L'avenue Frochot est une voie privée du de Paris, en France.
Situation et accès vignette|redresse|gauche|Avenue Frochot en 2026.
L'avenue Frochot est une voie privée située dans le de Paris (France). Elle débute au 26, rue Victor-Massé (place Gabriel Kaspereit) et se termine au 3, place Pigalle.
Elle est desservie par les lignes 2 et 12 à la station Pigalle.
Origine du nom vignette|gauche|redresse|Nicolas Frochot. Elle porte le nom du préfet de la Seine Nicolas Frochot (1761-1828), que Napoléon chargea d'acheter des terrains hors des limites du Paris de l'époque et qu'il fit transformer en quatre cimetières : le cimetière du Père-Lachaise, le cimetière de Montmartre, le cimetière du Montparnasse et le cimetière de Passy.
Historique
L'avenue Frochot est une voie privée dont l'entrée rue Pigalle est fermée par une grille, celle sur la place Pigalle ayant été condamnée. C'est un îlot de calme, fermé à la circulation dans un quartier très animé. Les belles demeures du noyées dans la verdure ont attiré les artistesJacques Garance et Maud Ratton, Paris méconnu, Éditions Jonglez, 2007, ...
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire thumb|Plaque en l'honneur de Paul Merwart. 1 : maison de style néogothique construite dans les années 1820-1830. L'écrivain Ponson du Terrail (1829-1871) y a habité. Le compositeur Victor Massé y est trouvé mort en 1884., de même que, un siècle plus tard, le critique littéraire Matthieu Galey (1986). La chanteuse Sylvie Vartan en a été la propriétaire dans les années 1980, sans jamais y habiter. Selon la légende, cette maison serait hantée par le fantôme d’une servante battue à mort dans les escaliers, à coups de tisonnier, au . Cette légende serait, indirectement, à l'origine de l'érection de la grille de l'avenue, destinée à protéger les résidents de l'afflux de curieuxEmma Forton, « Ces lieux hantés d’Île-de-France : à Paris, le fantôme d’une servante rôde au numéro un de l’avenue Frochot », Le Parisien, 14 août 2023.Murielle Giordan et Claire Charbonnel, « La Maison Frochot, la dernière maison hantée de Paris », francebleu.fr, 11 novembre 2024.. 2 : à gauche de l'entrée donnant sur la place Gabriel-Kaspereit se trouve un grand vitrail de style Art déco à motifs marins inspirés de Hokusai, classé au patrimoine français et qui date des années 1920.. : la cantatrice Régine Crespin (1927-2007) y demeure de 1959 à 2007 2024 DAC 303 Apposition d’une plaque commémorative en hommage à Régine Crespin au 3, avenue Frochot à Paris 9e.. 4 : Apollonie Sabatier, dite La Présidente vivait à cette adresse, ainsi que Théophile Gautier, Charles Baudelaire et le peintre Joseph Ferdinand Boissard de Boisdenier (1813-1866)Ce dernier y tenait portes ouvertes. Là, elle fit connaissance de tout un peuple d'artistes. Sa première rencontre en 1851 avec Baudelaire eut pour témoins le maître de maison ainsi que Gautier et le sculpteur Jean-Jacques Feuchère. Gautier a décrit dans sa préface à la première édition posthume des Œuvres de Baudelaire, ce premier contact mémorable. Baudelaire vouera longtemps à cette jeune femme ravissante une passion secrète, la considérant comme . Elle fut l’une des trois femmes (avec Jeanne Duval et Marie Daubrun) qui lui inspirèrent certains de ses poèmes. On peut distinguer un cycle « Madame Sabatier », au sein du recueil Les Fleurs du mal, notamment les poèmes Que diras-tu ce soir ?, Harmonie du soir, Hymne, À une Madone, Tout entière, Confession, Le Flambeau vivant, Réversibilité, L’Aube spirituelle. Ils devinrent amants le , mais le poète se désintéressa peu à peu d'elle et cessa de la voir vers 1862 (source : baudelaire.litteratura.com). Durant les décennies 1840 et 1850, elle est l'égérie des artistes et poètes modernes sous le surnom de « la Présidente ». Elle tenait salon sur invitation à cette adresse. Alfred Mosselman lui suggéra de recevoir sans invitation le cercle d'amis chaque dimanche. Ces réunions devenant institutionnalisées, il fut décidé, par jeu, qu'elle en serait la présidente. Tous ses admirateurs et soupirants de la surnommer « la Présidente » désormais : Maxime du Camp, Alexandre Dumas père, Ernest Feydeau, Gustave Flaubert, Théophile Gautier, Edmond de Goncourt, Arsène Houssaye, Alfred de Musset, Gérard de Nerval ; les peintres Ernest Meissonnier, Charles Jalabert, Gustave Ricard ; les sculpteurs Auguste Préault et Auguste Clesinger, et puisqu'elle avait appris le chant dès son jeune âge, les musiciens comme Ernest Reyer ou Hector Berlioz. Quant à Meissonier, Ricard, Vincent Vidal, et Jalabert, entre autres, ils firent son portrait en buste ou en pied. Flaubert et Gautier ont écrit des articles sur elle. En 1850, Théophile Gautier lui consacre sa Lettre à la Présidente.Dictionnaire des œuvres érotiques, Paris, Éditions Robert Laffont, collection « Bouquins », 2001 .. En 1888, le peintre graveur Henri Guérard y est domicilié avec sa seconde épouse Jeanne Gonzalès, sœur de sa première épouse Eva Gonzalès. Il y meurt en 1897 Blandine Bouret, « Mémoires des lieux. Les ateliers du bas-Montmartre. II : autour de la place Pigalle », La Gazette de l'Hôtel Drouot, , 2001, .. Le cinéaste Jean Renoir ainsi que ses frères Claude et Pierre, son fils Paul y résidèrent. Le cinéaste y reçut des acteurs tels que Jean Gabin, Marlène Dietrich, Laurel et Hardy. 5 : le journaliste Jules Huret (1863-1915) y habita succinctement vers 1906..
6 : le peintre Henri Guinier (1867-1927) avait son atelier à cette adresseAndré Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, Roissy-en-Brie, Éditions A. Roussard, 1999, , .. Le guitariste Django Reinhardt y habita.. 7 : Alexandre Dumas y résida de 1847 à 1852. Le cinéaste Jean Renoir y habita aussi. Ce fut également le domicile du violoniste et chef d'orchestre Charles Lamoureux. 8 : domicile du dramaturge Eugène Brieux. 13 : le peintre Paul Merwart y avait son atelier. : atelier du peintre Théodore Chassériau, jouxtant celui de Gustave Moreau et Charles-François Daubigny qui y travailla de 1881 à 1884. Le peintre Toulouse-Lautrec loue l'atelier de Daubigny et y demeure en 1898. Il y meurt trois ans plus tard en 1901Blandine Bouret, . Chassériau y meurt en 1857. Dans ce même bâtiment, le peintre belge Alfred Stevens habite de 1883 à 1893. Au se trouvait l'Académie Frochot qui devient celle de Jean Metzinger (1883-1956) pour y recevoir les élèves féminines ; elle fut transformée après 1952 en École normale de dessinBlandine Bouret, « Mémoires des lieux : les ateliers du bas-Montmartre - II, autour de la place Pigalle », La Gazette de l'Hôtel Drouot, , 2001, .. 16 : domicile du chanteur Patrick Hernandez qui y écrivit Born to Be Alive en 1974-1975. 26 : le peintre orientaliste Théodore Chassériau (1819-1856) y eut son atelier. 28 : le peintre Jules Dupré (1811-1889) eut un atelier à cette adresse en 1839, à l'époque où elle s'appelait « rue BrédaAndré Roussard, Dictionnaire des peintres de Montmartre, . ».
Autres Texte récupéré sur l'article de la rue Frochot voisine.
En 1958, François Truffaut y tourne une partie du film Les Quatre Cents Coups.
Son croisement avec la rue Victor-Massé sert de décor à la scène d'ouverture du film Les Ripoux (1984) de Claude Zidi. : hôtel particulier néogothique construit en 1837-1839Base Mérimée PA750900107. pour Rosalie Jeanne Hiss-Venier (1794-1867)État-civil de Paris XVIIIe, Décès, 1867, f° 13, § 2.422.. Domicile de Victor Massé, qui y mourut le L’avenue Frochot sur paris-promeneurs.com ; Sylvie Vartan achète la maison puis la revend rapidement ; Matthieu Galey, y meurt ; Le pianiste Patrick de Brou de Laurière (1928-2010) en a été propriétaire-occupant. : emplacement du premier atelier des photographes Erwin frères ouvert en 1861 avec Erwin Hanfstaengl (1838-1905)« Erwin Hanfstaengl », laphotoduxix.canalblog.com.. : Eugène Brieux y a vécu de 1913 à 1932.
Régine Crespin y vécut jusqu’à sa mort ; Alfred Mosselman, banquier d'origine belge, y logea Aglaé Savatier au second étage. Elle fut célèbre sous le nom de La Présidente. Elle quitta les lieux en 1864 après sa rupture avec son banquier ; Ateliers des photographes Erwin frères à partir de 1863 et jusqu'en 1902 pour ErwinBernard Vassor, Le Cénacle de la rue Frochot. ; Le peintre Edgar Degas emménage à cette adresse en 1870. Il habite tout le premier étage et monte travailler au troisième étage dans un grand atelier de photographieL'appartement se compose d'une salle à manger, deux chambres de chaque côté du salon, dont une avec alcôve, une galerie de passage, un boudoir, une cuisine, le tout pour un loyer de pour l'appartement et pour l'atelier (Henri Loyrette, Degas, 1991, cité par Blandine Bouret in « Mémoires des lieux. Les ateliers du bas-Montmartre. II : autour de la place Pigalle », La Gazette de l'Hôtel Drouot, , 2001, ).. : Paul Meurice y habite à partir de 1865 et y héberge Victor Hugo, à son retour de Guernesey en 1870.
Domicile de Django Reinhardt ; Atelier d'Henri Guinier. : Charles Lamoureux y a vécu.
Le poète Tristan Corbière y a habité lors de ses séjours à Paris, entre le printemps 1872 et (cf. Tristan Corbière et le Bas-Montmartre de Pierre Brunel, dans les Cahiers Tristan Cornière , , ) ; Le poète Ulric Guttinguer y est mort ; : Paul Merwart y a demeuré . : emplacement du dernier atelier de Toulouse-Lautrec. : le peintre orientaliste Théodore Chassériau (1819-1856) y eut son atelier. Nini-Patte-en-l'air ouvrit une école de danse dans cette rue vers 1894André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, Roissy-en-Brie, Éditions A. Roussard, 1999, , ..
Cinéma Une séquence du film Neuilly sa mère ! y a été tournéeNeuilly sa mère!, sur IMDB..
Certaines scènes de Les Quatre Cents Coups (François Truffaut, 1959) y ont été tournées (les scènes de l'extérieur de chez René, l'ami d'Antoine Doinel).
Galerie
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Frochot Frochot, avenue Catégorie:Résidence fermée à Paris Frochot