L’université Rennes-IDécret du portant classification d’établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel ()., stylisée Rennes 1Arrêté du portant nomination des membres de la commission appelée à émettre un avis sur les candidatures à la fonction de président de l'Ecole normale supérieure de Rennes ().Arrêté du autorisant au titre de l'année 2012 des recrutements sans concours d'adjoints techniques de recherche et de formation de (). et parfois désignée avec la préposition « de », est une ancienne université publique située à Rennes dans le département français d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne. Elle a été créée en 1970, son origine remonte à la création de l’université ducale de Bretagne en 1460 à Nantes. Elle est devenue l'université de Rennes le .
Elle dispose de trois campus à Rennes (30 630 étudiants pour l'année universitaire 2018-2019.). Celui du centre héberge les domaines du droit et de l'économie (8 250 étudiants), celui de Beaulieu les sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) et la philosophie (8 794 étudiants), et celui de Villejean la médecine, la pharmacie et l'odontologie (6 376 étudiants). L'université possède également plusieurs sites d'enseignements délocalisés à Lannion (1 215 étudiants) Saint-Brieuc (1 050 étudiants) et Saint-Malo ().
L'université possède également des sites d'expérimentations, notamment à Monterfil. Mais également des stations biologiques, à Paimpont ou sur l'Île Bailleron.
L'université est spécialisée dans des disciplines de sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (mathématiques, sciences physiques, chimie, biologie, écologie, informatique, géologie), les « sciences médicales » (médecine, pharmacie, odontologie), et les « sciences humaines et sociales » (droit, science politique, philosophie, économie, gestion).
Elle est membre de plusieurs pôles de recherche comme l'université européenne de Bretagne, dont elle est cofondatriceDécret . et qui regroupe les principaux centres de recherche bretons, ou encore de la Coordination des universités de recherche intensive françaises qui regroupe les 17 plus grandes universités de recherche françaises, Le Monde, 28 janvier 2009, consulté le 14 novembre 2009..
Au , la nouvelle université de Rennes remplace l'université de Rennes 1 et intègre en tant que membre associé l'université Rennes-II. Le , le décret portant création de l'université de Rennes et intégration de l'École des hautes études en santé publique, l'École nationale supérieure de chimie de Rennes, l'École normale supérieure de Rennes, l'Institut d'études politiques de Rennes et l'Institut national des sciences appliquées de Rennes en tant qu'établissements-composantes est publié au Journal officiel pour une entrée en vigueur le .
Historique Fondation de l'université de Bretagne thumb|right|160px|François II, duc de Bretagne. L'université ducale de Bretagne est fondée par Bertrand Milon le , à l'initiative du duc François II de Bretagne, et ce par une bulle pontificale du pape Pie II, donnée à Sienne, Une université historique.. Celle-ci incarne le vœu de François II d'affirmer son indépendance vis-à-vis du roi de France"La lente mise en place des universités bretonnes", Science Ouest ., alors qu'aux abords du duché à Angers en 1432, Poitiers en 1432 et Bordeaux en 1441 s'ouvre des universités. Créée sous la forme d'un studium generale, cette université peut enseigner toutes les disciplines traditionnelles : arts, théologie, droit et médecine. La population d'étudiants entre la fin du et durant les deux siècles suivants croit pour atteindre le millier, voire , selon les estimations les plus hautes. Au début du , l'université rentre dans une phase de déclin. Nantes est tout entière tournée vers le commerce et que ses élites s'intéressent peu à cette institution. En 1728, le maire de Nantes, Gérard Mellier, écrit que l'université bretonne serait mieux placée « à Rennes, pays de lettres, qu'à Nantes où l'on ne respire que le commerce ». Par conséquent, la faculté de droit est effectivement transférée à Rennes en 1735 où siège le Parlement de Bretagne. Les facultés de lettres, de théologie et de médecine sont conservées à Nantes, mais celle de médecine était déclinante, et celle de théologie minée par l'influence du jansénisme. La Révolution signe la fin des universités d'Ancien Régime. En 1793, la Convention nationale ordonne la suppression de toutes les universités et facultés.
Essor des facultés à Rennes
thumb|right|220px|L'ancien palais universitaire de l'université de Rennes, actuel musée des beaux-arts. thumb|right|220px|Ancienne faculté des sciences. En 1806, réorganise l'ensemble du système d'enseignement français en instituant l'université impériale, la faculté de droit est rétablie à Rennes. Nantes est oublié par ce décret, et ne verra rouvrir une université sur son territoire qu'à la suite d'un décret du . En 1810, une faculté des lettres est créée également à Rennes avec, à partir de 1839, cinq chaires (littérature française, littérature ancienne, littérature étrangère, histoire, philosophie). Une faculté des sciences est créée, toujours à Rennes, en 1840. Ces trois facultés restent sans lien institutionnel entre elles jusqu'à la création en 1885 d'un Conseil des facultés qui prend en 1896 le nom d'université de Rennes. Au milieu du , l'ensemble de ces facultés sont rassemblées dans le palais universitaire situé quai Émile Zola. Elles sont ensuite éparpillées dans le centre-ville de Rennes. C'est ainsi que la faculté de lettres s'installe, en 1909, dans l'ancien séminaire acquis par la ville qui jouxte la place Hoche. En 1954, l'école de médecine et pharmacie devient faculté de médecine. Jusqu'en 1969, l'université de Rennes comprend donc quatre facultés : droit, lettres, sciences, médecine.
Scission de l'université de Rennes
L'université de Rennes 1, héritière de l'ancienne université de Bretagne, est issue de la faculté de droit, créée en 1735. En 1969, par une volonté d'essor des universités, la loi d'orientation de l'enseignement supérieur consacre la création de deux universités à Rennes (universités Rennes 1 et Rennes 2).
À l'heure actuelle, les deux universités Rennes 1 et Rennes 2 réfléchissent à fusionner pour créer une seule et même université rennaise. Il faut remonter aux évènements de 1968 et aux lois d'Edgar Faure pour voir la disparition des facultés et la création de deux universités à Rennes dans un climat plutôt tumultueux. Cette dualité n'est pas unique à Rennes mais aujourd'hui à l'heure de la mondialisation, la tendance serait plutôt à la réunion, afin d'obtenir une meilleure visibilité à l'étranger ainsi qu'une mutualisation des moyens. Bertrand Fortin et François Mouret, respectivement présidents de Rennes 1 et Rennes 2, se sont montrés partisans d'une réunificationPortes ouvertes : les facs rennaises vues par leurs présidents Rennes-Infhonet, ., resserrant les liens et cultivant les partenariats. Si la fusion, envisagée pour 2016., se produit, l'université de Rennes serait, avec ses plus de , une importante université française.
En attendant une éventuelle fusion des deux universités rennaises, de l'ENS Chimie Rennes, de l'INSA et de l'IEP de Rennes au sein d'un nouvel établissement intégratif de type expérimental, envisagé pour 2019., les universités et écoles bretonnes se sont associées dans le cadre d'un PRES afin de mettre en avant la recherche bretonne. Cette association est l'université européenne de Bretagne (UEB), visant à permettre une meilleure visibilité internationale aux établissements bretons à travers notamment une signature commune. L'UEB a été remplacée en 2016 par l'université Bretagne-Loire (UBL), elle-même dissoute en 2019.
Refondation de l'université de Rennes
Le , le décret portant création de l'université de Rennes et intégration de l'École des hautes études en santé publique, l'École nationale supérieure de chimie de Rennes, l'École normale supérieure de Rennes, l'Institut d'études politiques de Rennes et l'Institut national des sciences appliquées de Rennes en tant qu'établissements-composantes est publié au Journal officiel pour une entrée en vigueur le .
Présidents de l'université de Rennes 1 vignette|La présidence de l'université. Depuis la création de l’université, neuf présidents se sont succédé à la tête de l’établissement. Le président de l’université est David Alis.
Chronologie des présidents de l'université 1971-1976 : Claude ChampaudInterview Claude Champaud sur le site de Rennes 1. 1976-1979 : René Dabard 1979-1989 : Jean-Pierre CurtesNécrologie Renne1 Campus, mars-avril 2006. 1989-1994 : Jean-Claude HardouinRennes 1 dans le peloton de tête, Espace des sciences, 1993. 1994-1999 : Jacques Lenfant« Rennes 1 : décès de Jacques Lenfant », dans Ouest-France, le 17 décembre 2015, consulté sur ouest-france.fr le 19 novembre 2016. 1999-2003 : Patrick NavatteUn nouveau président pour Rennes 1, Espace des Sciences, 1999. 2003-2008 : Bertrand Fortin 2008-2016 : Guy Cathelineau« Guy Cathelineau, nouveau président de l'université de Rennes 1 », Ouest-France, vendredi 30 mai 2008, consulté sur ouest-france.fr le 5 février 2010. Depuis 2016 : David Alis
Administration
L'université possède plusieurs conseils pour assurer son fonctionnement : le conseil d'administration (CA) qui définit la politique générale de l'établissement, vote son budget et prend toutes les décisions importantes en matière de gestion ; le conseil scientifique (CS) qui définit la politique de recherche et de valorisation ; le conseil des études et de la vie universitaire (CEVU) qui propose les orientations pédagogiques et veille à la qualité de la vie universitaire ; diverses commissions (des finances, des statuts, des relations internationales, paritaire d'établissement, d'hygiène et sécurité, culture scientifique et technique, de valorisation).
Toutefois, le , l'université a été placée sous tutelle du rectorat de l'académie de Rennes en raison d'un déficit budgétaire pour les années 2010 et 2011..
Structure Conformément au code de l'éducation qui fixe l’organisation légale des universités publiques en France, l’université de Rennes 1 se découpe en plusieurs composantes. On trouve d’une part des unités de formation et de recherche (UFR), qui sont au nombre de dix, et d’autre part les « instituts et écoles », dont six instituts et deux écoles d'ingénieur.
Unités de formation et de recherche thumb|right|170px|Entrée de la faculté des sciences économiques. L’université est structurée autour de dix unités de formation et de recherche et d'un observatoire (OSUR). Elles ont la charge de la formation des étudiants, mais aussi d’une partie des activités de recherche via des laboratoires de recherche et des instituts. Certains de ces derniers peuvent être communs à d’autres établissements d'enseignement et de recherche. L’accession en premier cycle se fait de droit pour tous les titulaires d’un baccalauréat ou d’un titre équivalent.
Le secteur santé compte trois de ces UFR, toutes situées sur le campus de Villejean : l'UFR de médecine qui compte près de (doyen : Eric Bellissant) ; l'UFR de pharmacie qui forme environ (doyen : Laurent Vernhet) ; l'UFR d'odontologie qui compte près de 500 étudiants (doyenne : Sylvie Jeanne).
Le secteur des sciences humaines compte trois de ces UFR, réparties entre le campus du centre et le campus de Beaulieu : l'UFR de droit et de science politique qui forme près de (doyen : Frédéric Lambert) ; l'UFR des sciences économiques qui forme (doyen : Thierry Pénard) ; l'UFR de philosophie qui compte quelque 250 étudiants (directeur : François Calori).
Le secteur science compte quatre de ces UFR, toutes situées sur le campus de Beaulieu : l'UFR de mathématiques qui compte 900 étudiants (directeur : Jean-Marie Lion) ; l'UFR des sciences et propriétés de la matière qui compte (directrice : Janine Emile) ;