Armand Urbain Louis de Maillé de La Tour-Landry, né le à Paris et mort le à Paris, dit le , est un homme politique français du .
Biographie 100px|vignette|gauche|alt=Armes des Maillé : D'or à trois fasces nébulées de gueules.|Armes des Maillé : D'or à trois fasces nébulées de gueulesArmory of the French Hereditary Peerage (1814-30) sur www.heraldica.org. Né dans une vieille famille de la noblesse d'Anjou dont la filiation est suivie depuis le , il est le fils cadet de Charles François Armand de Maillé de La Tour Landry (1770 † 1837), duc de Maillé et de Blanche-Joséphine Le Bascle d'Argenteuil (1787 † 1851), sa seconde épouse.
Carrière militaire Armand-Urbain de Maillé de La Tour-Landry se destine d'abord à l'état militaire. Reçu à Polytechnique et à Saint-Cyr, il opte pour cette dernière école, dont il sort dans l'arme de la cavalerie.
Il sert avec distinction en Algérie. Il est sous-lieutenant au de chasseurs à cheval (1840), officier d'ordonnance du maréchal de camp comte de Dampierre.
Ayant quitté le service actif, il s'occupe d'industrie et devient maître de forges.
Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, il est commandant du bataillon de la des mobilisés de Maine-et-Loire. Son bataillon est sérieusement engagé dans combat victorieux à Monnaie le , ce qui lui vaut d'être fait chevalier de la Légion d'honneur.
Carrière politique Fixé après son mariage à La Jumellière (Maine et Loire), il est élu le conseiller général du canton de Chemillé. Sur son domaine, il développe des études agronomiques et participa a la création de l'école d'agriculture d'Angers
Riche propriétaire, il est éluPar voix ( votants, inscrits). représentant de son département à l'Assemblée nationale, le , le sur 11. Il prend une part active aux négociations infructueuses avec le « comte de Chambord » (M. de Maillé défendit chaleureusement le drapeau tricolore).
Catholique et royaliste, il siège à droite, fait partie de la réunion Colbert et du Cercle des Réservoirs, est membre de la commission d'enquête sur les actes du gouvernement de la Défense nationale et de la commission des grâces, vote contre le retour à Paris, pour le septennat (vote dont ses amis lui gardèrent longtemps rancune), pour la loi des maires, contre l'amendement Wallon, contre les Lois constitutionnelles de 1875.
Réélu député de la de Cholet, le , par voix ( votants, inscrits), contre M. Abellard voix., et M. Formon voix. (candidat que lui avaient opposé les royalistes mécontents), il soutient le ministère de Broglie et la politique du 16 mai.
Il est à nouveau rééluPar voix votants, inscrits)., après la dissolution de la Chambre, le , contre M. Blauvillain voix.. Il reprend sa place à droite, combat la politique scolaire et coloniale du gouvernement.
Son mandat est renouveléPar voix ( votants, inscrits)., le , contre M. Gazeau de Vautibault voix.. Il continue de soutenir par ses votes la politique conservatrice et catholique.
Porté sur la liste de l'Union conservatrice du Maine-et-Loire, aux élections du , il est éluPar voix ( votants, inscrits)., le sur 8, il vote pour la révision de la Constitution, contre les lois restrictives de la liberté sur l'enseignement, et, à la fin de la législature, contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement, pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution, contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes, contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, contre les poursuites contre le général Boulanger.
À partir de 1883, le comte de Maillé préside le conseil général de Maine-et-Loire, jusqu'en 1903.
Aux élections législatives du , tenues à nouveau au scrutin uninominal, Maillé retrouve son siège dans son ancienne circonscription de CholetAvec voix..
C'est un royaliste irréductible, défenseur des libertés locales et des droits de la famille. C'est ainsi qu'en 1889 il déclare dans une circulaire :
Il est réélu en 1893Avec voix., sans concurrent.
100px|vignette|droite|alt=Le comte de Maillé.|Le comte de Maillé. Membre de la commission du tarif général des douanes depuis sa création, il en devient le vice-président en 1891 et en défend les tendances protectionnistes contre les principes échangistes. Il est président d'âge de la Chambre des députés lors de l'ouverture de la session de 1896.
Le département de Maine-et-Loire ayant été appelé à pourvoir au remplacement de Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, sénateur inamovible, décédé, le comte de Maillé se présente et est élu>Par 619 voix sur 950 votants. le . RééluPar 650 voix sur 965 votants. le , il est aussitôt nommé président de la commission chargée de l'examen d'un projet de résolution de Leydet tendant à la nomination d'une commission annuelle du travail et de la prévoyance.
Au sénat, il préside le groupe de la droite.
En 1900, il demande à connaître les noms des membres de la commission de la Haute Cour avant l'élection de son vice-président.
Il appartient également à la commission de l'armée.
Il meurt à Paris le , âgé de 87 ans.
Son fils Louis Armand de Maillé de la Tour Landry, duc de Plaisance, lui succède comme député de Maine et Loire.
Distinction Chevalier de la Légion d'honneur
À La Jumellière Sur un terre restée dans la même famille depuis le , près du site des anciens châteaux, il fait construire avec son épouse Jeanne Lebrun, dans les années 1860, un nouveau château à la Jumellière, L'édifice est conçu par l'architecte Henri Parent. Les dépendances sont élevées par l'architecte Ernest Sanson, le parc étant dessiné par le paysagiste Henri Duchêne.
Il participe activement et financièrement à la construction de l'école de garçons de La Jumellière, à la construction de l'école de Saint Lézin, à la reconstruction de l'église st Pierre de La Jumellière, à l'aménagement de l'Hospice.
Mariage et descendance
Annexes Bibliographie
René de Fougerolle, Devant l'ennemi, souvenirs d'un bataillon de mobilisés de Maine-et-Loire (2e légion, 4e bataillon), Angers, Germain et G. Grassin, 1899.
Notes et références Notes
Références
Articles connexes Maison de Maillé Duc de Plaisance Château de La Jumellière Lois constitutionnelles de 1875
Liens externes
Catégorie:Naissance en juillet 1816 Catégorie:Naissance dans l'ancien 10e arrondissement de Paris Catégorie:Comte français du XIXe siècle Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Conseiller général de Maine-et-Loire Catégorie:Président du conseil général de Maine-et-Loire Catégorie:Député à l'Assemblée nationale (1871) Catégorie:Député de Maine-et-Loire (Troisième République) Catégorie:Député de la première législature de la Troisième République Catégorie:Député de la deuxième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la troisième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la quatrième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la cinquième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la sixième législature de la Troisième République Catégorie:Sénateur de Maine-et-Loire Catégorie:Maître de forges Catégorie:Maison de Maillé Catégorie:Sénateur de la Troisième République française Catégorie:Militaire français de la conquête de l'Algérie Catégorie:Militaire français de la guerre franco-allemande de 1870 Catégorie:Décès en juin 1903 Catégorie:Décès dans le 8e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 86 ans Catégorie:Député légitimiste