Mijanès est une commune française, située dans le sud-est du département de l'Ariège, dans la région Occitanie.

Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Donezan, qui faisait jadis partie du comté de Razès puis du comté de Foix. Il s'agit d'une sorte de plateau granitique isolé du monde, entouré d'un écrin montagneux et occupé par sept villages. Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Bruyante, le ruisseau de Paillères et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : trois sites Natura 2000 (le site « Quérigut, Orlu », la « haute Vallée de l'Aude et Bassin de l'Aiguette » et « Quérigut, Laurenti, Rabassolles, Balbonne, la Bruyante, haute vallée de l'Oriège ») et cinq zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Mijanès est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1851. Ses habitants sont appelés les Mijanésiens ou Mijanésiennes.

Géographie Localisation La commune de Mijanès se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Commune située dans le Donezan sur la Bruyante, affluent du fleuve l'Aude. C'est une commune limitrophe avec le département de l'Aude.

Sur le plan historique et culturel, Mijanès fait partie du Donezan, qui faisait jadis partie du comté de Razès puis du comté de Foix. Il s'agit d'une sorte de plateau granitique isolé du monde, entouré d'un écrin montagneux et occupé par sept villages..

Elle se situe à à vol d'oiseau de Foix., préfecture du département, et à d'Ax-les-Thermes., bureau centralisateur du canton de Haute-Ariège dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Quillan.

Les communes les plus prochesLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau. sont. : Rouze (), Artigues (), Le Pla (), Campagna-de-Sault (), Le Puch (), Carcanières (), Fontanès-de-Sault (), Quérigut ().

Communes limitrophes {|class="wikitable" |+

Superficie et relief La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de .. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de . Son relief est particulièrement escarpé puisque la dénivelée maximale atteint . L'altitude du territoire varie entre et .Carte topographique sur Géoportail.

Une grande partie de la commune a été recouverte par des glaciers pendant certaines phases froides de l'ère quaternaire. Les combes abruptes, et les lacs, situés immédiatement au sud-est du pic de Tarbésou témoignent de manière frappante de cette glaciationF. Taillefer, Idées actuelles sur les glaciations dans les Pyrénées de l'Ariège, Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest. Année 1985. 56-3. pp.323-338. Fig. 1. En ligne à : www.persee.fr..

Géologie vignette|Pic de Tarbésou, vue depuis le sud, et l'étang Bleu; commune de Mijanès. Le pic se situe sur des métasédiments cambriens. La commune est située dans les Pyrénées, une chaîne montagneuse jeune, érigée durant l'ère tertiaire (il y a d'années environ), en même temps que les Alpes, certaines parties étant recouvertes par des formations superficielles.

La majeure partie de la commune est située dans le pluton de Quérigut, une intrusion ignée majeure d'âge hercynien (environ 300 Ma)Aurejac J.B., et al. (2004), Le complexe granitique de Quérigut (Pyrénées, France) ré-examiné par la technique de l'ASM : un pluton syntectonique de la transpression dextre hercynienne, Bull. Soc. Géol. Fr., 175. En ligne à : www.researchgate.net.. Le pluton est constitué de granite, gabbro, diorite et autres formations ignées. Les marges nord et ouest de la commune (par exemple, autour du pic de Tarbésou) sont situées sur "l'encaissant" du pluton, constitué de formations sédimentaires métamorphisées préhercyniennes.Genna A. (2008) - Carte géologique harmonisée du département de l'Ariége. Notice technique. Rapport final. BRGM/RP-56473-FR.Lagasquie J-J et al., Cartographie géomorphologique du Quérigut et du Madrés, Pyrénées-orientales, Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest. Année 1982. 53-2. pp. 221-232. En ligne à : www.persee.fr..

Hydrographie vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Mijanès. vignette|Vallée du ruisseau de Barbouillère. La commune est dans la région hydrographique « Côtiers méditerranéens »., au sein du bassin hydrographique Rhône-Méditerranée-Corse.. Elle est drainée par la Bruyante, le ruisseau de Paillères, le Rialet, le ruisseau d'Artounant, le ruisseau de Barbouillère, le ruisseau de l'Estagnet, le ruisseau de Salsefrage, le ruisseau de Tourret et le ruisseau du Fournet, constituant un réseau hydrographique de de longueur totale.

La Bruyante, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Mijanès et s'écoule du sud-ouest vers le nord-est. Elle traverse la commune et se jette dans l'Aude à Rouze.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Pyrénées orientales, caractérisée par une faible pluviométrie, un très bon ensoleillement (), un air sec, particulièrement en hiver et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Belcaire à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité Réseau Natura 2000 vignette|redresse=1.2|Sites Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la directive habitats. : « Quérigut, Laurenti, Rabassolles, Balbonne, la Bruyante, haute vallée de l'Oriège », d'une superficie de , un vaste ensemble de type écocomplexe avec opposition de communautés de caractère boréo-alpin et de communautés de caractère oro-méditerranéen. ; la « haute Vallée de l'Aude et Bassin de l'Aiguette », d'une superficie de , particulièrement intéressant pour ses milieux aquatiques. Il comprend des populations de Desmans des Pyrénées, Barbeau méridional, d'Écrevisse à pattes blanches ainsi que des chabots. ;

et un au titre de la directive oiseaux : le site « Quérigut, Orlu », d'une superficie de , très régulièrement fréquenté par dix-sept espèces d'oiseaux de l'annexe 1, parmi elles, on retrouve huit espèces de rapaces diurnes et deux rapaces nocturnes..

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. sont recensées sur la commune. : « l'Aude et son affluent la Bruyante » (), couvrant dont 4 dans l'Ariège et 2 dans l'Aude. ; les « montagnes et vallées du Donezan centre et ouest » (), couvrant dont 7 dans l'Ariège, 3 dans l'Aude et 2 dans les Pyrénées-Orientales., les « montagnes orientales d'Ax-les-Thermes » (), couvrant dont 16 dans l'Ariège et 4 dans l'Aude. ; et deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : « le bassin versant de l'Oriège et montagnes orientales d'Ax-les-Thermes » (), couvrant dont 18 dans l'Ariège, 4 dans l'Aude et 3 dans les Pyrénées-Orientales. ; le « massif de Quérigut et forêt du Carcanet (Donezan) » (), couvrant dont 18 dans l'Ariège, 10 dans l'Aude et 4 dans les Pyrénées-Orientales..

Urbanisme Typologie Au , Mijanès est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (94,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (96,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (31 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (17,7 %), zones agricoles hétérogènes (4,8 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 163, alors qu'il était de 162 en 2013 et de 160 en 2008.

Parmi ces logements, 24,8 % étaient des résidences principales, 74,6 % des résidences secondaires et 0,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,8 % des appartements..