Julien-François Douillard, né le Acte de baptême : St-Similien, vue 18, AMN Registres paroissiaux et mort le à NantesActe de décès : 5° et 6° cantons, vue 48, AMN Etat civil., est un architecte et un homme politique français, maire de Nantes de 1797 à 1798.
Ses deux fils Louis-Prudent et Constant furent également des architectes renommés.
Biographie Origines, famille, débuts Il est le fils de Julien Douillard, architecte, et d’Anne Maillet, fille de l’architecte Pierre Maillet.
Le , il épouseActe de mariage : Nantes, Saint-Similien, 1782, vue 99 : AMN Registres paroissiaux Marie-Claire Dechaillé (1755Cf. acte de naissance de Constant : elle a « 39 ans passés » le 9 mars 1795.-1826). Ils ont 6 enfants, dont trois vivront adultes : Marie-AnneActe de baptême de Marie Anne Douillard : Nantes, Saint-Similien, 20 mai 1783, vue 67 (née le 18). Baptisée par son grand-oncle et parrain, le recteur Dechaille de Cugand ; marraine : Marie Marguerite Douillard, sa tante. (1783-1864) ; Pierre Marcellin (né en 1785Acte de baptême de Pierre Marcellin : St-Similien, 3 juillet 1785, vue 87 (né le 2).) ; Anne-Sophie (née en 1786Acte de baptême d'Anne Sophie : Saint-Similien, 17 novembre 1786, vue 220 (née le 16 novembre).) ; Julien AlexisActe de baptême de Julien Alexis : St-Similien, 10 août 1788, vue 115 (né le 8). Acte de sépulture : 2 janvier 1791, vue 2 (mort le ). (1788-1791) ; Louis-PrudentActe de baptême de Louis Prudent : St-Similien, 27 août 1790, vue 144 (né le 8) (1790-1869) ; ConstantActe de naissance de Constant : Section Halle et Jean-Jacques, 20 ventôse an 3, vue 74 (né le 19 : 9 mars 1795) : AMN Etat civil. (1795-1878).
Ils habitent dans la paroisse Saint-Similien, place de Bretagne.
Lui-même fait ses débuts professionnels comme architectecf. actes d’état civil. En 1791-93, il participe avec Jean-François Ogée à la construction d'une raffinerie de sucre pour le compte des frères Lavallée (quartier du boulevard de LaunayRue de la Brasserie. Cette raffinerie est ensuite rachetée par René Rissel, devient ensuite sucrerie impériale, puis raffinerie de Launay : Cf. Site Patrimoine Pays de la Loire).
La Révolution En 1790Acte de naissance de Louis-Prudent., il est indiqué qu’il est « volontaire des gardes nationaux de cette ville ». Le parrain de l’enfant est Jean-Jacques Dechaillé, « capitaine de marine, volontaire dans l’artillerie nationale de cette ville ».
En 1795, il ne déclare pas lui-même le nouveau-né Constant, car il est « absent depuis huit jours pour affaire concernant cette commune ».
Le , il fait partie du Bureau d'administration municipale, qui élit président Gilbert BeaufranchetLivre doré II, page 45.. En revanche, il n'est pas membre des administrateurs du nouveau mandat de Christophe-Clair Danyel de Kervégan, élus en floréal an V et installés le 15 ()Ibidem, page 47..
Maire de Nantes Le 26 fructidor an V , compte tenu du faible nombre de votants aux élections, le directoire du département désigne les officiers municipaux de Nantes : Pierre Aubert-Jollin, Jacques Chevy, Julien-François Douillard, Louis-Marie Saget, Pierre-Toussaint Tessier. Le 27, ils prêtent le serment de « haine de la royauté et de l’anarchie ». Puis ils élisent Julien-François Douillard président et Jacques Chevy officier public. Le an VI, la nouvelle administration commence son mandat.
En floréal an VI (avril-), des élections ont lieu ; l’administration précédente est reconduite avec quelques changementsLe Livre doré II, page 50, n’est pas très clair. En particulier, il parle de façon très elliptique de Pierre Haudaudine. et Julien-François Douillard est de nouveau président (15 floréal an VI).
Quelques mois plus tard, devenant administrateur du département, il quitte ses fonctions municipales (5 frimaire an VII, ), laissant la place de président à Louis-Marie Saget.
Carrière ultérieure Le 28 germinal an VII, il est élu membre du Conseil des Cinq-Cents par 124 voix sur 175. Ce mandat cesse avec la dissolution de cette assemblée le , à la suite du coup d'État du 18 Brumaire, qu’il a soutenu.
Cela lui permet de devenir conseiller de préfecture (17 germinal an VIII) dans le cadre de l’administration napoléonienne. Il abandonne alors complètement l’architecture. Il reste conseiller de préfecture jusqu’en 1815.
Au début des années 1820, ses fils épousent deux sœurs Crucy, filles de Louis Crucy et nièces de l'architecte Mathurin Crucy : en 1821, a lieu le mariage de Louis-Prudent avec Justine, en 1823, celui de Constant avec Alexandrine-ZitaPrécisions d'état civil : page Mathurin Crucy.
Il meurt en 1833 dans sa demeure (5 rue Mercœur).
Hommages Rue Julien-Douillard à Nantes (quartier Doulon - Bottière).
Voir aussi Bibliographie Alexandre Perthuis et Stéphane de La Nicollière-Teijeiro, Le Livre doré de l’hôtel-de-ville de Nantes, Tome II, Imprimerie Grinsard, 1873, pages 49-51.
Articles connexes Liste des maires de Nantes
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Notes et références
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