011- p 72 qu’il avait obtenu dans la rédaction du préambule que soit ajouté après la phrase initialement prévue « le moment est venu de reconnaitre les ombres de la période coloniale », le membre de phrase « même si elle ne fut pas dépourvue de lumière »), puis lors de deux conférences : la première lors d’un colloque « La Nouvelle-Calédonie, vingt années de concorde : 1988-2008 » organisé par le réseau Asie-Imasie du CNRS, les 25 et http://www.reseau-asie.com/article/journees-d-etudes/la-nouvelle-caledonie-vingt-annees-de-concorde-1988-2008/; Ouvrage : « La Nouvelle-Calédonie, vingt années de concorde : 1988-2008 » Collectif, sous la direction de Jean-Marc REGNAULT, avec la collaboration de Viviane FAYAUD, editeur Société Française d'Histoire d'Outre-Mer, pages 226, à la Mairie de Paris et au Sénat, où Pierre Bretegnier est intervenu. D’une part, afin de rappeler le positionnement historique du Rassemblement en faveur de la Nouvelle-Calédonie française pour rester une force incontournable face aux indépendantistes et à l’État. D’autre part pour exprimer le fait qu’avec l’accord de Nouméa les provinces ne sont plus au centre du dispositif institutionnel ce qui risque de porter atteinte au principe du partage des pouvoirs inscrit dans les accords de Matignon. La seconde lors du colloque international « Destin des collectivités politique d’Océanie »organisé à Nouméa du 7 au « Destin des collectivités politique d’Océanie –Volume 1- Théorie et pratique. » et «Destin des collectivités politique d’Océanie –Volume 2- Singularité » , édition PUAM 2011, collection Droit d’Outre Mer. où il a exprimé notamment que « dans toutes les communautés de la Nouvelle-Calédonie chacun ressent bien que l’émancipation en cours ne pourra se faire paisiblement sans la garantie du maintien du pouvoir d’arbitrage et de protection par la puissance tutélaire. »)
Après le déclenchement des « Événements » (violents affrontements entre partisans et opposants à l'indépendance entre 1984 et 1988), et la prise de contrôle à nouveau des institutions officielles par le RPCR, Pierre Bretegnier est affecté à partir du au secrétariat général du gouvernement du Territoire, en tant que directeur de cabinet du ministre de l'Économie, des Finances et des Affaires intérieures Pierre Frogier Arrêté n° 84-005/CM du 28 novembre 1984 portant désignation du Directeur du Cabinet du Ministre de l'Economie, des Finances et des Affaires Intérieures, JONC n°6324, 11/12/1984, p. 2103. Ensuite, le , il est nommé secrétaire général de la Région Sud, présidée successivement par Jean Lèques puis Pierre Frogier, jusqu'au Arrêté n° 2/RS/P du 26 décembre 1985 nommant le Secrétaire Général de la Région Sud, JONC n°6400, 28/01/1986, p. 158 Arrêté n° 06-88/PRS du 2 juin 1988 nommant le Secrétaire Général par intérim de la Région Sud, JONC n°6562, 21/06/1988, p. 1020. Au lendemain de cette date, il devient directeur de cabinet du président du Conseil exécutif, le sénateur Dick Ukeiwé Arrêté n° 88-81/CE du 5 mai 1988 relatif à la nomination du Directeur de Cabinet de la Présidence du Conseil Exécutif de la Nouvelle-Calédonie, JONC n°6560, 07/06/1988, p. 939. À ce titre, il participe aux négociations et est l'un des signataires des accords de Matignon-Oudinot des et passés entre pro et anti-indépendantistes afin de ramener la paix civile après quatre années de violences. C'est à partir de cette date que commence sa carrière élective Accords de Matignon-Oudinot de 1988, site officiel du Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie.
Un des lieutenants de Jacques Lafleur
Pierre Bretegnier est élu pour la première fois à l'Assemblée de la Province Sud et au Congrès lors des élections du , en sur la liste menée par Jacques Lafleur qui obtient 53,2 % des voix et 21 sièges sur 32 Arrêté n° 1208 du 24 mai 1989 fixant les listes de candidats aux élections des membres des assemblées de province et du Congrès dont la déclaration collective de candidatures a été définitivement enregistrée, JONC n°6632, 27/05/1989, p. 1172 Résultats des élections aux assemblées de province et au Congrès du 11 juin 1989, JONC n°6638, 27/06/1989, p. 1425-1426. Il est réélu le 9 juillet 1995 ( également, 47,12 % et 18 élus pour le RPCR dans le Sud) Arrêté n° 910 du 23 juin 1995 fixant les listes de candidats aux élections des Assemblées de province du 9 juillet 1995, JONC n°7073, 23/06/1995, p. 1714 Élections aux assemblées de province du 9 juillet 1995, JONC n°7080, 12/07/1995, p. 2028-2029, le 9 mai 1999 ( de la liste Lafleur qui recueille 51,06 % des suffrages et 25 élus sur 40 à l'Assemblée provinciale, dont 20 sur les 32 envoyés également au Congrès) Arrêté n° 708 du 23 avril 1999 fixant l'état des listes de candidats à l'élection des membres du Congrès et des Assemblées de Province du 9 mai 1999, JONC n°7370, 24/04/1999, p. 1672 Publication des résultats de l'élection des membres du Congrès et des Assemblées de Province du 9 mai 1999, JONC n°7 377,, p. 2023 et le 9 mai 2004 ( à nouveau, 31,19 %, 16 élus provinciaux dont 13 au Congrès)Arrêté n° 395 du 22 avril 2004 fixant l'état des listes de candidats à l'élection des membres du congrès et des assemblées de province du 9 mai 2004, JONC n° 7779, 24/04/2004, p. 2322 « Publication des résultats de l'élection des membres du Congrès et des Assemblées de Province du 9 mai 2004 », Journal officiel de la Nouvelle-Calédonie, 12/05/2004.
Pierre Bretegnier est le de l'Assemblée de la Province Sud, secondant ainsi Jacques Lafleur, du au et du au , puis du au et du au . Il est également pendant ces quinze ans délégataire de la compétence d'ordonnateur du budget Arrêté n° 06-89/PPS du 7 août 1989 portant délégation de signature au Deuxième Vice-Président, JONC n°6648, 16/08/1989, p. 1751 Arrêté n° 943-96/PS du 11 juillet 1996 portant délégation de signature au Premier Vice-Président de l'Assemblée de la Province Sud, JONC n°7157, 16/07/1996, p. 2697 Arrêté n° 666-99/PS du 17 mai 1999 portant délégation de signature au deuxième vice-président de l’assemblée de la province Sud, JONC n°7378, 15/05/1999, p. 2027 Arrêté n° 479-2001/PS du 6 avril 2001 portant délégation de signature au premier vice-président de l'assemblée de la province sud, JONC n°7540, 10/04/2001, p. 1816. De plus, il est le vice-président de la commission de la législation et de la réglementation économiques et fiscales du Congrès du au .