L’Homme à l’étui (en ) est une nouvelle d’Anton Tchekhov parue en 1898.
Historique L’Homme à l’étui est initialement publiée dans la revue russe La Pensée russe, numéro 7, de 1898.. Cette nouvelle précède De l'amour et Les Groseilliers, avec lesquelles elle forme ce qu'on appelle ..
Personnages Bourkine, le narrateur, professeur au lycée Ivan Ivanitch Tchimcha-Himalaïski, le compagnon du narrateur. Bélikov, professeur, la quarantaine, l’homme à l’étui Kovalenko, professeur, Ukrainien Varia Kovalenko, la trentaine, sœur du précédent
Résumé Ivan Bourkine raconte à son ami Ivan Ivanytch l’histoire tragique de Belikov, professeur de grec ancien dans sa ville. C’était un original qui sortait été comme hiver avec un gros pardessus et un parapluie. Tout chez lui était dans un étui, protégé. Il obéissait à toutes les interdictions et recommandations, ne supportait pas la nouveauté et son autorité morale influençait les professeurs, le proviseur, les autorités religieuses et jusqu’aux dames de la bonne société. Bien que Bourkine — qui est à la fois le narrateur et un ancien colocataire de Bélikov — soit dépeint comme un homme au regard critique sur son milieu, ce milieu lui-même (la vie des professeurs de lycée) n'est nullement présenté sous un jour satirique ; au contraire, ces gens étaient tous des personnes réfléchies et profondément respectables, élevées dans la lecture de Tourgueniev et de Chtchedrine.
Le professeur Kovalenko et sa sœur Varenka ne sont en rien exclus de ce milieu provincial. Varenka est une demoiselle dans la trentaine qui aspirait depuis un moment à « un petit chez-soi » et que, « si l'on tenait compte de son âge, elle n'était plus en position de faire la difficile ; il était temps d'épouser le premier venu, fût-ce un professeur de grec ». Quant au frère, on sait seulement que l'école l'ennuyait profondément et qu'il déclarait vouloir aller vivre à la campagne, pêcher des écrevisses et instruire les gens du cru.
Belikov, cet homme austère, rigide, a failli se marier avec Varenka. Mais il hésite et refuse finalement après l'avoir vue faire de la bicyclette : c’est inconvenant et imprudent. Il va l’annoncer aux Kovalenko. La jeune femme n’est pas là, et son frère, qui ne l’a jamais supporté, le jette dehors. Belikov tombe dans l’escalier. Au bas de l’escalier, il y a Varenka qui rigole.
Belikov s’imagine qu’il va être la risée du lycée, se met au lit et meurt un mois plus tard. Bourkine, quant à lui, avoue que c'est un grand plaisir d'enterrer des individus comme Belikov.
Extraits
Adaptation au cinéma L'histoire a été adaptée au cinéma en 1939 par Isidore Annenski sous le titre Le Rond-de-cuir.
Notes et références
Édition française
Bibliographie
Catégorie:Nouvelle d'Anton Tchekhov Catégorie:Nouvelle russe parue en 1898 Catégorie:Nouvelle publiée dans La Pensée russe Catégorie:Œuvre littéraire se déroulant dans l'Empire russe Catégorie:Nouvelle adaptée au cinéma