La rue Bleue est une voie du quartier du Faubourg-Montmartre, un des quatre quartiers administratifs du de Paris, en France.
Situation et accès La rue Bleue est une voie publique située dans l’est du de Paris, à une centaine de mètres du , celui de sa paronyme la rue Dieu. Elle est à sens unique et comporte une voie de circulation goudronnée, une rangée de stationnements en ligne, une station de vélos en libre service Vélib', et deux trottoirs de part et d'autre permettant la circulation piétonnière des riverains. Longue de et large de , elle débute à l'est à l'intersection avec la rue Papillon, sur la rue du Faubourg-Poissonnière et se termine à l'ouest au 72, rue La Fayette.
Outre ces rues, elle est rejointe ou traversée d'est en ouest par les voies suivantes : 5-7 : cité de Trévise ; 12-14, angle rue Bleue-rue Riboutté : bureau de poste Paris-Montholon (ex-Paris 83) ; 21-23 et 20-22 : rue de Trévise ; : rue Saulnier, au débouché sur la rue La Fayette.
De l'autre côté de la rue du Faubourg-Poissonnière, la rue Bleue est prolongée par la rue de Paradis.
La station de métro la plus proche est la station Cadet sur la ligne 7, dont l'une des bouches est située à l'angle de la rue La Fayette et de la rue Cadet, dans le prolongement de la rue Bleue.
Origine du nom Le , sur le désir des habitants de la rue d'Enfer, un arrêt du Conseil du roi indique : . Rue Bleue sur la Nomenclature officielle des voies. Une autre source mentionne que la voie reçoit son nom actuel d’après une manufacture de boules bleues fondée dans cette rue en 1802.
Historique La voie figure sur le plan de Gomboust en 1652 sous le nom de « ruelle des Volarnaux », déformation de Val-LaroneuxVal-Laroneux de vallis ad roanas, c'est-à-dire « vallée aux grenouilles »..
Elle s'appelle ensuite « rue d'Enfer« Rue d'Enfer devenue rue Bleue », www.paris-pittoresque.com. », nom probablement dû à sa proximité avec la rue de Paradis. Une autre étymologie fait remonter ce nom au vacarme occasionné par les soldats qui rentraient des guinguettes de Porcheron à la caserne de la Nouvelle-France.. À cette période, elle rejoint la chaussée de la Nouvelle-France (actuelle rue du Faubourg-Poissonnière) au coin sud-ouest de l'enclos Saint-Lazare. Elle se serait également appelée « rue Saint-Lazare ».
Le marquis de Rochegude relève l’appellation « rue d’Enfer-Coquenard », en 1714..
La rue Bleue s'étend à l'origine à l'ouest jusqu'à la rue Cadet.
Par une ordonnance de 1833, la rue est alignée :
En 1859, il est projeté de supprimer la partie comprise entre les rues Cadet et La Fayette, mais cette opération n'a pas lieu. Cette partie est simplement détachée de la rue Bleue en 1911 et affectée à la rue La Fayette.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Dans la nuit du 18 au , l'officier de police François Costantini est abattu à l'angle de la rue du Faubourg-Poissonnière par Félix Léandri, surpris avec deux complices en train de voler la sacoche d'Erast Bocancea.. 1 : y exerçant pour vivre la profession de gardien d'immeuble, Cesare Battisti, ancien membre d'une organisation terroriste italienne devenu écrivain en France, a longtemps vécu à cette adresse., au sixième étage. ; c'est dans le hall de l'immeuble qu'il est arrêté le matin du , par des policiers de la Division nationale anti-terroriste. 2 : Louis-Émile Vanderburch (1794-1862), auteur de théâtre à succès, a vécu à cette adresse au début des années 1840.. 3 : domicile, en 1899, du chimiste et aérostier Gaston Tissandier (1843-1899)Kevin Desmond, Gustave Trouvé: French Electrical Genius (1839-1902), McFarland, 2015, .. 5 et 7 : entre ces numéros s'ouvre, sur le côté sud de la rue, la cité de Trévise.. La cité étant partiellement inscrite au titre des monuments historiques, la façade et la toiture du 5, rue Bleue le sont également. 6 : Émile Prudent (1817-1863), pianiste, compositeur et professeur de musique, y est mort le 16 mai 1863 « Avis de décès d'Émile Prudent », Journal des débats, gallica.bnf.fr.. 9 : L'école de mode MOD'SPE Paris fondée en 1993 possède son principal campusMOD'SPE Paris.
12 : Georges Henri Roger (1860-1946), docteur en médecine est né au 12 de la rue Bleue le « Acte de naissance de Georges Henri Roger », www.culture.gouv.fr.. 14 : la maison est bâtie sur l'emplacement d'une maison où est né Charles-Henri Sanson, le bourreau de Louis XVI. 17 : maison édifiée avec des pierres provenant des maisons démolies par l'explosion de la rue Saint-Nicaise, qui menaça les jours du Premier Consul. Le général Taviel, Oberkampf, la veuve de Hoche et sa fille Jenny Hoche, comtesse des Roys, y ont habité. C'est à cet adresse que le réalisateur Chad Chenouga place le domicile d'Adda, ses enfants et ses sœurs, personnages principaux de son premier long-métrage, sorti en 2001, justement titré 17, rue Bleue. Toujours à cette adresse, au fond de la cour, se trouve la Maison de la culture arménienne. 19 : François Sudre (1787-1862), musicien et professeur de musique français, connu pour avoir inventé la téléphonie et la langue musicale universelle, appelée ensuite Solresol, y est décédé le . 20 : numéro supprimé. Le percement de la section de la rue de Trévise allant de la rue Bleue à la rue Lafayette« Rue de Trévise », dans la nomenclature officielle des voies sur le site de la mairie de Paris. a ici fait disparaître une maison orientée vers le sud qui avait été le domicile de Gustave et Jane Monod et le lieu de naissance de leur fils Charles Monod (1843-1921). La famille logera ensuite au 114, place Lafayette (place Franz-Liszt)Gustave Monod, Jane Monod, née Good. Souvenirs recueillis par son mari pour sa famille, 1885, (en ligne).. 25 : la façade de la maison Leclaire, entreprise de peinture en bâtiment comporte une plaque commémorative en hommage à Edme Jean Leclaire (1801-1872) ainsi que son profil. 25 : domicile mortuaire de l'amiral Delsaigne, qui avait pris et repris la Guadeloupe.
Au , le médecin neurologue Jean-Martin Charcot y grandit. Est arrêté en 1941, le belge Maurice Braive et sa femme, née Floriane de Bellaielgh, qui y avait fondé le Groupe indépendant des hautes-études ésotériques de Paris, en raison des actes contraires aux bonnes mœurs qu'ils y organisent., intervention policière qui aurait aussi été justifiée par la fréquentation du lieu par Alain de Bernardy de Sigoyer.. Cette affaire inspire à Patrick Modiano des éléments de son roman L'Horizon, paru en 2010. 29 : Henri-Laurent Rivière (1827-1883), homme de lettres et officier de marine français, y est né le « Acte de naissance de Henri-Laurent Rivière», www.culture.gouv.fr.. 30 : Alexandre Dumas (1802-1870) y a vécu de 1833 à 1837. Cet immeuble a disparu en raison du percement de la Rue La Fayette (Paris) en 1859..
Notes et références
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Bleue Catégorie:Odonyme se référant au bleu