La rue de Chanaleilles est une voie du de Paris, en France.
Situation et accès La rue de Chanaleilles est une voie publique située dans le de Paris. Longue de 117 m, elle débute au 24, rue Vaneau et se termine au 17, rue Barbet-de-Jouy. Elle est en sens unique dans le sens ouest-est.
Le quartier est desservi par la ligne 13 à la station Saint-François-Xavier.
Origine du nom vignette|redresse|gauche|Armoiries de la famille de Chanaleilles. Elle porte le nom du marquis Sosthène de Chanaleilles (1808-1893), lieutenant-colonel de l'Armée d'Afrique.
Historique La voie est ouverte en 1844.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette|gauche|redresse| : hôtel de Chanaleilles. : l'hôtel de Chanaleilles, construction basse et allongée dont les jardins s'étendaient autrefois jusqu'à la rue de Babylone, a été bâti au (extrême fin du règne de Louis XVI) mais ses dispositions et sa décoration intérieures ont été très remaniées par la suite. L'aile moderne sur les jardins a été édifiée dans les années 1960 pour l'armateur Stavros Niarchos, qui devint propriétaire de l'hôtel et le fit restaurer. La salle de bains circulaire en sous-sol aménagée (après 1799) pour est l'une des plus anciennes de ParisAlexandre Gady, Les Hôtels particuliers de Paris du Moyen Âge à la Belle Époque, Paris, Éditions Parigramme, 2008, , .. Sosthène de Chanaleilles y habitait avec ses parents lors de son baptême en 1844. Les façades et toitures, sauf l'aile moderne sur les jardins, les boiseries anciennes et les stucs de la galerie, les parquets en bois des îles et le jardin ont été inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du ..
vignette|gauche|redresse| : hôtel de Mortemart. : hôtel de Mortemart ou de Tocqueville, de style néo-Louis XIII, construit en 1863 par l'architecte Henri ParentChristophe Parant, Une dynastie d’architectes : les Parent. Les hôtels parisiens, Université de Paris-Sorbonne, 1989-1990.. Certains habitants ont laissé une trace dans la presse de leur temps, telles la vicomtesse de MortemartLe Français, , 8 avril 1877, sur RetroNews. (1877) et la comtesse de Tocqueville (1930), cette dernière y organisant des réunions de groupe pour les Dames royalistes et d’Action françaiseL’Action française, , 23 mai 1930, sur RetroNews.. Pendant la Première Guerre mondiale, on y trouve la Mission militaire franco-polonaise« Engagement dans les troupes polonaises » Le Figaro, 29 juillet 1917, sur RetroNews.. En 1932, le bâtiment est mentionné dans la presse sous le nom d’hôtel de Puységur« Un organisateur », Excelsior, 14 mai 1932, sur RetroNews.. En 1978, les propriétaires sont autorisés à diviser le bâtiment et une construction annexe en appartements et à créer cinq niveaux en sous-sol à usage de parkings ; à l’occasion de ces travaux, le grand escalier intérieur d’origine est démoliPermis de construire, Archives de Paris, 1178W 5059.. L’écrivain Albert Camus y habita en 1954Michel Onfray, L’ordre libertaire : la vie philosophique d’Albert Camus, 2012, .. Le poète René Char y vécut de 1954 à 1978Christine Dupouy, René Char, 1987.. L’ethnologue Robert Jaulin (1928-1996) y a également également habité. À son départ pour l’Amérique du Sud, dans les années 1970, il cède son appartement au poète paragayen Rubén Bareiro Saguier (1930-2014), situé « dans une partie qui était autrefois les lieux communs de l’hôtel particulier d’Alexis de Tocqueville, historien et homme politique du ». Au bas des escaliers, Rubén Bareiro Saguier a l’habitude d’échanger quelques mots avec le poète René Char, « un voisin du premier étage ». L’appartement qu’il occupe, au troisième étage, a été celui de l’écrivain Antoine de Saint-Exupéry. Albert Camus, quant à lui, résidait au deuxième étage« Entre vision, signification et fonction : l’expérience de Rubén Bareiro Saguier à Paris », Cahier d’études romanes, sur OpenEdition Journals.. : demeure de la romancière Émilie Devars, alias Émilie de Vars, collaboratrice et amie de l'abbé Michon, l'un des fondateurs de la graphologie.. : maison-atelier construite en 1842 par l’architecte Pierre-Charles Dusillion (1804-1878) pour lui-mêmeJoseph Specklin, « Pierre-Charles Dusillion et l’architecture néorenaissance », Livraisons d’Histoire et d’Architecture, 2012.. Le bâtiment d'une superficie de 700 m2 et doté d'un jardin de 70 m2 est acheté en 2023 par Hamad ben Jassem Al Thani pour 23,5 millions d'euros.. Ses propriétaires précédents ont été l’homme d’affaires français Patrick Maugein (1947-2006) puis l’industriel britannique James DysonDavid Bensoussan, « Encore un hôtel particulier acheté par les Qataris », Challenges, 5 novembre 2023.. : bâtiment construit en 1847 par l’architecte Pierre-Charles Dusillion.
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
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