Charles-Nicolas Osselin, né le à ParisArchives de Paris, état-civil reconstitué, V3E/N 1721. , mort guillotiné dans la même ville le 8 messidor an II ()Archives de Paris, état-civil reconstitué, V3E/D 1130., est un homme politique de la Révolution française.

Biographie

D'origine modeste, il devint avocat, mais échoua dans son désir d'obtenir une charge de notaire. En 1790, il devint cependant officier municipal de Paris, fonction qu'il conserva après la journée du 10 août 1792 et la constitution de la Commune insurrectionnelle de Paris. Il fut désigné à la présidence du premier Tribunal révolutionnaire, instauré le pour juger les royalistes arrêtés au cours du Dix-Août.

En , Charles-Nicolas Osselin est élu député de Paris, le dix-huitième sur vingt-quatre, à la Convention nationaleArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, p. 54.. En décembre, il est élu secrétaire aux côtés de Jacques-Antoine Creuzé-Latouche et de Jean-Baptiste Louvet sous la présidence de Jacques DefermonArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 55, séance du soir du 13 décembre 1792, p. 44.. En , il est élu membre du Comité de Sûreté généraleArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 60, séance du 25 mars 1793, p. 547..

Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution. Il s'abstient de voter lors de la mise en accusation de Jean-Paul Marat en , se justifiant ainsi : « je ne puis donner d'avis, dans ma conscience »Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793, p. 39.. Il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze en maiArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793, p. 536..

Osselin est décrété d'accusation en brumaire an II () sur motion du député Joseph-Nicolas Barbeau du Barran, membre du Comité de Sûreté générale : il est accusé d'avoir caché et soutenu Charlotte-Félicité de Luppé, épouse du marquis de Charry, noble passée à l'émigration. Il est condamné par le tribunal révolutionnaire à la déportation le 14 frimaire (). En prairial an II (), il est inculpé par le tribunal dans le cadre du complot des prisons. Il est condamné à mort par le tribunal révolutionnaire et exécuté le 8 messidor (), ayant tenté la veille de se suicider avec un clou. Il est inhumé dans la fosse du cimetière Picpus à Paris.

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Député de la Seine Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Conventionnel régicide Catégorie:Membre du Comité de sûreté générale Catégorie:Membre du Tribunal révolutionnaire Catégorie:Naissance en novembre 1752 Catégorie:Naissance à Paris au XVIIIe siècle Catégorie:Décès en juin 1794 Catégorie:Décès à Paris Catégorie:Personnalité guillotinée durant la Révolution française Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière parisien de Picpus Catégorie:Décès à 41 ans Catégorie:Député de la Convention nationale condamné