La rue Marie-Éléonore de Bellefond est une voie du de Paris, en France.

Situation et accès La rue Marie-Éléonore de Bellefond est une voie publique située dans le de Paris. Elle débute au 105, rue du Faubourg-Poissonnière et se termine au 46, rue de Maubeuge. Elle présente la particularité de surplomber en son centre la rue Pierre-Semard.

Origine du nom Elle doit son nom à Marie-Éléonore de Bellefond (1659-1717), qui était abbesse de Montmartre lors du percement de la rue.

Historique Cette voie est ouverte vers le milieu du sur un terrain relevant de l'ancienne abbaye de Montmartre. Au , elle est appelée « rue Jolivet » et « chemin de la Nouvelle-France » avant de prendre sa dénomination actuelle en 1721. Elle faisait partie du quartier de la Nouvelle-France constitué vers 1644 et comportait une entrée vers le château Charolais. Cette allée a été transformée en rue de Chantilly en 1893.

Au , on la nommait à nouveau « rue Jolivet », et on appelait « rue de Bellefond » la rue de la Tour-d'Auvergne. Une décision ministérielle du signée Chaptal et une ordonnance royale du ont fixé la largeur de cette voie publique à .

Par ordonnance 1833, la rue est alignée :

Début , la rue de Bellefond devient la rue Marie-Éléonore de Bellefond.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Cette rue présente la particularité de passer au-dessus de la rue Pierre-Semard. N° 7 et 9 : dans les années 1820 domicile et ateliers de la famille d’artistes Barbier, composée de la comédienne Agathe Richard (1785-1875) et de ses trois filles naturelles, dont la peintre et femme de lettres Victoire Barbier, née Richard (1808-1906), et du mari d’Agathe, le peintre et homme de lettres Nicolas Alexandre Barbier (1789-1864)Waldemar Kamer, « Le peintre Nicolas Alexandre Barbier, professeur de dessin et secrétaire particulier du duc d’Aumale », Bulletin des Amis du Musée Condé, n° 88, Chantilly, 2025.. C’est ici qu’est né leur fils Jules Barbier (1825-1901), écrivain, dramaturge, librettiste et poète, et qu’a grandi à ses côtés sa nièce Agathe Barbier, qui devint la première femme violoncelliste professionnelle sous le nom d’artiste Lise Cristiani (1825-1853). N° 23 : la résistante Suzanne Buisson y est née en 1883Chantal Dossin, Elles étaient juives et résistantes : Convoi 76, Tours, éditions Sutton, 2018, p. 62-78.. N° 30 et 36 : deux belles façades de style Art déco. N° 37 : ancienne maison de l’écuyer Alain-François Bignon, achetée et modifiée en 1824 par le riche banquier Marion-Brillantais.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie

Articles connexes Liste des voies du de Paris Liste des voies de Paris se référant à un nom de femme

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Marie-Éléonore de Bellefond Marie-Éléonore de Bellefond