La rue de Trétaigne est une rue du de Paris.
Situation et accès vignette|left|redresse|Au croisement avec la rue Duc. Sa longueur est de , et sa largeur est de . La rue est située entre la rue Marcadet et la rue OrdenerJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, septième édition, 1963, (« L-Z »), « Rue de Trétaigne », .. Elle est traversée par la rue Duc.
La rue de Trétaigne est desservie par la ligne 12 à la station Jules Joffrin.
Origine du nom La rue porte le nom du baron Jean-Baptiste Michel de Trétaigne (1780-1865), médecin principal des armées sous le Premier Empire et maire de Montmartre et du . Napoléon I l'avait fait baron et lui avait donné le majorat de Trétaigne, dans l'Allier, pour services rendus. On a pris l'habitude de l'appeler Michel de TrétaigneJean-Marc Léri et Clément Lépidis, Montmartre, 140-141, Paris, Éditions Henri Veyrier, 1983 ..
Le baron avait acheté le la maison de la Boule-d'Or, située au 112, rue Marcadet, qui prit ensuite le nom d'« hôtel de Trétaigne ». Il a été maire de la commune de Montmartre entre 1855 et 1859. Quand Montmartre a été annexée à Paris à partir de 1860, il est devenu le premier maire du jusqu'en 1862. Il a eu comme successeurs Léon Le Blanc jusqu'en 1869, puis Achille Labat.
Historique Cette voie est ouverte sous sa dénomination actuelle en 1903 et classée dans la voirie parisienne par un arrêté du .
Elle est tracée à l’emplacement des jardins de l’hôtel de Trétaigne.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire thumb|left|Immeuble HBM au , rue de Trétaigne. : le résistant Louis Biard (1883-1943) y vécutDaniel Grason, « BIARD Louis, Cyrille, Marie, Joseph [dit King Charles »], maitron.fr, version mise en ligne le 21 juin 2013, dernière modification le 17 juin 2024.. : immeuble (inscrit monument historique, immeuble, 7, rue de Trétaigne.) pour des habitations à bon marché (HBM) qui a été commandité par la Société des logements hygiéniques à bon marché, en 1904, à une entreprise dont Frantz Jourdain est l'administrateur, avec Henri Sauvage et Charles Sarazin comme architectes. Cet immeuble avait été remarqué dès sa construction par le Congrès international d'assainissement et d'habitation de 1904. L'épouse du fondateur de la Société, madame Horace Weill, avait demandé qu'on intègre au projet une salle de conférence et une bibliothèque pour pouvoir y tenir les réunions de l'université populaire qu'elle avait créée. De plus, le bâtiment était pourvu de nombreux équipements hygiéniques et sociaux : bains-douches, buvette, restaurant hygiénique, coopérative alimentaire et solarium sur le toit-terrasse (supprimé depuis). Le bâtiment comprenait 29 logements ayant de une à trois pièces, avec cuisine, salle de bains, débarras et cave. L'immeuble est primé en 1904 au concours des HBM et publié dans la revue L'Art décoratifClaude Mignot, Grammaire des immeubles parisiens. Six siècles de façades du Moyen Âge à nos jours, 158-159, Paris, Parigramme, 2004 .. : Robert Savary (1920-2000), artiste peintre et lithographe, y naquit François Lespinasse, Robert Savary, imprimerie SIC, Lagny-sur-Marne, 1990, ..
Notes et références
Voir aussi Bibliographie et son supplément, 1972. Jacques Hillairet, Connaissance du Vieux-Paris. Les villages, Éditions Gonthier, 1963,
Articles connexes Liste des voies du arrondissement de Paris Arrondissements de Paris
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