Kaga-Bandoro est une ville de la République centrafricaine, chef-lieu de la préfecture de Nana-Grébizi et de l'une de ses deux sous-préfectures. Elle a d'abord été appelée Fort-Crampel (1898-1961) puis Crampel (1961-1974).

Géographie

La ville de Kaga-Bandoro se trouve au confluent de la rivière Nana (ou Mandala) se jetant dans le Gribingui. La ville est au début du , le point de départ de la navigation vers le Tchad. Elle est située à au nord de Bangui, à l'extrémité d'une fourche formée par la route nationale RN8 reliant Sibut à Ndélé.

Histoire En mars 1897, l'administrateur Émile Gentil fonde un poste colonial français à proximité du Gribingui. L'année suivante, en 1898, ce poste prend le nom de Fort-Crampel, en hommage à l’explorateur Paul Crampel. Ainsi, Fort-Crampel est chef-lieu du Cercle de Gribingui en 1899. De 1900 à 1930, la ville est établie au point de rupture de charge de la route de ravitaillement du TchadCatherine Coquery-Vidrovitch, Le Congo au temps des grandes compagnies concessionnaires 1898-1930. Tome 1, Éditions de l’ÉHESS, 2001, p. 178 : Brazzaville - Fort-Lamy ; les marchandises passent du portage de Fort-Sibut à Fort-Crampel, à la voie navigable sur le Gribingui à partir de Fort-CrampelGéraud Magrin, Le sud du Tchad en mutation, Editions Quae, janvier 2001, p. 254.

Le , jour de la fête nationale française, la localité est le lieu de l'exécution à la dynamite de l'ancien guide Pakpa. Impliquant les administrateurs français Gaud et Toqué, cette exécution donne lieu à enquête et procès connus de l'opinion sous le nom d'« affaire de Fort Crampel ». Au début du , la ville est chef-lieu de la circonscription du Haut-Chari dans la colonie ou région du Chari. Le , elle devient chef-lieu de la circonscription du Gribingui. Le , Fort-Crampel devient un chef-lieu de district de la région de Kémo-Gribingui.

Puis le , la République centrafricaine indépendante instaure Fort-Crampel comme sous-préfecture de la Kémo-Gribingui Loi 60-179 du 23 janvier 1961 portant création des préfectures et des sous-préfectures sur le territoire de la République Centrafricaine. Le , Fort-Crampel devient Crampel, puis le , la localité ainsi que la sous-préfecture dont elle est le chef-lieu sont renommées Kaga-Bandoro, la préfecture de Gribingui-Économique est créée, avec pour chef-lieu Kaga-Bandoro, par séparation de la partie nord de l'ancienne Kémo-Gribingui. Par la suite cette nouvelle préfecture prendra le nom de Nana-Grébizi.

En 2007, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ouvre un bureau à Kaga-Bandorohttp://www.unhcr.fr/print/4acf42701f.html. Lors de la reprise des combats en décembre 2012 entre les FACA loyalistes et la coalition rebelle de Seleka, la ville tombe aux mains de ces derniersCentrafrique: Bangui sous la menace des rebelles dans Le Figaro du 27 décembre 2012.La France n'est pas en Centrafrique pour y protéger «un régime» dans Libération du 27 décembre 2012..

Santé vignette|Campagne contre la violence conjugale à Kaga-Bandoro en 2013 Située dans la préfecture sanitaire de Nana-Grébizi, la ville dispose d'un hôpital préfectoral et de deux centres de santé : Caritas et Église évangéliqueAMI (Aide Médicale Internationale), Rapport d'évaluation rapide situation sanitaire de la préfecture de Nana-Grébizi, 30 janvier 2007.

Religion

La paroisse catholique Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus est fondée en 1946. Depuis le , la ville est le siège d'un diocèse de l'Église catholique.. Il compte 11 paroisses et s'étend sur les trois préféctures de Bamingui-Bangoran, Nana-Grébizi et Kémo.

Économie

Personnalités Georges Koudoukou, né à Fort-Crampel en 1894, il se rallie à la France libre entraînant derrière lui la troupe indigène de la garnison à Bangui le . Il est Compagnon de la Libération..

Notes et références

Article connexe

Affaire de Fort Crampel

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