L'article religion à Chypre. vise à recenser la totalité des phénomènes religieux, passés et présents, des populations de l'île de Chypre. En 2020, deux principales religions traditionnelles se partagent la spiritualité des , sans prise en compte des diasporas chypriotes ni des immigrations et migrations récentes.

Histoire Chronologie de Chypre, voir provisoirement la version anglophone Édifices religieux à Chypre Le relevé actualisé des groupes ethniques à Chypre et des langues parlées à Chypre ne signale pas leur évolution. Les seuls repères historiques permettent au minimum de se représenter une évolution probable des appartenances religieuses : Dix cités-royaumes de Chypre à l'âge du fer -480..-310 : domination perse -310..-58 : domination hellénistique puis ptolémaïque -58..395 : domination romaine, Chypre romaine 395-1190 : domination byzantine 1192-1489 : Royaume de Chypre (maison de Lusignan), franc, latin 1489-1571 : domination vénitienne 1571-1878 : domination ottomane, Chypre ottomane, comme compensation à la défaite turque de Lépante 1878-1960 : domination britannique, protectorat puis colonie britannique de Chypre, dont référendum de 1950 à Chypre 1960 : indépendance, Partition de Chypre (1964-1975), guerre civile, 1974 : Coup d'État de 1974 à Chypre, Invasion turque de Chypre Opération Attila, 1974), Ligne verte (Chypre), adhésion à l'Europe

De ces différentes époques, les plus remarquables traces sont visibles : Parc archéologique de Paphos Sites archéologiques à Chypre Liste du patrimoine mondial à Chypre

Antiquité Les populations d'alors sont polythéistes : religion phénicienne, religion grecque antique, mythologie grecque, mythologie romaine, religion de la Rome antique.

Melkart, divinité phénicienne, assimilable à Heraklés / Hercule Mythologie grecque de Chypre Hylates, divinité chypriote assimilable à Apollon , divinité chypriote Aphrodite Ourania (Larnaca) Kourion, ville et divinité de la ville

Deux millénaires de brassage de populations L'hellénisation étant très ancienne, les Chypriotes grecs, du moins orthodoxes, sont à considérer comme pratiquement autochtones, même si la guerre de Kitos (115-117) semble avoir exterminé la population grecque de l'île

La communauté juive chypriote , est d'origine ancienne, au moins depuis le second siècle avant l'ère communeE. Mary Smallwood, The Jews Under Roman Rule: From Pompey to Diocletian: a Study in Political Relations, BRILL, 2001. L' est tourmentée. La guerre de Kitos ou guerre des exilés (115-117) a lieu également sur l'île Dio's Rome, Volume 5, Book 68, paragraph 32 'Aspects of the Jewish Revolt in A.D. 115-117,' The Journal of Roman Studies, Vol. 51, Parts 1 and 2 (1961), pp. 98-104 p.101. D'après une source ancienne écrite par Eutychius of Alexandria Les juifs Chypriotes auraient attaqué des monastères chrétiens sur l'île durant le règne d' Heraclius (610-641) Alexander Panayotov, 'Jews and Jewish Communities in the Balkans and the Aegean until the twelfth century', in James K. Aitken, James Carleton Paget (eds.) The Jewish-Greek Tradition in Antiquity and the Byzantine Empire, Cambridge University Press, 2014 pp.54-76 p.74.. Des Juifs Romaniotes (judaïsme hellénistique) s'installent dès l'époque byzantine, apparemment après les premiers raids arabes avec mise en esclavage de Chypriotes. En 1110, on signale des Juifs chargés de récolter les impôts. Benjamin de Tudèle rapport avoir observé en 1163 trois communautés juivesElka Weber Traveling Through Text: Message and Method in Late Medieval Pilgrimage Accounts, Routledge, 2014 p.134 , des karaïtes, des rabbiniques et des (réputés hérétiques). Durant l'époque ottomane, Famagouste devient le centre d'une importante communauté exilée à la suite du décret de l'Alhambra (1492) d'expulsion des Juifs d'Espagne. Vers 1900, on recense une centaine de Juifs seulement sur l'île.

La communauté concerne actuellement bien intégrées. L' peut remonter au moins à 578, début de la période byzantine.. La chute du Royaume arménien de Cilicie (1080-1375) provoque l'arrivée de . L'époque ottomane (1570–1878) s'ouvre avec le recrutement (et l'arrivée sur l'île) de Arméniens ottomans, principalement artisans, pour repeupler Nicosie d'abord. Pourtant, en 1630, sur une population totale chypriote de , on ne recense que , et, en 1835, . La principale raison serait la taxation (double capitation et devchirmé) des non-musulmans et donc un fort , le phénomène Linobambaki. Le soutien grec chypriote à la guerre d'indépendance grecque (1821-1829) entraîne des représailles féroces contre Grecs, Arméniens, Maronites et « Francs ». Les massacres hamidiens (1894-1896) et le génocide arménien (1915-1923), entre autres catastrophes historiques, entraînent des migrations forcées : de Cilicie., de Smyrne et de Constantinople. Les Arméniens chypriotes constituent une bonne part de la Légion arménienne (1916-1920) vaillante lors de la campagne de Cilicie (1918-1921), et du (1940-1950). Une partie de la communauté a regagné l'Arménie indépendante. Une autre a émigré ailleurs. Et Chypre accueille également des Arméniens venus d'autres pays d'accueil.

La communauté () se constitue vers 1322-1400, en provenance probable du Liban.

La communauté (), en partie d'implantation récente, vient de personnes fuyant la Guerre du Liban (1975-1990). L'autre partie est constituée de maronites, chrétiens catholiques orientaux. La communauté , arabophone, s'établit au et compte jusqu'à (sur une soixantaine de villages, soit 20 % de la population de l'île à l'époque. La population maronite presque entièrement à l'époque ottomane (), se reconstitue à partir de 1900 : , 6000 en 2020.

Les Chypriotes turcs sont d'abord les descendants des de 1571, musulmans, sunnites, souvent devenus laïcs. Une partie provient des Muhacir (migrants à la suite des nettoyages ethniques de la fin de l'Empire ottoman). La troisième part se compose des colons turcs de 1974, originaires des régions de la mer Noire et méditerranéenne pour occuper les terres des Chypriotes grecs qui ont fui l'invasion turque de Chypre ou qui ont été chassés.

Depuis l'époque britannique, une petite communauté britannique s'est installée à Chypre.

La communauté (, dont ) trouve son origine dans la Chute de Saïgon (1975).

Une petite communauté () s'implante à partir des années 1990.

Histoire récente La population de la république de Chypre suit l’Église grecque orthodoxe.

La zone occupée par l'armée Turque (autoproclamée république turque de Chypre nord et non reconnue au niveau international) est majoritairement musulmane. Cependant, l'État, à la différence d'autres États musulmans, est un État séculaire. Il n'impose aucune religion particulière à ses citoyens. L'instruction religieuse cependant donnée dans les diverses écoles, non obligatoire, est considérée comme un choix personnel. La politique n'étant pas mêlée à la religion, les chefs religieux ont peu d'impact sur les affaires de l'État. La minorité des Chypriotes grecs qui résident dans la région nord sont libres de pratiquer leur foi. Les Grecs orthodoxes y sont également une communauté minoritaire maronite, de l'Église chrétienne maronite. Des églises anglicanes et catholiques fonctionnent également présentes dans cette partie du pays.

Les Chypriotes grecs ont choisi un patriarche de Constantinople en tant que leur guide et chef. Ils constituent une partie de la communion orthodoxe orientale et œuvrent dans la doctrine de la bonne croyance. Ils suivent les traces de Jésus et de ses apôtres en vertu de la succession apostolique. Le Nord de Chypre compte un certain nombre d'églises, la majorité d'entre elles cependant ont été aujourd'hui converties en musées. Le monastère de l'apôtre André de cette partie nord de l'île (en zone turque) est considéré comme un tombeau sacré et régulièrement visité ainsi par les Chypriotes grecs.

Christianisme La première évangélisation remonte à l'âge apostolique, avec l'apôtre saint Paul (v. 5 - v. 67) et l'apôtre chypriote, juif lévite, Barnabé né Joseph (fin du - 61).

Après la guerre de Kitos (115-117), d'autres évangélisations ont dû se produire en direction des nouveaux immigrants. L'époque byzantine est orthodoxe, et la séparation des Églises d'Orient et d'Occident (1054) maintient Chypre sous juridiction religieuse de Constantinople. Les croisades (1095-1291) placent Chypre sous domination franque ou latine, sous juridiction religieuse de Rome : royaume de Chypre (1192-1489), durable état latin d'Orient. Et les dignitaires orthodoxes se soumettent aux dignitaires latins.

Christianisme à Chypre

Orthodoxie Église de Chypre, Église grecque-orthodoxe de Chypre, autocéphale depuis 431 Liste des primats de l'Église orthodoxe de Chypre Barnabé, Actes de Barnabé

(40 ? - 102), évêque de Soles (Chypre) , évêque de Tamassos au Hilarion de Gaza (291-371) Épiphane de Salamine (315-403) Alexandre de Chypre (), moine chrétien, hagiographe Christianisme arménien à Chypre

Monastère de Kýkkos

Catholicisme Église catholique à Chypre Patriarcat latin de Jérusalem, Église particulière liée au catholicisme catholique Église maronite (

Protestantisme

Autres branches du christianisme

Témoins de Jéhovah

Autres religions Islam Pour la totalité de l'île, l'islam concerne 25% de la population, et seulement 1,8 % dans la partie non turque.

Islam à Chypre ou Musulmans hellénophones, d'origine grecque, islamisés à l'époque ottomane

Judaïsme

Juifs Romaniotes, Judaïsme hellénistique

Synagogue de Larnaca Camp d'internement pour réfugiés juifs à Chypre (1946-1949), Exodus 1947 Autres

Hindouisme : environ .

Galerie

Repères 2020 Après deux millénaires de christianisme, le paysage religieux chypriote, évolutif, est à peu près le suivant, pour une population d'environ (sans compter diasporas chypriotes ni immigrations récentes ni migrations en cours)https://www.cia.gov/the-world-factbook/countries/cyprus/#people-and-society. Christianisme (70..78 %) Orthodoxie Église grecque-orthodoxe de Chypre (> 70 %) Arméniens () Syriaques orthodoxes Catholicisme (2 %) Église catholique romaine (, 1 %) Maronites (, < 1 %), dans quatre villages du Nord Protestantisme (< 2 %) (dont et ) Témoins de Jéhovah (< 1 %) (2 866 fidèles actifs en 2021) Islam (18..25 %), principalement au nord Autres spiritualités (< 5 %) Judaïsme ( en 2018) pratiques sino-vietnamiennes (Têt (Viêt Nam)) de la communauté vietnamienne (..) Bouddhisme, Hindouisme , Sikhisme Foi baháʼíe Ésotérisme Néopaganisme Autres positions : Agnosticisme, irréligion, athéisme, indifférence, prudence… Refus de donner une opinion

Références

Articles connexes Histoire de Chypre, Culture de Chypre Groupes ethniques à Chypre, Langues à Chypre

Catégorie:Histoire de Chypre Catégorie:Culture à Chypre