François Bessières, né le à Montauban et mort le à Montauban, est un général et homme politique français de la Révolution et de l'Empire.

Biographie

Frère aîné du maréchal BessièresRobert et Cougny., François Bessières suivit la carrière militaire.

Carrière militaire

Il entre au service, en 1786. Lieutenant de la Garde nationale de Montauban en , et y sert en 1790, avec le grade de capitaine puis de chef de bataillon. Il est blessé et fait prisonnier dans la malheureuse affaire qui eut lieu en cette ville le .

Nommé maire de Montauban en 1792, par les assemblées primaires, il donne sa démission, pour prendre du service actif.

Il est nommé successivement lieutenant-colonel du de volontaires du Lot le , il est promu général de brigade le et général de division le suivant.

Il a fait les campagnes de 1792 à 1796 aux armées de la Moselle et de Sambre-et-Meuse, sous les généraux Schawenbourg, de Launay, Moreau, Pichegru et Hoche. Les services qu'il rend dans le cours de ces campagnes sont consacrés dans des attestations honorables des généraux Ambert, Grigny, Ernouf et Hoche, des , , et .

Blessé à l'affaire de Saint-Jean, près de Sarrebruck, il prend le commandement des et militaires, sous les ordres des généraux Hoche et Jourdan, successivement chefs de l'armée de Sambre-et-Meuse. Au mois de , lors de l'explosion qui fait sauter la salle d'artifice de l'arsenal de Metz, cette ville doit son salut au sang-froid et à l'intrépidité du général Bessières, qui, le suivant, reçoit du gouvernement un arrêté portant que lui et sa brave garnison ont bien mérité de l'humanité et de la patrie.

Atteint, à Tiercelet, d'un éclat d'obus à la jambe, qui le met hors d'état de pouvoir désormais faire usage du cheval, il demande sa retraite, qui lui est accordée le , avec une pension de , réduite provisoirement à , en récompense, porte le brevet, de onze années de service, y compris cinq campagnes dans le grade de général.

Cependant, après la révolution du 18 fructidor an V (), il est employé dans les et militaires, comprenant les départements du Nord, de l'Aisne et du Pas-de-Calais, et est chargé en chef de la défense des côtes de la Manche. Il repousse plusieurs tentatives faites par les Anglais sur les divers postes qui défendent la plage ; et, dans une descente qu'ils effectuent, il les force à se rembarquer, avec perte d'environ , tués ou noyés.

Lors de l'insurrection de la Belgique, il marche au secours du général Bonnard, qui commande à Gand, et arrive à temps pour déjouer les projets des insurgés, et pour préserver la ville du pillage.

Le , il est appelé au commandement de la militaire, comprenant les départements du Rhône, de la Loire, du Cantal, du Puy-de-Dôme et de la Haute-Loire. Lyon, Le Puy et Issengeaux sont alors en état de siège. Dans ce commandement, il fait partie de l'armée d'Italie, sous les ordres du général Championnet, et parvient, par sa vigilance et sa fermeté, à réprimer tous les genres de déprédations et de brigandages qui se commettent dans le département du Rhône.

Retraite et carrière politique

Bessières est mis une nouvelle fois à la retraite en 1811.

Lorsque revint de l'Île d'Elbe, en 1815 (Cent-Jours), il nomme le général Bessières (qui reprend de l'activité) maire de la ville de Montauban, et l'assemblée électorale de l'arrondissement de Montauban l'élut député à la Chambre des représentants (). Il occupe ces deux places jusqu'à la seconde Restauration.

Mis une seconde fois à la retraite en , il meurt en 1825.

Annexes Bibliographie

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Chambre des représentants Liste des maires de Montauban

Liens externes

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