La rue Louise-Émilie-de-La-Tour-d'Auvergne est une voie du de Paris (France).
Situation et accès
La rue Louise-Émilie-de-La-Tour-d'Auvergne« Rue Louise-Émilie de La Tour d’Auvergne » (nouvelle nomenclature) débute au 35, rue de Maubeuge et se termine au 52 bis, rue des Martyrs. Sa longueur est de .
Origine du nom Elle est située sur le territoire de l'abbaye de Montmartre et porte le nom d'une de ses abbesses, Louise-Émilie de La Tour d'Auvergne (1667-1737).
Historique Au , l’amorce de la voie, au débouché sur la rue des Martyrs, est appelée « rue Franche », page 199..
La partie entre la rue des Martyrs et la rue Rodier est indiquée à l'état de chemin sur le plan de La Caille, en 1714, sous le nom « chemin de la Nouvelle-France », avant d'être converti en rue en 1760, sous le nom de « rue de La Tour-d'Auvergne« Rue de La Tour-d'Auvergne » sur www.v2asp.paris.fr. ».
En 1729, elle est appelée « rue Jolivet »,page 184..
La partie située entre la rue Marguerite-de-Rochechouart et la rue Rodier s'appelait « rue de Bellefond ».
Par délibérations du Conseil de Paris, en date des , 2, 3 et , la « rue de La-Tour-d'Auvergne » devient la « rue Louise-Émilie-de-La-Tour-d'Auvergne », dans le cadre de la mise en valeur des voies parisiennes portant un nom de femmeDénominations rue Louise-Émilie de la Tour d’Auvergne et impasse Louise-Émilie de la Tour d’Auvergne ()...
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire À l’angle nord de la rue avec la rue des Martyrs se situait le moulin à vent du Pavé. Il figure sur le plan de Jouvin de Rochefort (1675) et le plan de Roussel (1731). Plus à l’Est, au , existait le moulin des Champs. Les deux moulins sont réunis, en 1825, sous le nom de moulins Mégret. Les artistes et musiciens qu'Edgar Degas représente dans le tableau intitulé L'Orchestre de l'Opéra en 1870 se rencontrent dans le restaurant de la mère Lefèbvre, situé rue de La Tour-d'Auvergne. En 1890, le peintre Pierre Ernest Ballue (1855-1928) vient installer son atelier dans un immeuble de cette rue. Le romancier et journaliste français Alphonse Karr écrit dans Les Femmes (1853) : « J'ai habité longtemps, rue de la Tour-d'Auvergne, un logis donnant sur un jardin »Alphonse Karr, Les Femmes, Paris, 1860, ( 1853), 320 p., .. : Henry Murger a vécu dans cet immeuble.. : le peintre Henri Lehmann y avait son domicile et son atelier, page 28..
le sculpteur Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887) installe ici son atelier en 1856. L'acteur Jules Raimu y habite en 1914Recensement militaire de Jules Raimu : classe 1903 N° matricule 1862.. 16 : ici habitait le peintre Léon Barillot (1844-1929) et le peintre Jules-Frédéric Ballavoine à partir de 1876. 18 ou : emplacement de l’ancienne salle de concert Moreau-Santi, du nom de son fondateur, le chanteur Théodore François Moreau dit Moreau-Sainti. Construite en 1843 et également appelée « École lyrique », elle comprenait environ 300 places ; l'entrée était gratuite. Entre 1865 et 1872, elle est nommée « École des Jeunes-Artistes », puis « théâtre de La Tour d'Auvergne » jusqu’à sa démolition, en 1881. La tragédienne Agar et l’acteur Mounet-Sully y ont fait leur début. Le linteau de la porte du est orné d’un masque dramatique, page 185.. 21 : le peintre orientaliste Théodore Chassériau (1819-1856) installe ici son atelier. 23 : Godefroi Cavaignac mourut dans cet immeuble. 24 : le compositeur Ernest Reyer vécut dans cet immeuble. 26 : le compositeur Georges Bizet naît ici le . 30 : siège social de l'entreprise Chaboche, créateur des poêles en fonte Salamandre. le chansonnier Béranger habitat à cette adresse. Chateaubriand rend compte de sa visite au chansonnier dans Mémoires d'outre-tombe (livre trente-cinquième, chapitre 9). les bâtiments de l’entreprise sont détruits vers 1950. Un centre de tri de la Poste occupe l’emplacement depuis 1965.. 37 (anciennement) : Victor Hugo y habite, d' à « Les lieux hugoliens », , victorhugo2002.culture.fr.. C’est l’adresse qu’il mentionne dans Choses vues (1849 - Le chancelier Pasquier). Peut-être le nouveau Autour du Père Tanguy, Petite histoire de la rue Clauzel de 1830 à 1900, sources Archives de Paris ; Henry-Melchior de Langle, Le Petit Monde des cafés et débits parisiens au . Évolution de la sociabilité citadine.. 36 : la pianiste Odette Gartenlaub y avait élu domicile. 38 : le peintre Pierre-Charles Poussin y habite et y décède le . : Victor Hugo habitait à cette adresse, en 1851. Lors du coup d'État du 2 décembre, des policiers vinrent l’arrêter. Il put s’échapper par les jardins menant à la « cité Milton », rue Milton. : les acteurs Noël Roquevert et Paulette Noizeux y habitaient lors de leur mariage en 1936. : immeuble dans lequel a été créée, en 1880, l’École dentaire de Paris par Charles Godin.. L’enseignement du métier de chirurgien-dentiste était jusqu’alors confondu avec celui de la médecine. : Raymond Callemin, y est arrêté, au domicile de Louise Hutteaux et Pierre Jourdan, membres de la bande à Bonnot.
Notes et références Notes
Références
Pour approfondir Bibliographie
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Louise-Émilie-de-La-Tour-d'Auvergne La Tour-d'Auvergne