Livry-Gargan (anciennement Livry-en-Aulnoye) est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis, en région Île-de-France, à environ quinze kilomètres au nord-est du centre de Paris.
Ses habitants sont appelés les Livryens.
Géographie
Localisation
La commune de Livry-Gargan se trouve dans le département de la Seine-Saint-Denis, au Nord-Est de la région Île-de-France à de Paris et à proximité de deux pôles de développement économique : Roissy au Nord () et Marne-la-Vallée au Sud ()..
Elle se situe à par la routeLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires. de Bobigny., préfecture du département, et à du Raincy
Livry-Gargan s’étend des Pavillons-sous-Bois à Vaujours du sud-ouest au nord-est sur et d’Aulnay-sous-Bois à Clichy-sous-Bois du nord-ouest au sud-est. La commune est bâtie sur le flanc septentrional du coteau gypseux portant la forêt de Bondy et s’étend au nord vers la partie méridionale de la plaine de France, aujourd’hui largement urbanisée.
La ville est bordée à l’Ouest par le canal de l’Ourcq et à l’Est par les coteaux de l’Aulnoye et le plateau de Clichy-sous-Bois vers Montfermeil et est située sur la route départementale 933 (l’ex-RN 3) qui relie Paris par la porte de Pantin à Meaux, elle donc est la première commune en agglomération que l’on rencontre en venant de l’Est francilien..
Géologie et relief
La commune se situe au sein du Bassin parisien, vaste cuvette composée d’un empilement de couches sédimentaires d’origines essentiellement détritiques (issus de l’érosion d’anciennes chaînes de montagnes) et carbonatées (précipitation de carbonate de calcium). Ces dépôts s'étagent du Trias (- 250 millions d’années) au Pliocène (- 23 millions d’années) et se font surtout en contexte marin, mais aussi en milieu lacustre. Les successions de périodes glaciaires et interglaciaires au Quaternaire aboutissent à la configuration géomorphologique actuelle : altération plus ou moins profonde des roches en place, terrasses alluviales anciennes...
Livry-Gargan comporte, au Nord, une plaine qui représente la fin de la plaine de France et au Sud, des collines qui constituent le rebord du plateau de Clichy-sous-Bois, du Raincy et de Montfermeil. La ville est l'une des plus étendues des environs de Paris, avec une superficie de la commune de . Elle est une ville faiblement accidentée entre et permettant un développement communal. relativement homogène, exception faite des coteaux des massifs de l’Aulnoye. L’altitude moyenne à Livry-Gargan est de au Nord-Ouest et sur le canal de l’Ourcq. La ville culmine au Sud-Est à avec une côte de limitrophe de la forêt de Bondy, 5, 6.
Livry-Gargan est recouverte en partie sur son territoire de dépôts accumulés, utilisées comme décharge des anciennes carrières de gypses ainsi que de colluvions polygéniques marno-gypseuses et de limons des plateaux ; l’épaisseur de ces formations peut atteindre les .Le territoire communal comprend des formations s’étendant du Stampien inférieur « sannoisien » (G1b) : formation de Brie (argile, meulière et calcaire) au Bartonien supérieur, Ludien moyen et inférieur (E7aG) : masses et marnes du gypse. L’épaisseur peut atteindre environ .
Carrières souterraines et à ciel ouvert En Seine-Saint-Denis, le gypse est encore exploité à Vaujours (à ciel ouvert) et à Clichy-sous-Bois (en souterrain), les autres carrières sont abandonnées. Dans la région, les formations gypseuses exploitées se présentent sous la forme de couches horizontales en barres superposées séparées par des barres marneuses. Exploitées avant les décrets du code minier de 1971, les exploitations n’ont pas été assujetties aux mesures de réaménagement..
A la fin du , le gypse est extrait en quatre exploitations (en carrières de surface et souterraines) d'ouest en est, soit : La carrière de La Barrière, avenue Alfred-Thomas et rue Jules-Vallès, fermée dans les années 1920 ; La carrière de La Glaisière (ou carrière de Livry), route de Vaujours, fermée dans les années 1920 ; La carrière des Hochailles ; La carrière du Châtinet ;
Ces carrières bénéficiaient de voies ferrées privées pour amener le plâtre notamment jusqu’au Canal de l’Ourcq en 1815. L’exploitation des carrières a cessé dans les années 1950. La carrière de La Barrière appartenait à Julien Leclaire père & fils puis elle est rachetée par la Société Lecouffe & Cie (dite Société des Plâtrières de la Garenne) avant 1896 au plus tard. Elle aurait fermé dans les années 1920..
La carrière de La Glaisière, avec usine et carrière, un réseau Decauville (wagonnet) a été mis en place pour amener la pierre entre la carrière et l'usine. Une extension a été effectuée avec l'ouverture d'une seconde carrière au sud. Les carrières voisines des Hochailles et Le Châtinet étaient couplées à trois usines dédiées à l’exploitation (gypse et glaises). Elles étaient également desservies par un réseau Decauville fluctuant à travers les époques, le tracé passait un temps sous le Chemin de Vaujours..
L'ancienne carrière de gypse de Livry, relativement petite est divisée en deux parties l'une de à ciel ouvert et l'autre de en galeries. La carrière est située en limite du parc Georges-Pompidou. Un risque de mouvement de terrain du site n'est pas négligeable avec une exploitation souterraine irrégulière avec un gypse particulièrement tendre et friable. En surface, une grande variété de milieux naturels coexistent : des falaises de gypses et de marnes blanches, des pentes boisées, des dépressions sur marnes vertes, des prairies sèches sur marnes blanches, des talus à sous-sol de calcaire de Brie, des bois, des mares, des friches et lisières..
La carrière souterraine de gypse de Bernouille est située sur les communes de Coubron, Livry-Gargan et Vaujours et a une superficie de , elle alimente depuis 2004 l’usine de Vaujours pour un tiers et extrait de gypse par an. Les réserves de gypse arrivant à épuisement, un arrêté préfectoral du agrandit le périmètre d’exploitation vers le Sud, il est valable jusqu’en décembre 2033...
Hydrographie vignette|redresse=1.4|Réseau hydrographique de Livry-Gargan. La ville a sur son territoire plusieurs bassins versants, le bassin versant dit de la « Molette » sur une majeure partie de la commune et celui de la « Morée ». Livry-Gargan disposait anciennement sur son réseau de plusieurs rus.
Le ru du Rouailler est canalisé et est raccordé au réseau d’assainissement, il fait transiter les eaux pluviales entre le lac de Sévigné et l'étang Verchain jusqu’au canal de l’Ourcq..
Une infrastructure de rétention et de filtrage des eaux pluviales, dit bassin du Rouailler, situé dans le parc Pierre-Bérégovoy est en fonctionnement depuis l'été 2019 après 8 ans de travaux et est inaugurée le , il a pour objectif l'amélioration de la qualité de l'eau du canal de l'Ourcq et de la Seine ainsi que la lutte contre les inondations en ville notamment en vue des Jeux Olympiques de 2024. Le bassin est constitué d'un collecteur d'eaux pluviales avec une cuve d'une capacité de soit de de diamètre sur de profondeur, sa construction faisant suite au « plan investissement bassins » voté par le département en , il est ainsi le deuxième plus grand du département.. Parallèlement, la ville de Livry-Gargan signe avec l’État et d'autres collectivités territoriales un protocole d’engagement visant à améliorer la qualité de l’eau pour rendre la Seine et la Marne baignables....
Zones humides
Sur Livry-Gargan, les zones humides sont principalement situées sur le versant des coteaux, ainsi qu'au niveau des points d’eau du parc de la Mairie et du Parc Lefebvre (artificiels) qui sont classés en classe 3 (probabilité de la présence d’une zone humide) et 5 (représentant des zones en eau mais non humides). Des prospections pédologiques ont confirmé le caractère humide du pourtour du plan d’eau du parc Lefèvre et de la bordure ouest du plan d’eau du parc de la Mairie et ont démontré des figures d'oxydoréduction à moins de 50 cm de la surface. Le Schéma régional de cohérence écologique (SRCE) relève le caractère fonctionnel des zones humides situées dans le massif de l’Aulnoye. Le caractère humide des abords du canal de l’Ourcq n’est pas confirmé..
Hydrogéologie Dans la plaine de France sur le territoire communal, il existe deux aquifères principaux en termes de nappes : l’Eocène supérieur, comportant le calcaire de Saint-Ouen et les sables de Beauchamp ; l’Eocène inférieur et moyen, avec l’ensemble des marnes et Caillasses, du calcaire grossier et des sables de l’Yprésien.
Eaux superficielles La commune dispose de différents plans d'eau. : L’étang Verchain (privé). Le bassin du Parc Lefèvre. Le bassin du Parc de la Mairie. Plusieurs mares, sauvage au parc des Friches et sur le chemin de Vaujours.
Lac de Sévigné Quatre sources aux vertus thérapeutiques ont été mises au jour en 1864 au lac de Sévigné. La municipalité demande en 1912 son classement en station thermale en 1912, ce qui lui est refusé. Le lac est aujourd'hui transformé en bassin de retenue afin de régulariser les débits à l’aval du cours du Rouailler.
Climat Moyenne annuelle de température : Nombre de jours avec une température inférieure à : 40,3 j Nombre de jours avec une température supérieure à : 9,2 j Amplitude thermique annuelleL'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux. : Cumuls annuels de précipitation : Nombre de jours de précipitation en janvier : nc Nombre de jours de précipitation en juillet : nc
Le climat qui caractérise la commune est, en 2010, qualifié de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France définie en 2010 qui compte huit types de climats en métropole. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février..
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000.. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre.
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales.. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Roissy Charles-de-Gaulle », dans la commune de Roissy-en-France., où la température moyenne annuelle est de et la hauteur de précipitations de pour la période 1981-2010...