vignette|droite|Modèle original de la PlayStation 3.
Le piratage du PlayStation Network est une intrusion extérieure survenue entre le 15 et le , ayant entraîné une mise hors-ligne sans précédent puis une suspension à l'échelle mondiale de tous les services du PlayStation Network et de Qriocity..
Durant l'attaque, des millions de données personnelles et bancaires ont été subtilisées. Le , Sony ferme le PlayStation Network quelques jours après l'intrusion. Avec un total de plus de 77 millions d'utilisateurs, le nombre de vols de données et d'identifiants en fait la plus grande faille du réseau depuis son lancement en 2006. De lourdes pertes financières se comptant en milliards de dollars ont été recensées et un bon nombre d'actions en justice ont été engagées contre la firme. Pour compenser les utilisateurs du réseau, Sony dédommage financièrement les utilisateurs affectés par les vols et offre deux jeux gratuitement téléchargeables sur cinq mois ainsi qu'un mois gratuit au service PlayStation Plus.
Le , une restauration régionale est annoncée par Kazuo Hirai, porte-parole de Sony, dans une vidéo officielle. Sony débute la remise en ligne du PlayStation Network par région et par continent au courant du .
Prémices Des pirates informatiques avaient d'ores et déjà planifié leur attaque contre le PlayStation Network. Le , ceux-ci avaient trouvé une faille dans le système, et contrairement à ce qui a été dit au départ, Sony avait bien mis à jour les serveurs Apache. Au début du mois d', une attaque est menée par le groupe Anonymous pour protester contre l'attitude procédurière de Sony à l'encontre de George Hotz (GeoHot), l'auteur du piratage de la PlayStation 3 qui a notamment permis le fonctionnement de logiciels jugés illégaux sur la console.. Le , une intrusion est commise dans les serveurs de Sony Online, responsables des MMORPG de Sony. Les pirates informatiques repartent avec les données personnelles d'environ 25 millions de comptes d'utilisateurs. L'attaque est survenue entre le 17 et le sur les services du PlayStation Network et de Qriocity. Des millions de données personnelles non chiffrées ont été dérobées.
Réponses de Sony vignette|Logo de Playstation Network. Le mercredi , Sony coupe entièrement et mondialement les services du PlayStation Network et de Qriocity à cause de l'attaque du 17 au . Cette maintenance est la plus longue qu'a connu le réseau depuis son lancement en 2006 . Durant le début de la maintenance, les équipes de Sony, notamment Patrick Seybold de Sony Computer Entertainment, mettent à jour les informations obtenues par le biais de plusieurs comptes de réseaux sociaux et notamment sur Twitter ainsi que sur leur blog officiel. Au lendemain de la maintenance, le jeudi , il est expliqué que la maintenance pourrait durer deux jours, tout au plus, avant un retour du PSN , mais celle-ci, à la suite de l' ayant affecté les services du PlayStation Network et de Qriocity, durera en réalité plus longtemps que prévu . Sony informe les internautes que les équipes se mobilisent et travaillent 24 heures sur 24 au rétablissement. Sony garantit cependant que les données personnelles, notamment les coordonnées bancaires, ne sont pas concernées par le problème mais la firme se contredit quelques jours plus tard et rapporte, le , que des données d'utilisateurs ont été piratées en même temps que le réseau, incluant les noms, adresses et adresses électroniques, dates d'anniversaire, pseudonymes et mots de passe. Certaines données de profils d'utilisateurs, incluant historiques des paiements, factures et réponses aux questions de sécurité PlayStation Network, auraient été illégalement obtenues .. Le , le réseau est toujours en maintenance et Sony n'annonce toujours aucune date de remise en service , mais informe cependant les internautes d'un possible dédommagement des utilisateurs. Patrick Seybold précise que les infrastructures du groupe et les centres de données sont transférés à de nouveaux endroits, plus sécurisés. Sony annonce le retour d'une partie des services à partir du , avant que Seybold explique : . Une nouvelle FAQ apportant des précisions sur le PSNgate est publiée le .
Le , lors d'une conférence de presse tenue par les porte-paroles de Sony Corporation, Kazuo Hirai, Shinji Hasejima et Shiro Kambe, Sony annonce un retour partiel des services dans un délai d'une semaine, par zone géographique, soit à partir du avec un système plus fiable et plus sécurisé. Les autres services de jeux en ligne, de musiques et vidéos seront les premiers disponibles. Contrairement à ce qui a été annoncé lors de la conférence, les utilisateurs n'auront pas l'obligation de réinitialiser leur mot de passe depuis la PS3. Le , Kazuo Hirai répond, avant le délai fixé, au Congrès américain et rédige une lettre de huit pages . Malgré la conférence du , le réseau reste toujours inactif. Patrick Seybold explique que qu'ils déterminent comme une . Le , Sony propose à ses clients de mieux protéger leurs données personnelles contre d'éventuels vols d'identité. Cette proposition se concrétise avec l'annonce d'un programme, nommé AllClear ID, pour tous les possesseurs d'un compte PlayStation Network ou Qriocity aux États-Unis. Le , face à la menace d'une nouvelle attaque, Sony reporte de nouveau, par prudence, la remise en ligne des serveurs . Cette troisième attaque s'est produite mais n'a fait aucun dégât . En raison de plusieurs reports et du mécontentement de millions d'utilisateurs, la firme décide de ne plus donner de date quant à la remise en ligne du réseau. Cependant, cette précocité est due aux nombreuses vérifications supplémentaires requises pour assurer la sécurité du réseau . Shigenori Yoshida, porte-parole de Sony, annonce que les services du PlayStation Network et de Qriocity pourraient ne pas être totalement opérationnels avant le . En date du , Sony rapporte que les phases internes du jeu sont terminées et qu'il en est aux tests externes du réseau.
Depuis la fermeture, certaines sorties de jeux ont été reportées. Un communiqué apparaît sur le site PlayStation Japonais indiquant que Sony redémarrera les services par région comme prévu, le constructeur semblant prêt pour une remise en service rapide au Japon, même si quelques vérifications restent à effectuer. Sony expose la version 3.61 de la version firmware du PlayStation 3. Le , Kazuo Hira annonce officiellement la phase de restauration du réseau à commencer par l'Amérique du Nord et du Sud, l'Europe, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Moyen-Orient. Durant la nuit du 15 au , une courte interruption à la suite d'une énorme surcharge du réseau est détectée, mais la panne ne dure environ que deux heures.
Poursuites L'annonce de la maintenance du PlayStation Network a fait émerger de multiples questions sur la manière dont tous ces problèmes ont pu survenir. Sony Computer Entertainment of America confirme au FBI qu'il a pu y avoir d'éventuels vols de données bancaires mais, celles-ci étant chiffrées, le risque de vol est extrêmement faible. Sony s'associe à différentes polices, dont le FBI, pour traquer les responsables du PSNgate. La firme s'est également attaché les services de deux équipes de détectives privés et d'une troisième de consultants. Sony envisage de proposer une récompense à toute personne pouvant lui permettre d'arrêter les coupables .
Accusations Durant le mois d'avril, Sony se refuse à tout commentaire concernant le groupe Anonymous, qui dément toute activité de piratage concernant le PSN, mais explique toutefois que d'autres activistes auraient pu réagir seuls . Ce n'est qu'à partir du que la firme accuse le groupe Anonymous d'être à l'origine de l'attaque lorsqu'un fichier nommé , avec le slogan , a été retrouvé dans les fichiers serveurs de la firme . Le , les accusations contre Anonymous au sein des joueurs se font ressentir, bien que le groupe ait auparavant démenti son implication dans le piratage du réseau. Quelques rumeurs laissaient, au départ, penser que les auteurs du piratage étaient employés ou ex-employés chez Sony : quelques jours avant le piratage, Sony avait licencié 200 personnes. Dans un courrier envoyé au journal anglais, The Guardian, le groupe explique que . Le vol des numéros de carte bancaires n'étant pas prouvé le doute subsiste toujours. Deux jours après, deux membres de longue date d'Anonymous confirment que le groupe est impliqué dans le PSNgate . Dans une lettre datant du , d'autres membres d'Anonymous démentent ce qu'affirment les deux membres concernant l'attaque . Le , il est rapporté qu'un canal de discussion de la communauté Anonymous est à son tour piraté et expose les adresses IP de tous les utilisateurs ayant participé à la discussion.
Critiques Durant la fin du mois d', les mises à jour quotidiennes et les notifications sur le blog officiel PlayStation concernant cette situation critique se multiplient, mais Sony ne donne aucune excuse aux clients mécontents . À la place, la société remercie leurs clients de leur patience et regrette la situation à de multiples occasions. La firme promet des remboursements auprès des utilisateurs abonnés pour les dégâts occasionnés . Michael On, gérant de fonds chez Beyond Asset Management, déclare que .
Vols de données et fraudes Le , pratiquement une semaine après la fermeture du réseau, Sony confirme qu'il que des données personnelles telles que les pseudonymes PlayStation Network, mots de passe, adresses et adresses électroniques aient été corrompues. Sony mentionne également de possibles vols de données bancaires. Certains utilisateurs clament que Sony a négligé la situation des vols de données bancaires du et que la société aurait dû révéler, dès le départ, ces vols plutôt que de les annoncer le . Cette histoire se focalise sur les violations du PCI et le fait de n'avoir donné aucune information ou explication sur d'éventuels vols de données. Le sénateur américain, Richard Blumenthal, écrit au chef de Sony Computer Entertainment America, Jack Tretton, concernant Sony et demande pourquoi la société a mis tout ce temps pour informer les utilisateurs que leurs données personnelles auraient été obtenues par le biais d'un accès non autorisé . La firme rétorque qu'elle ne voulait pas donner d'informations à ses clients avant de connaître l'ampleur de l'attaque. Le groupe VISA informe que les utilisateurs de carte bancaire devraient .
Il est rapporté, le samedi , que des utilisateurs de chez PlayStation ont été victimes de fraudes bancaires , cependant il paraissait difficile de savoir si ces fraudes étaient liées à l'incident. Des utilisateurs ayant enregistré leurs données bancaires seulement chez Sony ont également été victimes de fraudes bancaires . Il est, plus tard, révélé que les principales entreprises de cartes de crédit n'ont rapporté aucune transaction frauduleuse qui serait en lien avec la cyber-attaque dont l'entreprise a été victime. Patrick Seybold explique, auprès des utilisateurs, que .
Lors de la conférence du , Kazuo Hirai envisage un remboursement éventuel des utilisateurs abonnés au réseau. Le , la firme confirme sa certitude concernant l'utilisation frauduleuse des cartes bancaires, les pirates ne possédant pas les trois chiffres du cryptogramme visuel. Le quotidien américain New York Times s'appuie sur les propos d'un chercheur de la sécurité informatique, Kevin Stevens, et soutient que 2,2 millions de cartes bancaires étaient mis en vente sur des sites clandestins (pour une somme entre et dollars) . Le , Sony affirme . Cependant, ces coordonnées datent de l'année 2001 et la firme précise que lorsqu'il a été découvert .
Failles du système