vignette|Action de la Compagnie des tramways de l'Est parisien. vignette|Tramways à Noisy-le-Sec. vignette|Tramways à Saint-Maur-des-Fossés.
La Compagnie des tramways de l'Est parisien (TEP ou EP) exploitait entre 1900 et 1921 un réseau de tramways électriques à l'Est de Paris. Histoire La compagnie EP émane de la fusionBulletin des lois de la République française, premier semestre de 1901, 1011, sur gallica.bnf.fr, consulté le 12 novembre 2011. le . de la Compagnie des tramways de Saint-Maur-des-Fossés et extensions qui exploitait deux lignes (Saint Maur - Vincennes et Joinville - Champigny), de la Compagnie du Tramway de Romainville et ultérieurement du Tramway du Raincy à Montfermeil. Le siège de la compagnie est fixé au 12 rue Halévy à Paris.
La compagnie EP hérite de la concession des lignes suivantes : Noisy-le-Sec à Paris (Opéra) ; Fontenay-sous-Bois à Paris (République) ; Le Raincy à Paris (République) ; Bondy à Paris (Place Saint-Michel) ; Bonneuil à Paris (Place de la Concorde).
Elle développe un réseau dans l'Est parisien et sera absorbée en 1921 par la Société des transports en commun de la région parisienne. Les lignes portent les numéros 95 à 112. vignette|none|Tramway de la ligne 10 (Porte de Vincennes – Champigny-gare) sur le pont de Joinville, motrice de type 500.
Lignes vignette|Motrices de la compagnie EP sur la place de la République, un type C à droite et un type « été » ouvert sur la gauche. vignette|Tramway de la ligne 1 ou de la ligne 2 à Romainville. 1 Opéra – Gargan – Pavillons-sous-Bois (successeur de l'ancien Tramway de Romainville) 1 bis Opéra – Montreuil (La Boissière) 2 Opéra – Montreuil (Solidarité) 2 bis Opéra – Bagnolet 4 Les Halles – Pantin – Bobigny 5 Les Halles – Bagnolet 6 bis Bastille – Romainville 7 Pont de la Concorde – Bonneuil 7 bis Pont de la Concorde – Alfortville 7 ter Pont de la Concorde – Vitry-sur-Seine 8 Porte de Vincennes – Montreuil – Pantin 10 Porte de Vincennes – Champigny (gare) 11 Porte de Vincennes – Champigny (ville) 12 Porte de Vincennes – La Varenne 13 Créteil – Gare de Saint-Maur-des-Fossés – Charenton 14 Le Raincy – Montfermeil
Le , les lignes sont absorbées par la STCRP et deviennent : 95 (ex-1), 96 (ex-1 bis), 97 (ex-2), 98 (ex-2 bis), 99 (ex-4), 100 (ex-5), 101 (ex-6 bis), 103 (ex-7), 104 (ex-7 bis), 105 (ex-7 ter), 107 (ex-8), 108 (ex-10), 109 (ex-11), 110a et 110b (ex-12), 111 (ex-13), 112 (ex-14).
Infrastructure vignette|upright|Billets de l'Est Parisien.
La voie La voie était à écartement normal, électrifiée par courant continu avec deux systèmes d'alimentation : ligne électrique aérienne, avec captage par perche trolley ; alimentation par plots superficiel, avec captage par frotteur système Diatto..
En effet, la compagnie EP, n'ayant pas reçu l'autorisation d'électrifier par fil aérien les voies situées dans Paris, utilisa ce système d'alimentation par plots superficiels conçu par l'ingénieur italien Alfredo Diatto.
Alimentation électrique vignette|gauche|La salle des dynamos de l'usine de production d'électricité de la compagnie.
Les tramways nécessitaient d'importantes quantités d'énergie. En 1917, la compagnie consommait Jean Robert, op. cit. en bibliographie, page 283.
À cette époque, il n'existait pas de réseau national de distribution de l'énergie, et les entreprises de tramway devaient souvent s'équiper de centrales électriques. Celle de l'EP fut construite à Vitry-sur-Seine, en bordure de Seine, et produisait du courant triphasé sous , qu'elle transmettait à huit sous-stations, situées quai de la Tournelle, avenue de la République, aux dépôts des Lilas et de Saint-Maur, au Raincy, à Vincennes, à Vitry-sur-Seine et au Kremlin-BicêtreJean Robert, op. cit. en bibliographie, page 281.
L'usine était édifiée sur un vaste terrain de trente hectares et était organisée en deux bâtiments d'une longueur de 90,50 m. L'un d'eux avait 23 m de largeur et l'autre 15 m. Les 21 chaudières de de surface de chauffe, de type tubulaire à 2 bouilleurs et 3 parcours de flamme, timbrées à , étaient installées dans le bâtiment le plus proche de la Seine.
L'autre bâtiment abritait sept machines à vapeur de , entraînant autant d'alternateurs à courant triphasé sous et d'une puissance de ..
Cette usine, mise en service en , permit la suppression de l'usine des lilas et de celle du tramway du Raincy à Montfermeil, situé au dépôt de la ligne, à Montfermeil.
La compagnie EP, n'ayant pas reçu l'autorisation d'électrifier par fil aérien les voies situées dans Paris, utilisa le système d'alimentation par plots superficiels Diatto.
Les dépôts L'EP avait trois dépôts : à Saint-Maur-des-Fossés, rue Saint-Honoré, provenant des Tramways de Saint-Maur ; aux Lilas, rue Floréal, qui fut le dépôt le plus important de la région parisienne, avec 52 voies pouvant accueillir 260 voitures, et comprenait également un atelier d'entretien ; au Raincy, 26-44 avenue ThiersJean Robert, op. cit. en bibliographie, pages 306-309..
Matériel roulant
Notes et références Références
Voir aussi
Plan d'une motrice C, sur cnum.cnam.fr (Conservatoire numérique des Arts et Métiers) Articles connexes Tramway Tramway d'Île-de-France
Bibliographie
Catégorie:Ancienne compagnie de tramway en France Catégorie:Ancien tramway de Paris