Bria est une ville de la République centrafricaine. Elle est le chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto et également la capitale régionale de la région du Fertit, laquelle regroupe les préfectures de la Haute-Kotto, du Bamingui-Bangoran et de la Vakaga.

La préfecture de la Haute-Kotto compte trois sous-préfectures, dont les sous-préfectures de Ouadda, Yalinga et celle de Bria.

La sous-préfecture de Bria est subdivisée en trois communes : la commune urbaine de Samba-Boungou (Bria) et deux communes rurales, à savoir Daba-Nydou, qui compte 18 492 habitants, et Baho-Mboutou, avec une population de 8 377 habitants, selon les données du quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-4) réalisé en 2022 par l'Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) D’après les mêmes données du RGPH-4 (2022), la commune urbaine de Samba-Boungou (Bria) compte une population totale de 75 487 habitants, composée de 36 989 hommes et de 38 498 femmes.

En 2003, lors du Recensement Général de la Population et de l’Habitat, la population de Bria était estimée à 35 204 habitants. Cependant, l’instabilité politique récurrente, les multiples crises sécuritaires liées à la guerre civile qui éclate en 2013, ainsi que les exactions commises par les groupes rebelles, entraînent des déplacements massifs de populations. Nombre d'entre elles trouvent refuge à Bria, ce qui explique la croissance rapide de la population de la ville au cours de cette période.

Géographie Bria est située sur la route nationale 5, précisément à 613 km au nord-est de la capitale nationale Bangui et est drainée par la rivière Kotto, qui la drape à son extrémité Est. Cette rivière est alimentée en aval par deux cours d'eau majeurs notamment : la Samba et la Boungou.

Le cours d’eau Samba traverse la ville de Bria, séparant ainsi la ville en deux rives distinctes : la rive Nord, appelée Bornou qui tire son nom de ses fondateurs commerçants de l'ethnie Borno autrement dit Kanuri (originaires de l'ancien royaume du Royaume du Kanem-Bornou) et la rive Sud (dite Mbegui ti ngou, en Sango).

la rive Nord abrite plusieurs quartiers, des écoles, un centre de santé, le marché local, ainsi que des lieux de culte tels que la mosquée centrale de Bria et le cimetière musulman. la rive Sud, qui correspond au centre-ville, regroupe de nombreuses infrastructures publiques et administratives, notamment l'hôtel de ville (la mairie), la préfecture et la résidence du préfet, le bureau du gouverneur de la région et sa résidence, les postes de la police et de la gendarmerie, les services des douanes, impôts et trésor public ainsi que l'hôpital du district. Cette rive abrite également des écoles, le marché central, l'église catholique, le lycée de Bria, le stade de football, ainsi que les infrastructures de l'aviation civile et militaire.

Quartiers La ville de Bria est constituée de 43 quartiers recensés en 2003 repartis dans les deux rives distinctes.

Les quartiers de la rive Nord (Bornou) sont : Assana, Dakpa, Foulata, Issa-Ndelé 1, Issa-Ndelé 2, Issa-Ndelé 3, Issa-Ndelé 4, Issa-Ndelé 5, Issa-Ndelé 6, Issa-Ndelé 4 Les quartiers de la rive Sud sont : Ambadrou, Anciens-Combattants, Bazangueres, Boy-Gbaya, Edéka, Fadama, Galabadja, Gbadou, Gobolo, Gondelé, Kotto-Ville, Koumidi, Kpetené, la SMI, Mandé 1, Mandé 2, Mandé 3, Masse, Moussa Gbadou (1, 2), Ndoma, Ndomendé (1, 2), Ndrou 1, Ndrou 2, Paris-Congo, Passeurs-Bac, Piango 1, Piango 2, Piango 3, Piya, Yafara, Yandomo, Yangakola, ZoubaléRGPH 2003, Recensement général de la population et de l’habitat, 2003.

Histoire 220px|vignette|droite|Rencontre avec le Préfet et le Maire de Bria (2016) En 1930, la société cotonnière Comouna installe une usine d'égrenage à Bria pp. 275-279.

Le , la République centrafricaine indépendante fait de Bria le chef-lieu de la préfecture de Haute-KottoLoi 60.179 du 23 janvier 1961 portant création des préfectures et des sous-préfectures sur le territoire de la République Centrafricaine.

Lors de la reprise des combats en décembre 2012 entre les FACA loyalistes et la coalition rebelle de Seleka la ville tombe aux mains des rebellesCentrafrique: Bangui sous la menace des rebelles dans Le Figaro du 27 décembre 2012.La France n'est pas en Centrafrique pour y protéger «un régime» dans Libération du 27 décembre 2012..

vignette|D'anciens combattants de Séléka engagés dans un processus à Bria en février 2017. En , la ville est sous le contrôle du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) ex-Séléka. Le , les forces de la MINUSCA et Sangaris (3e RIMA, 1er Régiment de Spahis appuyés d'une section du 3e régiment du génie, avec la participation de l'Aviation légère de l'Armée de terre) lancent une opération conjointe, délogent ces éléments armés de tous les bâtiments administratifs et permettent de rétablir l'autorité de l'ÉtatMINUSCA, La Minusca accompagne le retour de l'État à Bria 20 février 2015.

Économie

Éducation et santé

L'enseignement secondaire est assuré par le lycée Abdel-Kader-Djalle de Bria.

Religion La ville est le siège de la paroisse catholique Saint-Louis de Bria fondée en 1955, elle dépend du diocèse de Bambari.

Images

Personnalités liées à la ville Dominique Kosseyo (1919-1994), né et mort à Bria, tirailleur de la France libre, premier compagnon de la Libération africain...

Notes et références

Catégorie:Ville en République centrafricaine Catégorie:Commune en République centrafricaine