L'église Sainte-Constance (en italien : chiesa di Santa Costanza), plus connue comme mausolée de Sainte Constance (mausoleo di Santa Costanza), est une église du située à Rome, sur la via Nomentana, en Italie. Datant du , elle est un des exemples les mieux conservés de l'architecture paléochrétienne à Rome.
Description Construite à la demande de l'empereur romain Constantin , l'église Santa Costanza est un mausolée pour sa fille Constance (Costanza). Une autre fille de Constantin, Hélène, y est également enterrée.
Conçue comme un mausolée, elle est, avec le Saint-Sépulcre de Jérusalem, un des exemples les plus primitifs d'église à plan centré parvenu jusqu'à nos jours. Les douze doublets de colonnes géminées en granite gris et rose, avec des chapiteaux et entablements de marbre, supportent à eux seuls un tambour épais et une coupole massive.
Les mosaïques paléochrétiennes de la voûte du déambulatoire et des culs-de-four des absidioles sont aussi dans un excellent état de conservation, et sont un exemple du style de la mosaïque du Bas Empire au , dans son évolution vers ce que deviendra plus tard la mosaïque byzantine.
La coupole en revanche, même si la maçonnerie est d'époque, a perdu tout son décor d'origine. On peut observer des mosaïques de la même période sur la coupole de la Rotonde de Galère à Thessalonique. La mosaïque de la coupole était en tesselles de verre coloré et doré. Elle a été détruite en 1620 en raison de son mauvais état de conservation. Le Portugais Francisco de Holanda en fit cependant une aquarelle qui représente un document précieux : dans le cercle le plus extérieur était représentée une scène fluviale dans laquelle des enfants (putti) pêchaient dans des eaux où pullulaient poissons et crustacés ; de la rivière émergeaient quelques îlots d’où se détachaient des candélabres-cariatides qui venaient toucher, de manière radiale, le clipéon central de la coupole, orné d’un velarium (auvent) en forme de coquillage. De ces candélabres partaient des grappes qui encadraient des médaillons disposés en deux rangées circulaires, sur lesquels étaient représentés des passages de l’Ancien et du Nouveau Testament. La symbolique était liée au salut par l’accomplissement des Saintes Écritures.
Les parties verticales (murs du déambulatoires, arcades, tambour de la coupole) étaient à l'origine recouverts de riches opus sectile (marqueterie de marbres polychromes), qui ont perduré jusqu'à la Renaissance où ils ont été retirés pour être remplacés par une décoration de style Renaissance, elle même supprimée lors d'une restauration du visant à retrouver la structure paléochrétienne, ce qui laissa les murs en brique nue que l'on voit aujourd'hui.
L'aspect extérieur de l'édifice a aussi considérablement changé, en perdant ses colonnades et ses décors probables de marbre.
L'église abritait autrefois le sarcophage monumental de Constance, un fastueux ouvrage en porphyre rouge. Mais celui-ci est aujourd'hui exposé aux musées du Vatican.
Galerie
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Blasen, Philippe Henri, "De sancta Agnete Romana e fontibus Latinis antiquissimis... Sainte Agnès de Rome dans les sources latines les plus anciennes jusqu'à Augustin d'Hippone", Acta Musei Napocensis 45-46 (2011): 253-281.
Articles connexes
Architecture paléochrétienne
Liens externes
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