Louis de Basse-Lotharingie, né entre 975 et 980Christian Settipani, La préhistoire des Capétiens, 1993, ., mort en 1023Karl Ferdinand Werner, Il y a mille ans, les Carolingiens : fin d'une dynastie, début d'un mythe, Annuaire-bulletin de la société d'histoire de France, 1991-1992, .Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, , P.S.R. éditions, 2004, 162., est le dernier membre de la dynastie carolingienne, fils de Charles de Basse-Lotharingie et de sa seconde épouse, Adélaïs, d'origine obscure, fille d'un vassal d'Hugues Capet.

Captivité Lorsque son père fut fait prisonnier par Hugues Capet à qui il disputait la royauté franque, ce dernier confia Louis à la garde de l'évêque Adalbéron de LaonLaurent Theis, Robert le Pieux, Librairie Acédémique Perrin, 1999, ., puis il réclama sa garde en 993 et l'enferma à Orléans (Loiret) où l'on perd sa trace selon Ferdinand Lot.

Au printemps 993, le comte , déçu qu'Hugues Capet et son fils aient refusé de lui conférer le titre de duc des Francs, imagina, en liaison avec Adalbéron de Laon, de les faire capturer lors d'une rencontre projetée à Metz avec l'empereur et de placer Louis sur le trône francLaurent Theis, Robert le Pieux, Librairie Acédémique Perrin, 1999, .. de Blois serait devenu duc des Francs et Adalbéron évêque de Reims. Hugues Capet et son fils prévenus firent échouer cette tentative.

Comte Karl Ferdinand Werner affirme que Louis, ayant retrouvé la liberté, devint comteLa chronique de Saint-Pierre-le-Vif le qualifie de comes Alemanorum, parfois traduit comte des Alamans, expression désignant un comte d'empire., et fut sans doute possessionné en LorraineKarl Ferdinand Werner, Il y a mille ans, les Carolingiens : fin d'une dynastie, début d'un mythe, Annuaire-bulletin de la société d'histoire de France, 1991-1992, ..

Il fit un voyage en AquitaineChristian Settipani, La préhistoire des Capétiens, 1993, p.339., étant le "Lodoicus, fils du roi Karolus" qui figure sur un acte de l'abbaye de Bourgueil en 1012.

Mort Son épitaphe, à Sens (Yonne), affirme qu'il mourut au monastère de Saint-Pierre-le-Vif de maladie, après s'être fait moine in extremis alors qu'il retournait en terre d'empire après un pèlerinage au mont Saint-Michel. Cette épitaphe fut publiéeRobert-Henri Bautier et Monique Gilles, Odorannus de Sens, Opera omnia, Paris 1972, ..

En mourant, il laissa à ce monastère sa villa d'AriscurtLa chronique de Saint-Pierre-le-Vif de Sens, dite de Clarius, éd. Robert-Henri Bautier et Monique Gilles Paris, 1979, .Ariscurt n'a pas été identifiée avec certitude, mais était probablement en Lotharingie où les toponymes se terminant par curtis ou court sont nombreux. et un pallium, sans doute un précieux souvenir de ses origines royales.

Il est le dernier des Carolingiens issus de Louis le Pieux, le troisième fils de Charlemagne. Après sa mort, les Carolingiens ne furent plus représentés que par les Herbertiens de Vermandois, issus de Bernard, fils illégitime de Pépin, le fils aîné de Charlemagne. Ceux-ci s'éteindront par les mâles environ 60 ans après la mort du comte des Alamans en se fondant dans la maison capétienne de Vermandois, et avec eux disparut l'ultime lignée patrilinéaire des descendants de Charlemagne.

Notes et références Notes

Références

Bibliographie .

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