La rue Garancière est une voie située dans le quartier de l'Odéon du de Paris, en France.
Situation et accès Elle débute au 29, rue Saint-Sulpice et se termine au 34, rue de Vaugirard, en face du jardin du Luxembourg. Orientée nord-sud, elle est longue de 220 m.
La station de métro la plus proche est la station Saint-Sulpice, où circulent les trains de la ligne 4.
Origine du nom Le nom actuel fait référence à l'hôtel anciennement appelé « hôtel Garancière », aujourd'hui hôtel de Sourdéac, construit en 1540 au 8Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, .. Son nom venait de ce qu'il a longtemps hébergé une teinturerie du nom de « Maison Garance », couleur bien connue dans cette activité industrielleFélix de Rochegude et Jean-Paul Clébert, Promenades dans les rues de Paris. La rive gauche et la Seine, Club des libraires de France, 1958, ..
Historique Lors de son ouverture, cette voie reçoit le nom de « ruelle Saint-Sulpice », par la suite « rue Garancée » et enfin « rue Garancière » (elle est mentionnée sous le nom de « rue Garentières » dans un manuscrit de 1636.
Un plan de l'époque de la Révolution la nomme « rue des Fossoieurs« Nouveau plan routier de la ville et faubourgs de Paris divisé en ses 12 arrondissements municipaux ou mairies avec ses changements, augmentations et embellissements », années 1790. », peut-être parce qu'elle était empruntée par des convois transportant les ossements des cimetières parisiens vers les catacombes alors en cours d'aménagement.
L'alignement actuel a été décidé en 1843, avec une exception au droit de l'église Saint-Sulpice« Rue Garancière », Nomenclature officielle des voies de Paris, www.v2asp.paris.fr., dont l'abside dépasse aujourd'hui encore en saillie sur le trottoir.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette|gauche|redresse|Rue Garancière vue depuis la rue de Vaugirard. vignette|gauche|redresse|Numérotation officielle révolutionnaire subsistant au n° 2. Le philosophe Gottfried Wilhelm Leibniz vécut rue Garancière dans les années 1670, mais on ignore à quel numéro.. : le peintre et cinéaste Frédéric Back vécut à cette adresse en 1937« Paris, le choc de la grande ville », biographie, www.frederickback.com.. : au-dessus de la porte communiquant à la crypte de l’Enfant-Jésus de l'église Saint-Sulpice subsiste le 1096. Il s’agit de l’ancienne numérotation officielle révolutionnaire (appelée aussi numérotation sectionnaire) établie en 1791. : l'éditeur Francisque Gay y habita de 1914 à 1954 ; une plaque lui rend hommage. La Librairie Bloud et Gay et les Disques Lumen étaient à la même adresse. : anciens ateliers de la maison d'édition d'Eulalie Bouasse-Lebel (1809-1898). : Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord est né le à cette adresseJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, . (une plaque lui rend hommage). Les vestiges de l'hôtel du demeurent visibles dans la cour. : imprimerie de Victor Goupy au Gallica, Biographie de l'abbé Antoine Favier par l'abbé Olier, curé doyen du Bleymard, diocèse de Mende, imprimerie Victor Goupy, 5, rue Garancière, Paris, 1875.. De nos jours UFR d'odontologie d'Université Paris-Cité. : immeuble relevant du patrimoine immobilier affecté au Sénat« Règlement du Sénat et instruction générale du bureau », Sénat, 2021.. On trouve également des locaux appartenant au Sénat dans les immeubles sis aux . : belle maison de style RestaurationProtections patrimoniales, arrondissement, Ville de Paris, Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, .. : l'hôtel de Sourdéac. C'est en ces lieux que la cantatrice Spéranza Calo-Séailles (1885-1949) avait un studio où elle donna des concerts en 1937-1939Manuel Cornejo et Dimitra Diamantopoulou, Spéranza Calo-Séailles, une Grecque à Paris et à Antony. Une cantatrice et artiste oubliée, texte en ligne.. : Victor Baltard, architecte des Halles de Paris, mourut à cette adresse. C'est aussi là que s'élevait la folie du médecin Ambroise Paré. Juste-Frédéric Riffault y vécutBase Léonore.. : petit hôtel du Nivernais, dit aussi Petit hôtel d'Entragues (le Grand se trouve au 12, rue de Tournon), dont le permis de construire date de 1769. L'académicien François Thureau-Dangin l'habitaFélix de Rochegude, Promenades dans toutes les rues de Paris. , Hachette, 1910, . (une plaque lui rend hommage). : la fontaine Palatine, construite en 1715 par Anne de Bavière, la princesse Palatine. : immeuble relevant du patrimoine immobilier affecté au Sénat. Le chevet de l'église Saint-Sulpice donne sur la rue. Demeure de Louis Alexandre Lescombat et de son épouse, Marie Catherine Taperet, qui commandita son assassinat en 1754. : hôtel du Lau d'Allemans, du nom de Jean du Lau, curé de Saint-Sulpice à partir de 1750, qui le fit construire en 1751. Place August-Strindberg, au croisement de la rue Saint-Sulpice.
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Catégorie:Rue dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636