vignette|Schéma de l'inhibition de la DPP-4 par la gliptine. Les gliptines ou inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase-4 (DPP-4), forment une classe de médicaments antidiabétiques.
La DPP-4 est une enzyme qui inactive les incrétines : glucagon-like peptide-1 (GLP-1) et gastric inhibitory polypeptide ou (GIP). L'inhibition de la DPP-4 entraîne une augmentation importante de la concentration de GLP-1 et de GIP qui provoquent une augmentation de la sécrétion d'insuline et une diminution de la sécrétion de glucagon, propriété permettant d'améliorer l'équilibre en sucre chez le diabétique. Les gliptines font ainsi partie des molécules jouant sur l'augmentation du taux d'incrétine, les autres étant des analogues de cette dernière : exénatide et liraglutide.
Principaux représentants Sitagliptine (noms commerciaux: Januvia, Janumet, Xelevia, Velmetia) Vildagliptine (noms commerciaux: Eucréas, Galvumet, Galvus) Saxagliptine (noms commerciaux: Komboglyze, Onglyza) Linagliptine Gemigliptine Alogliptine
Efficacité Donnés seuls contre le diabète, ils sont moins efficaces que la metformine tant au niveau équilibre du diabète que celui de la perte de poids. En association avec d'autres antidiabétiques, ils semblent aussi efficaces que les glitazones et les sulfonylurées dans la baisse de l'hémoglobine glyquée et ont une action favorable sur le poids par rapport à ces deux derniers. Par rapport aux analogues de l'incrétine, ils sont moins efficaces et font perdre moins de poids.
Il n'existe pas de preuve de son efficacité quant à la réduction du risque de survenue de maladies cardio-vasculaires, ni sur la mortalité toutes causes confondues.
Effets indésirables En 2013, deux études associant les incrétines et les gliptines à un risque accru de pancréatites et de métaplasie des cellules ductalesLe pancréas exocrine est formé de deux types cellulaires, les cellules acineuses et les cellules canalaires ou ductales. ont été publiées ce qui a amené la (FDA) aux États-Unis Alerte FDA 2008 Alerte FDA 2009 puis l'Agence européenne des médicaments à demander des investigations complémentaires sur les risques pancréatiques des traitements basés sur ces molécules dans le diabète de type 2 Communiqué de presse EMA .
En Europe, les molécules impliquées dans ces demandes de recherche complémentaire sont : l'exénatide (Byetta, Bydureon), la liraglutide (Victoza), la lixisénatide (Lyxumia), la sitagliptine (Efficib, Januvia, Janumet, Ristaben, Ristfor, Tesavel, Velmetia, Xelevia), la saxagliptine (Komboglyze, Onglyza), la linagliptine (Jentadueto, Trajenta) et la vildagliptine (Eucreas, Galvus, Icandra, Jalra, Xiliarx, Zomarist).
Par ailleurs, les données de pharmacovigilance rapportent de nombreux effets secondaires, parfois graves: insuffisances cardiaques (observées avec la saxagliptineScirica BM, Braunwald E, Raz I et al. Heart failure, saxagliptin, and diabetes mellitus: observations from the SAVOR-TIMI 53 randomized trial, Circulation, 2014;130:1579-88 mais pas chez les autres gliptinesZannad F, Rossignol P, Dipeptidyl Peptidase-4 inhibitors and the risk of heart failure, Circulation, 2018;139:362–365), troubles rénaux, problèmes immunitaires, pancréatites, troubles cutanés, douleurs articulaires invalidantes etc.
Notes et références Notes
Références