La Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra) est la principale société cotonnière du Bénin, en Afrique de l'Ouest, avec une capacité d’égrenage du coton de et 10 usines sur les 18 du pays. À l'origine publique, elle est en cours de privatisation.

Historique En 1975, le Bénin fonde la "Société Nationale de Commercialisation et d’Exportation du Bénin" (Sonaceb) pour succéder à la Compagnie Française pour le Développement des Textiles (CFDT), devenue depuis Dagris. La Sonaceb est devenue en 1983 la Sonapra avec pour mission, entre autres, la vente des produits dérivés du coton.

La même démarche avait été suivie, une quinzaine d'années après les indépendances de 1960, par la plupart des pays africains francophones, qui transformèrent les filiales de la Compagnie Française pour le Développement des Textiles (CFDT) en sociétés cotonnières nationales: la Sodecoton au Cameroun, la Compagnie ivoirienne pour le développement des textiles (C.I.D.T) en Côte d'Ivoire, la Compagnie malienne pour le développement du textile au Mali, la CotonTchad au Tchad, la Société centrafricaine de développement agricole (Socada) en République centrafricaine, la Société togolaise du coton (Sotoco) au Togo, la Sodefitex au Sénégal, la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra) au Bénin et la Société Burkinabè des Fibres Textiles (Sofitex) en Haute-Volta. Chacune de ces sociétés va contribuer à la multiplication par cinq de la production de coton en Afrique francophone, entre 1980 et 2004 (sources : Compagnie Française pour le Développement des Textiles/Dagris)http://www.inter-reseaux.org/IMG/pdf_910initiative.pdf.

Performances Année1950196019801990200020042008Production1000002000001/2 million1 million2 millions2,6 millions1,3 million </center>

Cependant, en 1987, sur fond de baisse des cours mondiaux du coton, la Sonapra traverse une crise de surproduction: la récolte de pour 1986-1987 dépasse les capacités d’égrenage. La Sonapra se voit alors confier la gestion des usines d’égrenage de coton, l’approvisionnement des producteurs en outils et engrais, et la commercialisation. À la même époque, les programmes d’ajustement structurel recommandés par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont prévu que les États se retirent progressivement des secteurs de la production et de la commercialisation des produits agricoles.

Dans un premier temps, les fonctions d’encadrement technique et d’appui au monde rural ont été transférées aux organisations professionnelles ou interprofessionnelles. Au Bénin s’est créée en , l’Association interprofessionnelle du coton (AIC)http://www.inter-reseaux.org/IMG/pdf/Fiche_AIC_francais_premiere_version.pdf.

Lors d'une seconde crise de surproduction au milieu des années 2000, de nouvelles réformes sont amorcées. Le coton rapportait alors 60 % des recettes d’exportation du Bénin et représentait environ 10 % de son PIB, avant une chute de la production à tonnes, pour une capacité d’égrenage de .

Dans le cadre de sa privatisation, la Sonapra laissera la place à une nouvelle société dotée d’un capital de 35 milliards de francs CFA. L’État conservera provisoirement 66,5 % des parts en faisant du portage pour 33 %, qui seront cédés au public béninois et étranger (17,5 %), aux producteurs (6 %), aux collectivités locales (8,5 %) et aux travailleurs de la société (1 %).. Références

Bibliographie "Le coton dans la zone franc depuis 1950: un succès remis en cause", par Régine Levrat "Le réveil des campagnes africaines", par Jean-Claude Devèze

Catégorie:Entreprise de culture du coton Catégorie:Histoire de la culture du coton Catégorie:Entreprise ayant son siège au Bénin Catégorie:Entreprise fondée en 1983 Catégorie:Agriculture au Bénin Catégorie:Entreprise publique au Bénin