Pech () est une commune française située dans le sud-est du département de l'Ariège, dans la région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du pays du Sabarthès, structuré par la haute vallée de l'Ariège en amont du pays de Foix avec Tarascon-sur-Ariège comme ville principale.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le ruisseau de la gargante et par deux autres cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Pech est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1821. Ses habitants sont appelés les Péchois ou Péchoises.
Géographie Localisation Commune des Pyrénées dont le territoire de Pech est traversé par la route d'accès au plateau de Beille jusqu'à de la station. Situé sur un replat, le village de Pech est distant de du petit bourg Les Cabannes. Adossé à la chaîne centrale des Pyrénées, Pech domine la vallée de l'Ariège et fait face aux falaises du Quié de Lujat.
Communes limitrophes
Géologie et relief La commune est située dans les Pyrénées, une chaîne montagneuse jeune, érigée durant l'ère tertiaire (il y a d'années environ), en même temps que les Alpes. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches pour partie sédimentaires et pour partie métamorphiques datant du Paléozoïque, une ère géologique qui s'étend de (millions d'années). La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans la feuille « n°1087 - Vicdessos » de la carte géologique harmonisée au du département de l'Ariège. et sa notice associée..
La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de .. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de . Son relief est particulièrement escarpé puisque la dénivelée maximale atteint . L'altitude du territoire varie entre et ..
Hydrographie vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Pech. La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne.. Elle est drainée par le ruisseau de la gargante, le ravin de la Rescalbade et le ruisseau de l'Oule, constituant un réseau hydrographique de de longueur totale.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Pyrénées centrales, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à . Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Aston à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Pech est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (96 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (94,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (83,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (12,3 %), zones urbanisées (3 %), zones agricoles hétérogènes (1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 47, alors qu'il était de 52 en 2013 et de 47 en 2008.
Parmi ces logements, 46,5 % étaient des résidences principales, 53,5 % des résidences secondaires et 0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 100 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Pech en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (53,5 %) supérieure à celle du département (24,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 95,5 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (82,6 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière..
+ Le logement à Pech en 2018. Typologie Pech Ariège. France entière. Résidences principales (en %)46,565,782,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)53,524,69,7 Logements vacants (en %)09,78,2
Risques majeurs Le territoire de la commune de Pech est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage, chapitre Liste des risques par commune...
Risques naturels vignette|redresse=1.2|Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Pech. Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle d'un cours d'eau, ou ruissellement d'un versant, chapitre Risque inondation..
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Pech, chapitre Mouvements de terrain.. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune..
Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques (PPR) inondation et mouvement de terrain approuvé le ..
Risques technologiques Dans le département de l’Ariège on dénombre cinq grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas de rupture. La commune fait partie des susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages. Elle est en effet dans la zone de proximité immédiate d'un barrage classé PPI, chapitre Risque rupture de barrage..
Toponymie Du point de vue toponymique, « Pech » est la retranscription française de l'occitan puèg qui dérive du latin Podium et désigne un endroit plat et surélevé.
Histoire Origines anciennes On sait bien peu de choses sur les origines lointaines du village. La haute vallée de l'Ariège fut peuplée par l'homme depuis des temps très reculés comme l'attestent les innombrables traces préhistoriques. L'occupation humaine du site de Pech n'est certainement pas aussi ancienne. Les premiers agriculteurs sédentaires qui se sont installés dans l'actuel canton des Cabannes ont recherché des sols légers et faciles à travailler avec un accès facile à l'eau. Ils ont également privilégié pour leur installation les sites de soulanes favorisés par une durée plus longue d'ensoleillement au détriment des fonds de vallée profitant aussi de la proximité de vastes terres de parcours et d'estives pour leurs troupeaux. Or le site de Pech, bien qu'offrant un replat dans cet espace très accidenté, se situe sur le versant à l'ombre c'est-à-dire sur l'ubac. Ce n'est certainement pas ce site que les hommes ont retenu en premier lorsqu'ils se sont installés dans cette partie de la haute vallée de l'Ariège.
Les villages de Larcat, Sinsat, Senconac et autres villages à la toponymie antique sont certainement plus anciens que Pech qui n'existait sans doute pas encore à l'époque gallo-romaine.
Moyen Âge Évolution de la population et de l'habitat C'est probablement entre le et le avec la poussée démographique qu'un premier habitat est apparu sur le site de Pech. Avec l'époque médiévale, les écrits, les documents d'archives et les traces archéologiques nous en disent plus à ce sujet. Le rôle des feux du comté de Foix, document fiscal réalisé en 1390 sous le règne de Gaston Fébus comte de Foix-Béarn nous livre les noms de quelques chefs de maison qui occupaient le site de Pech. Malgré la déchirure d'un feuillet où se trouvait 4 noms de familles, Pech (écrit « Pueg ») comptait 8 feux, c'est-à-dire 8 familles, ce qui est bien peu au regard de Verdun qui à la même époque comptait plus de 30 feux. De plus, divers documents montrent qu'en 1385 des gens de Pech payaient la dîme dans la paroisse de Château-Verdun sous le patronage de saint Martin. L'habitat le plus ancien semblait être situé au quartier de Montels sur une petite colline qui domine le reste du village. Dans sa thèse sur les fortifications dans le Sabarthès du début du au début du , Florence Guillot émet l'hypothèse que Montels fut sans doute un village castral dont le développement fut étouffé à cause de la proximité de Château-VerdunFlorence Guillot, Fortifications, pouvoirs et peuplement (Haute-Ariège) du début du au début du , thèse de doctorat d'histoire médiévale, université de Toulouse II-Le Mirail, 1997, 3 tomes. D'après les relevés de terrain, Montels aurait peut-être pu abriter un ouvrage fortifié, ce qui expliquerait l'agencement de l'habitat sur et autour de la colline.
La coseigneurie de Château-Verdun