Saint-Ybars est une commune française située dans le nord du département de l'Ariège, en région Occitanie.
Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Pédaguès, ancienne appellation remplacée au par la dénomination géographique de Terrefort ariégeois, constitué des terreforts de Pamiers et de Saverdun, sur la rive gauche de l'Ariège.
Commune limitrophe avec le département de la Haute-Garonne exposée à un climat tempéré aux influences océaniques et méditerranéennes , elle est drainée par la Lèze, la Mouillonne, le Latou, la Rijolle et par divers autres petits cours d'eau.
Saint-Ybars est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1806. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse. Ses habitants sont appelés les Éparchois ou Éparchoises.
Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l'église Saint-Ybars, classée en 1907 puis en 1987.
Géographie Localisation La commune de Saint-Ybars se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.
Saint-Ybars est une bastide de l'aire d'attraction de Toulouse située sur l'ancienne route nationale 626. C'est une commune limitrophe avec le département de la Haute-Garonne.
Elle se situe à à vol d'oiseau de Foix., préfecture du département, à de Saint-Girons., sous-préfecture, et à de Lézat-sur-Lèze., bureau centralisateur du canton d'Arize-Lèze dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Lézat-sur-Lèze.
Les communes les plus prochesLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau. sont. : Massabrac (), Castagnac (), Sainte-Suzanne (), Canens (), Lézat-sur-Lèze (), Villeneuve-du-Latou (), Esperce (), Lapeyrère ().
Sur le plan historique et culturel, Saint-Ybars fait partie du Pédaguès, ou Podaguès, ancienne appellation remplacée au par la dénomination géographique de Terrefort ariégeois., constitué des terreforts de Pamiers et de Saverdun, sur la rive gauche de l'Ariège..
Communes limitrophes {|class="wikitable" |+
Géologie et relief La commune est située dans le Bassin aquitain, le deuxième plus grand bassin sédimentaire de la France après le Bassin parisien, certaines parties étant recouvertes par des formations superficielles. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a d'années. La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans la feuille « n°1034 - Cazères » de la carte géologique harmonisée au du département de l'Ariège. et sa notice associée..
La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de .. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de . L'altitude du territoire varie entre et ..
Hydrographie vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Saint-Ybars. La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne.. Elle est drainée par la Lèze, la Mouillonne, le Latou, la Rijolle, le Vermeil, le ruisseau Andorras, le ruisseau de la Trille, le ruisseau Peybarre, le ruisseau Rouil et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de de longueur totale.
La Lèze, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de La Bastide-de-Sérou et s'écoule du sud vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Labarthe-sur-Lèze, après avoir traversé .
La Mouillonne, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Saint-Ybars et s'écoule du sud vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Grépiac, après avoir traversé .
Le Latou, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Saint-Michel et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans la Lèzesur le territoire communal, après avoir traversé .
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ). Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montaut à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel....
Urbanisme Typologie Au , Saint-Ybars est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (99,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,3 %), zones agricoles hétérogènes (22,9 %), prairies (16,8 %), zones urbanisées (1 %), forêts (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Hameaux Bélinguier, Blansac, Escayre...
Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 412, alors qu'il était de 388 en 2013 et de 377 en 2008.
Parmi ces logements, 79,6 % étaient des résidences principales, 7 % des résidences secondaires et 13,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 88,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 11,2 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Ybars en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (7 %) inférieure à celle du département (24,6 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 66,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (72,2 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière..
+ Le logement à Saint-Ybars en 2018. Typologie Saint-Ybars Ariège. France entière. Résidences principales (en %)79,665,782,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)724,69,7 Logements vacants (en %)13,39,78,2
Voies de communication et transports La commune est desservie par la ligne 358 du Réseau Arc-en-Ciel.
Risques majeurs vignette|redresse=1.2|Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Saint-Ybars. Le territoire de la commune de Saint-Ybars est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible), chapitre Liste des risques par commune...
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement, crue torrentielle d'un cours d'eau, le Lèze, ou ruissellement d'un versant. L’épisode de crue le plus marquant dans le département reste sans doute celui de 1875. Parmi les inondations marquantes plus récentes concernant la Lèze figurent les crues de 1977, de 1992, de 1993, de 2000 et de 2007, chapitre Risque inondation..
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des glissements de terrains soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Saint-Ybars, chapitre Mouvements de terrain.. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune..
Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques (PPR) inondation et mouvement de terrain approuvé le ..
Toponymie Durant la Révolution, la commune porte les noms de Mont-Sauveterre et de Mont-Ybars.
Ses habitants sont appelés les Eparchois.
Histoire Site occupé à l'époque gallo-romaine, Saint-Ybars tient son nom de saint Cybard, Eparcuis en latin (493-581), moine qui est resté reclus pendant 44 ans dans une grotte située sous les remparts d'Angoulême. La légende a traversé le Sud-Ouest de la France pour donner son nom au village, d'où le nom « Éparchois et Éparchoises » donné à ses habitants.
Fondée en 1241, Saint-Ybars a été la première bastide édifiée en comté de Foix, alors dénommée Sauveterre-de-Saint-Ybars et née d’un accord entre l’abbé de Lézat Pierre de Dalbs et le comte de Foix. Construite par ce dernier, elle fut et resta longtemps le seul ouvrage de pierre de la vallée. Il s'agissait d'une cité aux hauts remparts, protégée par des fossés et un imposant château fort.