est un film japonais de Mikio Naruse, sorti en 1960.

Il s'agit d'un des films majeurs de Naruse ayant été notamment inclus dans la liste des 200 meilleurs films japonais de tous les temps par la revue Kinema Junpō en 2009..

Synopsis Keiko, jeune veuve d'une trentaine d'années, travaille comme "Mama-san" dans un bar à hôtesses de Ginza. Fidèle à la mémoire de son mari, elle tente de préserver son intégrité dans un milieu où la séduction est une monnaie d'échange, tout en cherchant à réunir les fonds nécessaires pour ouvrir son propre établissement.

Quatre hommes gravitent autour d'elle : Sekine, dont la demande en mariage lui fait entrevoir une porte de sortie hors du métier d'hôtesse, avant qu'elle ne découvre qu'il est marié et affabule sur sa fortune ; Goda, riche homme d'affaires d'Osaka dont elle refuse les avances et qui se rabat sur sa jeune protégée, Junko ; Komatsu, son manager très directif et possessif ; et le banquier Fujisaki, le seul à éveiller en elle un véritable désir.

Yuri, son amie et rivale, confie à Keiko qu'elle est criblée de dettes impossibles à rembourser et qu'elle projette de simuler un suicide pour échapper à ses créanciers. Le lendemain, Keiko apprend avec stupeur que Yuri est morte.

Épuisée et atteinte d'un ulcère gastrique, Keiko se replie chez ses parents le temps de se rétablir, mais sa famille réclame de l'argent pour éviter la prison à son frère et payer l'opération qui permettrait à son neveu, frappé par la polio, de remarcher. Elle proteste qu'elle ne peut pas se le permettre — son appartement et ses kimonos de luxe sont les conditions mêmes de son métier — avant de céder, sachant que ce sacrifice enterre son projet de bar.

Keiko finit par céder à Fujisaki, qui l'abandonne au matin en annonçant sa mutation à Osaka. Komatsu, qui l'aime en silence, la frappe en découvrant sa liaison avec Fujisaki.

Dans la scène finale, Keiko rend les actions léguées par Fujisaki directement à son épouse, puis remonte une nouvelle fois les escaliers du bar — son projet d'indépendance compromis, mais sa dignité intacte.

Fiche technique Titre français : Quand une femme monte l'escalier Titre original : Titre anglais : Réalisation : Mikio Naruse Assistant réalisateur : Scénario original : Ryūzō Kikushima Musique : Toshirō Mayuzumi Photographie : Son : Masao Fujiyoshi, Takashi Shimonaga Lumière : Choshiro Ishii, Ichiro Inohara Décors : Costumes : Hideko Takamine. Montage : Eiji Ōi Producteur : Ryūzō Kikushima Société de production : Tōhō Pays de production : Langue originale : japonais Format : noir et blanc — format 2,35:1— 35 mm — stereophonic sound Genre : drame Durée : 111 minutes. (métrage : huit bobines - ) Dates de sortie : Japon : . Italie : . au Festival de Venise États-Unis : Festivals : Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive. en 1981, Museum of Modern Art en octobre 1985, Harvard Film Archive. en 2005 France : . Classification : Tous publics

Distribution Hideko Takamine : Keiko Yashiro Masayuki Mori : Nobuhiko Fujisaki Reiko Dan : Junko Inchihashi Tatsuya Nakadai : Kenichi Komatsu Daisuke Katō : Matsukichi Sekine Ganjirō Nakamura : Goda Eitarō Ozawa : Minobe Keiko Awaji : Yuri

Noriko Sengoku : Miyuki Yū Fujiki : Matsui, le mari de Miyuki

Autour du film Le film a également été adapté en série télévisée en 1961, 1970 et 1985.

Dans son livre, , Catherine Russell écrit : .. Catherine Russell, , Women and Japanese Modernity, 2008, p 333

Le film . Catherine Russell, , Women and Japanese Modernity, 2008, p 341

Notes et références

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