Violettes impériales est une opérette filmée franco-espagnole, réalisée par Richard Pottier, sortie dans les salles françaises en 1952. L'opérette a été jouée auparavant au théâtre Mogador, avec dans les deux rôles principaux Marcel Merkes et Paulette Merval.

Synopsis Vers 1850, alors que la belle Eugénie de Montijo passe dans le quartier gitan du Sacromonte à Grenade avec sa mère, elle fait la connaissance de Violetta, belle danseuse et vendeuse de violettes qui vit dans ce quartier. Violetta lui prédit, en lisant les lignes de la main d'Eugénie, une véritable couronne.

Juan de Ayala est un jeune noble volage, cousin d’Eugénie, qui tombe sous le charme de Violetta alors qu’il la voit danser dans une taverne. Cette dernière tombe amoureuse de Juan mais se refuse à lui.

Influencée par les paroles de Violetta, Eugénie décide de faire un voyage en France avec sa mère et comme chaperon Juan. Tous se retrouvent à Paris, attendant du nouvel empereur Napoléon III une invitation au premier bal impérial, invitation qui finit par arriver.

Cependant les malles des deux femmes ont été égarées lors du voyage. Eugénie n’a pas de robe pour se rendre à l’invitation qui a lieu le lendemain dimanche. Juan décide alors de faire faire une robe magnifique par des couturières de Paris en repos dominical, réunies dans une guinguette de la Marne pour fêter le dix-huitième anniversaire de l’une d’elles. Ainsi, Eugénie se retrouve au bal avec la plus belle robe de la soirée. Elle rencontre l’Empereur Napoléon III, qui tombe amoureux d’elle mais aussi de Pierrefeu qui appartient à un groupe de conspirateurs.

Eugénie devient impératrice et fait venir Violetta auprès d’elle comme dame de compagnie. C’est là que Juan et Violetta se retrouvent mais leurs relations sont assez tendues, Juan souhaitant une aventure alors que Violetta espère le grand amour.

de Pierrefeu qui déteste Eugénie décide de la compromettre lors d’une partie de chasse, mais son piège se retourne contre elle. Désavouée par l’Empereur, elle décide avec ses complices de tuer Eugénie. Violetta surprend la conspiration et n’arrivant pas à empêcher Eugénie d’aller à une inauguration, prend sa place dans la calèche. Violetta est blessée grièvement lors de l’explosion de la bombe placée sur la route qui devait la conduire sur le lieu de l’inauguration, et Juan, touché par ce geste, tombe enfin amoureux d'elle.

Violetta, guérie, décide cependant de retourner à Grenade. Juan l’y rejoint. Les deux jeunes gens finissent par se marier.

Remarques

La référence à la dynastie Bonaparte est complexe. Si la chanson Il n'y a plus de Pyrénées fait bien allusion au couple de Napoléon III et d'Eugénie, le refrain de Si tu voyais son visage ne peut renvoyer qu'à Napoléon . « Maman, si tu la voyais » ne peut pas être rapporté à la mère du neveu, Hortense de Beauharnais, morte seize ans avant le mariage de son fils alors qu'il n'était pas empereur. En revanche, il sied parfaitement à la « maman » de l'oncle, Letizia, et aux rapports étroits qu'entretenaient l'Empereur et sa mère.

Fiche technique Réalisation : Richard Pottier, assisté de Gérard Ducaux-Rupp et Jean Valère Scénario : Henri Roussell, Marc-Gilbert Sauvajon Adaptation : Jesús María de Arozamena Décors : Leon Barrasq Costumes : Marcel Escoffier Photographie : Cesar Fraile, Christian Matras Son : Antoine Petitjean et Fernand Janisse Montage : Christian Gaudin, Gaby Penalba Musique : Francis Lopez Distributeur : CCFC Société de Production : Les films Modernes (France) , Productions Émile Natan (France) et Producciones Benito Perojo (Espagne) Direction de la production : Cesareo Gonzales, Emile Natan Pays de production : , Réalisé en Gevacolor dont les couleurs ont viré, le film n'existe plus à ce jour qu'en noir et blanc (on trouve en Blu-ray la version espagnole en couleurs) Format : 35 mm - ratio : 1,37:1 Genre : Film musical et comédie dramatique Durée : 108 minutes Dates de sortie : France : Belgique : Affiche : Jean Mascii (France)

Distribution Luis Mariano (VF : Lui-même) : Juan de Ayala y Torreblanca Carmen Sevilla (VF : Jacqueline Ferrière) : Violetta Cortès Heredia Simone Valère (VF : Elle-même) : L'impératrice Eugénie de Montijo Marie Sabouret (VF : Elle-même) : Madame de Pierrefeu Colette Régis (VF : Elle-même) : Madame de Montijo Louis Arbessier (VF : Lui-même) : L'empereur Napoléon III Micheline Francey (VF : Elle-même) : Clotilde Maria Riquelme (VF : ?) : Anaïs Raymond Girard (VF : Lui-même) : Prosper Mérimée Non crédités Rafael Arcos (VF : Michel Gudin) : Felipe

Airs célèbres L'amour est un bouquet de violettesL'amour est un bouquet de violettes, chanté en 1966 par Luis Mariano, sur le site de l'INA.

Notes et références

Liens externes

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