La rue des Vignoles est une voie du de Paris, en France. Elle est un haut-lieu de la République espagnole à Paris.
Situation et accès La rue des Vignoles est située dans le sud du de Paris, dans le quartier de Charonne. Longue de , elle débute sur le boulevard de Charonne en direction est/nord-est, à hauteur des allées Neus-Català et Maria-Doriath. Après , peu avant son intersection avec la rue de Buzenval, elle oblique légèrement vers le nord, continuant dans une direction nord-est jusqu'à son débouché sur la rue des Orteaux.
La rue reste d'une largeur à peu près constante sur toute sa longueur ( de large), excepté en son milieu au niveau du débouché de la rue Michel-de-Bourges.
La numérotation des immeubles suit le protocole standard parisien : les numéros augmentent quand on se déplace d'ouest en est (en s'éloignant ainsi de la Seine) ; les numéros impairs sont alors situés à gauche, les numéros pairs à droite.
La rue des Vignoles est desservie à proximité par la ligne 9 à la station Buzenval et par la ligne 2 à la station Avron.
Voies attenantes La rue des Vignoles donne accès à une quinzaine d'impasses perpendiculaires, ouvertes pour la plupart à la fin du afin de réaliser des logements ouvriers dans de petites maisons individuelles.
D'ouest en est, les voies suivantes traversent la rue des Vignoles ou y débouchent :
Origine du nom Cette voie doit son nom à un lieu-dit, les Vignolles, à cause des vignes qu'on y cultivait. 150px|thumb|gauche|Panneau Histoire de Paris.
Historique À l'origine, la zone de la rue des Vignoles est située à proximité du village de Charonne. En 1730, le plan de Roussel des faubourgs de Paris fait apparaître un chemin qui correspond plus ou moins à l'actuelle rue des Vignoles, près du lieu-dit Fontarabie, à mi-chemin entre la place du Trône (actuelle place de la Nation) et le château de Charonne (démoli depuis).
Au , la zone fait partie de la commune de Charonne. Dans la première moitié du siècle, elle est indiquée comme faiblement urbanisée sur les cadastres, qui nomment deux lieux-dits : les Hautes-Vignoles et les Basses-Vignoles. Le , la commune de Charonne nomme la partie orientale (située actuellement entre la rue Michel-de-Bourges et la rue des Orteaux) « chemin des Vignoles ». Une rue des Basses-Vignoles existe dans la partie occidentale, débouchant sur Paris. En 1860, la commune de Charonne est absorbée lors de l'agrandissement de Paris ; l'urbanisation de la zone date plus ou moins de cette époque. Les voies de l'ancienne commune sont intégrées dans la voirie parisienne le .
La voie porte son nom actuel à partir du et ne s'étend alors qu'entre les rues des Orteaux et Michel-de-Bourges. Le , elle est étendue à l'ouest jusqu'à la rue de Buzenval, puis absorbe l'ancienne impasse de l'Industrie pour aboutir rue Planchat. Le , la dernière partie est ouverte, qui la relie au boulevard de Charonne.
Les nombreuses impasses qui débouchent sur la rue sont ouvertes pour la plupart vers 1870, destinées à des logements ouvriers. Dans les années 1980, la plupart sont squattées ; le devient un grand squat emblématique et le carrefour de la lutte sur le logement de cette époque, ainsi que l'adresse de la première permanence du Comité des mal-logés.
À la fin des années 1990, une grande partie des habitations insalubres du quartier des Vignoles sont démolies dans le cadre de la ZAC Vignoles-Est.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
vignette|Plaques au 33. Depuis 1936, le , connu sous le nom de 33 rue des Vignoles, accueille le siège des organisations anarchistes espagnoles en exil ; la Confédération nationale du travail y est domiciliéeAndrée Bachoud et Genevieve Dreyfus-Armand, « Des Espagnols aussi divers que nombreux, Paris 1945-1975 », in Antoine Marès et Pierre Milza : Le Paris des étrangers depuis 1945, Paris, éditions de la Sorbonne, 1995, p. 55-76.. Manuel Pinto Queiroz Ruiz, dit Manuel Lozano, résistant et soldat de La Nueve durant la Libération de Paris, en fut l'une des personnalités majeures.
La rue Michel-de-Bourges débouchant sur la rue des Vignoles suivant un angle assez faible, ces deux voies forment à leur intersection un espace dégagé de tout bâtiment. Cette placette, à moitié piétonne, est ombragée par quelques arbres. Le jardin Casque d'Or est accessible par la rue Michel-de-Bourges à proximité. La place de la Réunion est située à faible distance, accessible par la rue de la Réunion et le sentier de la Pointe. Au : ancienne usine de chapeaux pour dames Eugène Mermilliod. Au : bâtiment d’habitations remarquable de l’architecte Edith Girard. Au : anciennement la fabrique de jouets G. Renault et Bon Dufour. Au : ancienne enseigne d’un fabricant d’absinthe.
Références . . . . . . .
Annexes Liens internes Liste des voies du de Paris
Vignoles