La rue des Éperonniers (en néerlandais : Spoormakersstraat) est une artère de Bruxelles, capitale de la Belgique.
Situation et accès Cette voie de la région de Bruxelles-Capitale située sur le territoire du Pentagone de la ville de Bruxelles qui va de la rue du Marché aux Herbes à la place Saint-Jean et à la rue de la Violette. Elle relève du Plan Particulier d'Aménagement « Grand-Place et environs » établi en 1960.
Origine du nom Le nom rappelle les éperonniers, qui étaient des fabricants d'étriers et d'éperons, et qui étaient concentrés dans cette rue La rue des Éperonniers - Bruxelles Pentagone.
Historique Elle était jadis plus courte, elle s'arrêtait à la rue du Marché aux Fromages. Au Moyen Âge, et jusqu'à la fin du , elle s'appelait « Forciersstraet » (c'est-à-dire rue des fabricants d'arcs et d'arbalètes) à cause du nombre important d'artisans exerçant cette activité qui y étaient établis Bruxelles Pentagone - Rue des Eperonniers.
Après 1845, elle englobe le tronçon situé entre la rue du Marché aux Fromages, la rue de l'Homme Chrétien et la place Saint-Jean, et prend le nom de « Pongelmerct » (c'est-à-dire marché où le grain se vend à la livre), .
En , les éditions "Jacques Antoine - Les Eperonniers" font l'objet d'une fiction littéraire de Christophe Van Staen, intitulée Rue des Eperonniers, publiée dans la collection "Bruxelles se conte" des éditions Maelström ReEvolution. thumb|left|
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire La rue des Éperonniers a une longue tradition commerçante. Jadis elle abritait de nombreuses boutiques de mode. On y a trouvé ensuite bon nombre de libraires et de bouquinistes, quoique cette fonction tende aussi à s'effacer. La rue compte encore quelques devantures remarquables, reprises dans le périmètre de protection UNESCO de la Grand-Place. : Ensemble de deux immeubles à façades sous corniche, de quatre niveaux, de 1861 et de 1866, inscrits à l'inventaire légal le Bruxelles Pentagone - Rue des Eperonniers 2, 4 : café « De Dolle Mol ». Après sa fermeture en 2002, cet établissement légendaire était à l'abandon. En , le cinéaste anarchiste Jan Bucquoy l'occupa illégalement. Après des démêlés judiciaires avec le propriétaire, le café put définitivement rouvrir ses portes grâce à l'intervention du ministre flamand de la culture Bert Anciaux. : La Jeune Parque est la librairie ouverte en 1953 par Jacques Antoine qui a été fermée en 1975. Il y a poursuivi ses activités mais comme éditeur de la collection « Passé Présent » . : Immeuble d'angle de trois niveaux sous bâtière, avec un rez-de-chaussée commercial du premier quart du , classé depuis le Bruxelles Pentagone - Rue des Eperonniers 60-62. : Immeuble de trois niveaux sous bâtière, remontant au , modifié au , avec un rez-de-chaussée commercial nanti d'une devanture en bois de style Art nouveau, datant du début du , classé depuis le Bruxelles Pentagone - Rue des Eperonniers 71-73.
Notes et références
Voir aussi Liste des rues de Bruxelles-ville
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