Joseph Vincent Dumolard, né le 25 novembre 1766 à La Motte-Saint-Martin (généralité de Grenoble, actuel département de l'Isère), mort le 3 août 1819 à Villevallier (département de l'Yonne), est un homme politique de la Révolution française.

Biographie Fils de François Vincent Dumolard, notaire royal, châtelain de la Motte, maire de Laffrey, administrateur du département de l'Isère, et de Jeanne Baptiste Perrin-Machoud, Joseph Vincent Dumolard est avocat à Grenoble avant la Révolution.

Mandat à la Législative La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre. Le même mois, Joseph-Vincent Dumolard est élu député de l'Isère, le neuvième et dernier, à l'Assemblée nationale législative.

Le 1er octobre 1791, lors de la séance inaugurale de la session parlementaire, il est nommé secrétaire aux côtés de Jean-François Voisard (député du Doubs) en qualité de benjamins de l'Assemblée, sous la présidence de Claude Batault (député de la Côte-d'Or), doyen d'âge.

Il siège à droite dans l'hémicycle. Le 1er février 1792, il vote contre la mise en accusation de Bertrand de Molleville, le ministre de la Marine. Le 9 avril, il vote contre l'admission aux honneurs de la séance des soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy. Le 21 juillet, il prononce un discours en faveur du marquis de La Fayette, et se prononce, le 8 août, contre sa mise en accusation.

La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

Inquiété, à cause de son soutien à La Fayette, il doit s'enfuir en Suisse; mais durant un bref retour en France, il est emprisonné pendant plusieurs mois.

Mandat aux Cinq-Cents Sous le Directoire, Joseph-Vincent Dumolard est élu député de l'Isère et siège au Conseil des Cinq-Cents. Le 8 frimaire (), il s'attaque à l'Assemblée à la loi de floréal an III qui dépouillait les parents d'émigrés d'une partie de leurs biens, et menace d'être arrêté. Le il réclame des poursuites des responsables des massacres de Septembre dans le cadre des jugements des excès révolutionnaires entamés depuis la mort de Robespierre.

Après le coup d'État du 18, il est condamné à la déportation et fut conduit à l'Île d'Oléron; cet exil cessa au début de l'année 1800. Il est élu le (5 vendémiaire an XIV) député du Nord au Corps législatif par le Sénat conservateur; le il est réélu député mais pour le département de l'Yonne. Opposé au despotisme impérial, il vote la déchéance de Napoléon en 1814, et au retour sur le trône de Louis XVIII, celui-ci le décora de la Légion d'honneurVoir base Léonore dans liens externes. Durant les Cent-Jours, il est élu député de l'Yonne à la Chambre des représentants, et à la dissolution de celle-ci le , il se retire sur ses terres de l'Yonne.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Liste des députés de l'Yonne Histoire de l'Yonne Liste des députés du Nord Liste des députés de l'Isère

Liens externes

Catégorie:Membre de l'Assemblée législative de 1791-1792 Catégorie:Membre du Conseil des Cinq-Cents Catégorie:Député du Nord Catégorie:Député de l'Yonne Catégorie:Député de l'Isère Catégorie:Député des Cent-Jours Catégorie:Naissance en novembre 1766 Catégorie:Décès en juin 1819 Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1814 Catégorie:Décès à 52 ans Catégorie:Président du Conseil des Cinq-Cents Catégorie:Émigré sous la Révolution française