La du Critérium du Dauphiné a lieu du 5 au . Il s'agit de la de l'UCI World Tour 2011.

Ce critérium est remporté par le Britannique Bradley Wiggins, de l'équipe Sky, devant l'Australien Cadel Evans (BMC Racing) et le Kazakh Alexandre Vinokourov (Astana). C'est la première victoire de Wiggins, ainsi que de l'équipe Sky créée en 2010, sur une course par étapes de ce niveau. L'Espagnol Joaquim Rodríguez (Katusha), vainqueur des deux dernières étapes, remporte le classement de la montagne et le classement par points. Le meilleur jeune est le Français Jérôme Coppel (Saur-Sojasun) et la meilleure équipe est l'équipe continentale professionnelle française Europcar.

Présentation Équipes Le Critérium du Dauphiné étant une épreuve World Tour, les 18 équipes ProTour participent à l'épreuve. Quatre équipes continentales professionnelles sont invitées par les organisateurs le . qui ont la particularité d'être toutes françaises : Cofidis, Europcar, FDJ et Saur-Sojasun.

Favoris L'Australien Cadel Evans (BMC Racing) et l'Italien Ivan Basso (Liquigas-Cannondale) sont les deux grands favoris de ce Dauphiné.

Ils auront pour principaux rivaux, le tenant du titre, le Slovène Janez Brajkovič (RadioShack), le Kazakh Alexandre Vinokourov (Astana), le Britannique Bradley Wiggins (Sky), l'Allemand Tony Martin (HTC-Highroad), le Néerlandais Robert Gesink (Rabobank), le Belge Jurgen Van den Broeck (Omega Pharma-Lotto), les Espagnols Samuel Sánchez (Euskaltel-Euskadi), Joaquim Rodríguez (Katusha), Beñat Intxausti (Movistar), l'Estonien Rein Taaramäe (Cofidis) et les Français Jérôme Coppel (Saur-Sojasun) et Jean-Christophe Péraud (AG2R La Mondiale).

Peu de sprinteurs font le déplacement à cause du peu d'opportunité offerte à eux (1 seule étape de plat). On retrouvera ainsi le Colombien Leonardo Duque (Cofidis), l'Américain Tyler Farrar (Garmin-Cervélo), le Norvégien Edvald Boasson Hagen (Sky) et l'Argentin Juan José Haedo (Saxo Bank-SunGard).

Parcours Après un prologue de , les coureurs effectueront une étape de moyenne montagne et une vallonnée, arrivant respectivement au sommet d'une ascension de et de . La , un contre-la-montre de , sera particulièrement attendue, puisque son parcours est identique à celui de la du Tour de France 2011. En outre, elle devrait commencer à façonner le classement général. S'ensuivra une étape de plaine, puis une étape de moyenne montagne, avec une arrivée aux Gets. Enfin, le week-end sera assurément décisif, avec au programme 2 étapes de haute montagne, arrivant au sommet du Collet d'Allevard et à la Toussuire.

Étapes

Récit de la course

Les résumés, ainsi que les descriptions des parcours, sont écrits à partir du site officiel, en plus d'articles, référencés.

Prologue Ce prologue commence par la côte de Bonrieux ( de montée à 5 %) classée en et qui attribue des points pour le classement des meilleurs grimpeurs, puis est plat.

Lars Boom (Rabobank) s'impose et s'empare du maillot jaune. tandis que Sébastien Hinault auteur du meilleur temps lors des 800 premiers mètres prend le maillot de meilleur grimpeur..

Cette étape débute par en faux plats descendants, puis la route remonte légèrement, avant de passer par la côte de Saint-André ( à 6,9 %), une ascension de dont le sommet est au km 39. Après une descente d'une dizaine de kilomètres, les coureurs doivent enchaîner trois ascensions : la côte de Montagnole ( de montée à 6,1 %), classée en et dont le sommet est au km 53, et la côte de la Bauche ( à 4,6 %), classée en , entrecoupées d'une ascension non répertoriée. Une fois le sommet de la dernière côte (km 79) franchi, le parcours est plat, puis emprunte une longue descente. Il s'ensuit environ plutôt vallonnés, puis la montée de Saint-Pierre-de-Chartreuse ( de montée à 4,8 %), classée en , en haut de laquelle sera jugée l'arrivée, après de course depuis Albertville, à travers la Savoie et l'Isère.

Au km 2, Sven Vandousselaere (Omega Pharma-Lotto) attaque, en vain. Jérémy Roy (FDJ) s'y essaye également, au km 8, mais sans beaucoup plus de réussite, puisqu'il est repris au km 11. D'autres coureurs vont tenter leur chance, sans parvenir à sortir durablement du peloton. Puis, au km 22, Sven Vandousselaere attaque, suivi par Leonardo Duque (Cofidis) et Vincent Jérôme (Europcar). Cette fois-ci, le trio parvient à prendre rapidement du champ, l'écart au km 35 étant de 6 min.

Les Rabobank vont alors contrôler l'écart, qui chute progressivement, n'étant plus que de 3 min à de l'arrivée et moins de 2 min à du but. Pendant ce temps, Duque profite de l'échappée pour passer en tête les 3 côtes de la journée, engrangeant ainsi 10 points pour le classement de la montagne. Alors que le trio n'a plus qu'1 min d'avance à de l'arrivée, les BMC Racing, AG2R La Mondiale, HTC-Highroad et Astana prennent les commandes du peloton, qui reprend les échappés à de la ligne.

À de l'arrivée, dans un peloton étiré, Kanstantsin Siutsou (HTC-Highroad) attaque, suivi par Jurgen Van den Broeck (Omega Pharma-Lotto). Le peloton ne réagit pas dans un premier temps, avant que Chris Anker Sørensen (Saxo Bank-SunGard) ne parte en contre-attaque. Finalement, celui-ci va servir de point d'appui à Thomas Voeckler (Europcar), qui part à la poursuite du duo à du sommet, revenant quelques hectomètres plus loin. Le trio, qui est devenu un duo à la suite du décrochage de Siutsou, est repris par un groupe d'une quinzaine de coureurs. Voeckler va alors placer une nouvelle accélération. Van den Broeck suit, avant de partir en solitaire. Christophe Kern (Europcar) va alors sortir du groupe de favoris, suivi par Sørensen. Ce duo ne menace pas l'homme de tête, Sørensen étant même rapidement repris, ainsi que Kern peu après la flamme rouge. Finalement, Van den Broeck s'impose, remportant ainsi sa première victoire chez les professionnels. Il devance de 6 secondes Joaquim Rodríguez (Katusha), sorti peu après la flamme rouge, tandis que Cadel Evans (BMC Racing) complète le podium de l'étape, à 7 secondes du vainqueur. Alexandre Vinokourov (Astana), quatrième ce jour, s'empare des maillots jaune et vert, devançant au général Jurgen Van den Broeck, qui prend le maillot à pois (à égalité de points avec Duque), de 5 secondes et Evans de 7 secondes. En revanche, Samuel Sánchez (Euskaltel-Euskadi) termine à 58 secondes de Van den Broeck, Robert Gesink (Rabobank) à 1 min 31 s, Tony Martin (HTC-Highroad) à 2 min 40 s et Ivan Basso (Liquigas-Cannondale) à 3 min 09 s..

L'étape débute par le Col du Chat, non répertorié. Après la descente, la route passe par un mur, également non répertorié, puis quelques km de plats, avant d'entamer la côte de Miribel-les-Echelles ( à 4,3 %), classée en . Après le sommet atteint au km 20.5, le parcours continue de monter, puis emprunte la descente. Le reste de l'étape est très légèrement vallonné, avec seulement 2 ascensions de , la côte du Château de Saint-Julien ( à 5 %) et la côte de Pérouges ( à 4,4 %), dont les sommets sont aux km 91 et 134,5. L'arrivée sera jugée au sommet de la côte de la Croix-Rousse ( de montée à 4,8 %), classée en , à Lyon, après de course depuis Voiron, à travers l'Isère, l'Ain et le Rhône.

Au km 4, Jérémy Roy (FDJ) attaque, en vain. Mauro Finetto (Liquigas-Cannondale) s'y essaye également, mais subit le même sort au km 8. Au km 10, Jurgen Van de Walle (Omega Pharma-Lotto), Brice Feillu (Leopard-Trek) et Maarten Tjallingii (Rabobank) s'échappent. Ils vont rapidement creuser l'écart, qui est de 4 min au km 36 et 4 min 45 s au km 46. Ce sera l'avance maximal accordé par les Astana, qui stabilisent l'écart autour de 4 min.

À de l'arrivée, les FDJ aident les équipiers du maillot jaune, avant que les Cofidis ne fassent de même plus loin. Et là, l'effet sur le chronomètre est rapide, l'avance du trio de tête n'étant plus que de 2 min 30 s à de l'arrivée. Plusieurs équipes, dont les Garmin-Cervélo et les AG2R La Mondiale, vont alors accélérer le rythme du peloton, provoquant ainsi une bordure. Bradley Wiggins (Sky), Cadel Evans (BMC Racing) et Tony Martin (HTC-Highroad), notamment, se retrouve piégés. Commence alors un bras de fer entre le groupe maillot jaune, mené par les Astana, AG2R La Mondiale et Garmin-Cervélo et le groupe Wiggins-Evans, qui s'est scindé lui-même en 2 groupes, mené par les Sky et les BMC Racing. Cette passe d'armes n'arrange pas les échappés, puisque Feillu et Van de Walle sont repris à de l'arrivée, Tjallingii plus loin. Finalement, la jonction entre les 2 groupes s'opère à de la ligne.

Le peloton fonce alors vers la montée finale, mené au moment de l'aborder par les Rabobank. À la flamme rouge, Marco Bandiera (Quick Step) attaque, mais se fait rapidement reprendre par le peloton, mené désormais par les Cofidis. À de la ligne, Thomas Voeckler (Europcar) accélère à son tour, mais se fait reprendre lui aussi. Samuel Dumoulin (Cofidis) lance alors le sprint, mais se fait battre par John Degenkolb (HTC-Highroad), impressionnant de puissance. Au sein du peloton, une cassure s'est opérée dans la montée, 14 coureurs, dont Bradley Wiggins et Alexandre Vinokourov (Astana), qui conforte son maillot jaune, finissant 6 s devant le reste du groupe composé d'environ 70 coureurs. Le groupe Martin, composé d'une grosse quarantaine de coureurs, termine à 7 min 43 s du groupe maillot jaune. Au général, Vino possède 11 s d'avance sur Jurgen Van den Broeck (Omega Pharma-Lotto), victime d'une chute dans le final et qui conserve son maillot à pois, et Wiggins..

thumb|Alexandre Vinokourov au départ du contre la montre Avenue Jean Perrot Ce contre-la-montre de autour de Grenoble propose un parcours identique à celui du Tour de France. Le parcours est plat dans les premiers kilomètres, avant de prendre le début de la montée vers Chamrousse ( à 8 % et à 7 %, entrecoupés d'un replat d') jusqu'au km 9, puis d'emprunter une descente qui s'arrête peu après le premier chronomètre intermédiaire, situé au km 19. Ensuite, les coureurs passent par un peu de plat, puis une montée progressive, jusqu'au km 24. La route devient alors plate, jusqu'au deuxième chronomètre intermédiaire (km 27,5) et un peu plus, avant de passer par une longue descente, puis du plat avec de longues avenues rectilignes pour finir.

Tony Martin (HTC-Highroad) remporte ce contre-la-montre, en devançant Bradley Wiggins, qui s'empare des maillots jaune et vert, et Edvald Boasson Hagen (Sky). Au général, Wiggins devance Cadel Evans (BMC Racing) de 1 min 11 s et Janez Brajkovič (RadioShack) de 1 min 21 s.. À noter que, fait assez rare, les 4 premiers de l'étape sont champions nationaux du contre-la-montre.

Après quelques kilomètres de plat puis une brève descente, les coureurs empruntent le col du Chat ( à 6,7 %), classé en . Après le sommet (km 13), le parcours passe par une longue descente, entrecoupée de deux montées non répertoriées. S'ensuit une trentaine de kilomètres légèrement vallonnés, avec notamment la côte de Peyzieu ( à 4,6 %), classée en et dont le sommet est au km 54. Ensuite, la route emprunte une courte descente, suivie d'une trentaine de kilomètres de plat, puis d'un faux plat montant, d'une petite descente, d'un peu de plat et la côte de Châtillon-la-Palud ( à 5 %), classée en . Le sommet (km 109,5) est suivi de longs faux plats descendants, puis de plat (mis à part un "mur" non répertorié à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée) lors des 35 derniers kilomètres. L'arrivée sera jugée à Mâcon, après de course depuis La Motte-Servolex, à travers la Savoie, l'Ain et la Saône-et-Loire.

Au km 4, Jérémy Roy (FDJ) s'échappe, rejoint au km 5,5 par Adriano Malori (Lampre-ISD). Ces deux bons rouleurs ( et veille) vont rapidement prendre du champ, puisqu'ils basculent au col du Chat avec 3 minutes d'avance. Leonardo Duque (Cofidis) prend la troisième place, s'emparant provisoirement du maillot à pois.