La rue d’Armaillé est une voie du de Paris en France.

Situation et accès La rue d’Armaillé est une voie publique située dans le de Paris. Elle débute au 29, rue des Acacias et se termine au 3, place Tristan-Bernard.

En deçà de la rue des Acacias et jusqu’à l’avenue des Ternes, elle prolonge l’avenue Carnot, une des avenues rayonnant depuis la place de l’Étoile.

Le quartier est desservi par la ligne 1 à la station Argentine et par la ligne 2 à la station Ternes.

Origine du nom Elle porte ce nom car la rue a été ouverte sur la propriété du marquis Pierre-Ambroise de la Forest, marquis d'Armaillé (né le à Paris et décédé le 1er mars 1806 à Grigny), qui était également baron de Craon, de Gonnord, du Puy-du-Fou et autres lieux et fut l’un des plus importants propriétaires fonciers de l’Anjou (Armaillé se trouve dans l'actuel Maine-et-Loire). Son grand-père François d’Armaillé (1647-1731) avait été acquéreur de la baronnie de Craon pour la somme de ..

Pierre-Ambroise de la Forest partagea sa vie entre la chasse à Craon et les fêtes à Paris, « dépensant à la cour les revenus de ses possessions provinciales ». Le marquis d’Armaillé fréquenta le salon de la comtesse du Barry et les lieux à la mode comme la Comédie-Française aux Tuileries où il possédait une loge.

Historique vignette|redresse|gauche|Manoir avant la rue d'Armaillé, plan de Girard (1820). vignette|gauche|redresse|La rue d'Armaillé sur le plan de Doyonnet (1849). Les terrains sur lesquels a été ouverte la future rue ont été acquis par la famille d'Armaillé, noblesse de robe angevine, alliée avec la vieille noblesse d’épée du royaume, qui y construisit un « manoir » au Église, éducation, Lumières… Histoires culturelles de la France (1500-1830), en l'honneur de Jean Quéniart, .. La rue est en effet ouverte en 1840 sur la propriété du marquis d'Armaillé et est nivelée avec les terres retirées pour la mise en place des fondations de l'arc de triomphe de l'ÉtoileJacques Hillairet, Connaissance du Vieux Paris ou Lutèce à présent Paris, Club français du livre, 1965, ..

La rue d’Armaillé est bien plus étroite et plus ancienne que l'avenue Carnot qui n’était pas tracée à l’époque et qui formait la Cité de l'Étoile dont, en 1849, un auteur dit .

Vers 1830, l'agglomération des Ternes compte et l'augmentation de la population est telle qu'il faut prévoir très rapidement la construction d'une église pour remplacer la chapelle, édifiée jusque-là sous un hangar, aux abords de la Villa des Ternes.

vignette|redresse|gauche|. Pour construire l'église, la municipalité de Neuilly, dès 1842, achète un terrain appartenant à la famille d'Armaillé dans ce nouveau quartier des Ternes. La tradition dit que le petit hôtel particulier à deux ailes, situé au , serait ce qui reste du manoir d'Armaillé.

Le plan est confié à un architecte protestant, Paul-Eugène Lequeux (1806-1873), auteur des plans d'agrandissement, à partir de 1839, de l'église des Batignolles et de l’ancienne mairie des Batignolles en 1847-1849, aujourd'hui démolie.

L’église est construite entre 1842 et 1847 et prend le nom de Saint-Ferdinand-des-Ternes en souvenir du prince royal Ferdinand-Philippe d'Orléans, fils aîné du roi Louis-Philippe, qui mourut accidentellement le , près de la porte Maillot, toute proche. Il ne faut pas la confondre avec l'église Notre-Dame-de-Compassion, anciennement dénommée « chapelle Saint-Ferdinand », érigée en 1843 sur le lieu de l’accident (puis entièrement déplacée d'une centaine de mètres en 1964, lors de la construction du souterrain et du palais des congrès de la porte Maillot). Inaugurée le , l'église se révèle rapidement trop petite..

Dès 1849, le manoir de la famille d'Armaillé est détruit. Des rues sont tracées à son emplacement, puis le , la municipalité de Neuilly, pour agrandir l’église, achète au comte d'Armaillé, un grand terrain situé aux Ternes .

Faisant partie alors de la commune de Neuilly, elle est classée dans la voirie parisienne par décret du qui confirme également son nom.

Pendant les mois d'avril et , le quartier subit les assauts de la Commune : plusieurs immeubles de la rue sont détruits.

La fraction qui était comprise entre la rue Saint-Ferdinand et l'avenue des Ternes a été englobée dans la place Tristan-Bernard en 1953.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Les immeubles de la rue ont été construits pour l'essentiel à la fin du , entre 1878 et 1912.. La rue longe l'église Saint-Ferdinand-des-Ternes, dont le parvis est constitué par la place Tristan-Bernard. : hôpital Marmottan.

La rue au cinéma Dans le film de Jean-Pierre Melville Un flic (1972), avec Alain Delon, l’un des protagonistes possède une boîte de nuit, Le Simon’s, dans la rue, où se déroulent plusieurs scènes du film.

Notes et références

Annexes Articles connexes Liste des voies du 17e arrondissement de Paris

Liens externes Rue d'Armaillé (mairie de Paris) Carte interactive des voies de Paris

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