La rue Pierre-au-Lard est une voie, ancienne, du de Paris, en France.

Situation et accès La rue Pierre-au-Lard est une voie publique, du quartier Saint-Merri, située dans l'ouest du de Paris. Elle débute entre les 12-14, rue Saint-Merri, se poursuit vers le nord-est pendant environ puis fait un coude à angle droit vers le nord-ouest sur une trentaine de mètres pour aboutir entre les 22-24, rue du Renard. Au total, la rue mesure de long.

Sur quelques mètres à son débouché sur la rue du Renard, la rue mesure de large ; sur le reste de sa longueur, elle est moitié moins large, les trottoirs de part et d'autre étant quasiment inexistants. À part à ses extrémités, la rue Pierre-au-Lard n'est rejointe par aucune autre voie.

La numérotation des immeubles débute au niveau de son débouché sur la rue Saint-Merri. Les numéros augmentent en direction du la rue du Renard, les numéros impairs à gauche et les numéros pairs à droite.

Origine du nom L’étymologie du nom de cette rue n'est pas connue. Il est toutefois communément admis que le nom de cette rue provient d'une corruption. Il pourrait s'agir de celui de Pierre Oilart, un notable qui habitait la voie au .

Selon l’historienne Anne Lombard-Jourdan, l’odonyme vient d’un mégalithe appelé Pierre au lares ou Pierre au lart. Elle voit dans le tracé coudé de la voie l’indication de la pierre qui faisait obstacle. La seconde partie de la voie, nommée « rue Aufoy-des-Grès (voir infra) est une autre indication : le mot « Grès » renvoie souvent à des mégalithes ou à un bloc de pierre, tome1, A-L, page 918..

Historique thumb|left|Plan de Paris par Truschet et Hoyau, vers 1550 ; la rue Pierre-au-Lard est mentionnée (nommée « La Pierre au Lart »).

En 1273, cette voie qui forme un retour d'équerre portait deux dénominations : la partie prenant naissance à la rue Neuve-Saint-Merri se nommait vicus Aufridi-de-Gressibus, c'est-à-dire « rue Aufroy-des-Grès », qui prit le nom au siècle suivant de « rue Espaulart » ; la partie débouchant dans la rue du Poirier se nommait vicus Petri-Oilard, c'est-à-dire « rue Pierre-Oilard » ; ces deux parties sont réunies sous une même dénomination vers 1500.

Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris, de Guillot de Paris, sous le nom de « rue Pierre-o-Lart ».

Son nom apparait dans les registres de la taille en 1313. Elle est alors située à mi-chemin entre la place de Grève au sud et l'enceinte de Philippe Auguste au nord. Elle connait de nombreuses orthographes différentes : « rue Pierre-Allard », « rue Pierre-O'Lard », « rue Pierre-Oilard », « rue Pierre-Aulard » ou « rue Pierre-Aulart », et même « rue Pierre-au-Rat ». Corrozet l'appelle « rue Pierre-au-Lait ».

Les premiers plans de Paris, comme celui de Truschet et Hoyau de 1552, la mentionnent sous le nom de « rue Lapierre-au-Lart ». Elle est alors nettement plus longue qu'actuellement : sa partie nord s'étend jusqu'à la rue Brisemiche (elle aussi plus longue qu'à l'heure actuelle), sur une soixantaine de mètres jusqu'à un emplacement occupé de nos jours par le centre Pompidou. Cette configuration se retrouve sur le cadastre de 1810-1836, la rue fait alors partie du quartier Sainte-Avoye de l'ancien et celui de 1877.

Une décision ministérielle du 28 prairial an IX () signée Chaptal fixe la largeur de cette voie publique à Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments..

Au , cette rue, d'une longueur de , qui était située dans l'ancien , quartier Sainte-Avoye, commençait aux 12-14, rue Neuve-Saint-Merri et finissait aux 4-6, rue du PoirierCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Sainte-Avoye », îlot , F/31/86/17, îlot , F/31/86/18..

Les numéros de la rue étaient noirsJean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.. En 1817, le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le .

Un arrêté du préfet de police, en date du , prescrit la fermeture de la rue. Cette fermeture ne sera pas réalisée.

En vertu d'une ordonnance royale du , la largeur de la voie est portée à .

En 1899, la rue du Renard est ouverte entre la rue Saint-Merri et la rue Pierre-au-Lard ; la partie plus au nord, jusqu'à la rue Simon-le-Franc, est ouverte en 1909.

La principale modification intervient lors de la restructuration de l'îlot Saint-Merri, qui conduit à la création du centre Pompidou. En 1971, la partie de la rue comprise entre celles du Renard et Brisemiche est déclassée ; elle est supprimée en 1972, réduisant la rue Pierre-au-Lard à ses limites actuelles.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : sur la droite de la rue, dans la portion droite entre la rue Saint-Merri et le coude, s'élève l'hôtel Le Rebours. : le théâtre Essaïon est situé dans le coude. Une entrée du Café de la Gare (sortie des spectateurs) se situe au niveau de l'élargissement de la rue, près de la rue du Renard.

Notes et références . . .

Pour approfondir Bibliographie . Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.

Articles connexes Liste des voies du de Paris Dénomination des voies de Paris Histoire de Paris Transformations de Paris sous le Second Empire

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

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