L'église Saint-Nicolas, anciennement chapelle Saint-Nicolas-de-Myre, est une église catholique située à Gouzon, en France.

L'édifice ainsi qu'une partie du mobilier font l'objet de protections (classements et inscriptions) au titre des monuments historiques.

Localisation L'église est située dans le quart nord-est du département français de la Creuse, sur la commune de Gouzon, au cœur du village des Forges, séparée de la rue par son cimetière.

Historique et architecture L'histoire de la construction de cette petite église de campagne n'est pas connue. Elle ne comprend qu'une seule nef. Un arc triomphal sépare l'ancienne chapelle, le chœur de l'église actuelle, de son prolongement par la nef. Derrière l'autel a été installée la sacristie.

Le classement de l'église au titre des monuments historiques date du pour le chœur (abside et travée droite), y compris les peintures murales qu'il renferme, consultée le ..

Les façades et toitures de la nef et du clocher ont été inscrites au titre des monuments historiques le .

Peintures murales vignette|gauche|redresse=0.8|Peintures du sur la retombée de gauche de l'arc triomphal.

Ce qui est connu, c'est l'histoire de la découverte des peintures murales. Elle commence un matin, dans les années 1950, quand le sonneur de cloches aperçoit des peintures sur un mur alors que la veille celui-ci était intact, l'humidité due à une infiltration d'eau ayant entre-temps fait tomber un morceau de plâtre. Il signale sa découverte au prêtre de la paroisse qui en fait part au service des Beaux-Arts. Rien ne se passe jusqu'à une visite du service des Beaux-Arts, en 1968, qui entraîne le classement de ces peintures le au titre des monuments historiques, à titre d'objet, consultée le .. Elles entraînent l'année suivante le classement partiel de l'église.

En 1971, la directrice de l'École des beaux-arts de Tours, commence un travail minutieux de sondage et de dépose du plâtre qui recouvre les enduits.

Progressivement, elle découvre que sous une peinture du s'en trouve une autre du . Les peintures de ces deux époques ont été exécutées sur un enduit sec de sable et de chaux.

Les peintures du représentent cinq personnages. Sur le mur sud, c'est-à-dire à droite de l'autel, on en voit trois, tenant chacun un livre, dont les Apôtres Simon le Cananéen, avec la scie de son martyre, et Matthieu ou Matthias, tenant la hache. Sur le mur nord figure sans doute l'apôtre Philippe, serrant une croix à longue hampe, ainsi qu'un fragment d'auréole et une main du cinquième personnage. Il est probable que les douze apôtres étaient peints mais certains ont disparu à la suite de travaux ultérieurs.

Dans la sacristie située derrière le chœur, les murs révèlent des peintures du , notamment un personnage blond et auréolé semblant converser, et, en haut, un ange.

En continuant ses recherches, la chercheuse découvre des peintures qu'elle reconnaît comme carolingiennes du . Elles ont été réalisées sur un enduit frais de sable et de chaux.

Les peintures carolingiennes se trouvent, côté chœur, sur la partie supérieure et les retombées de l'arc triomphal séparant la petite chapelle primitive de la nef actuelle. Sur la partie supérieure figurent des motifs géométriques et floraux, et sur les retombées un oiseau (côté gauche) et un réseau de rectangles et d'autres motifs. Les peintures utilisées sont des ocres, des jaunes, des rouges, des terres de Sienne et des noirs sur fond blanc.

Les peintures ont été ensuite consolidées pour les fixer et les mettre à l'abri d'éventuelles attaques bactériennes.

Mobilier Outre les peintures murales, quelques autres éléments mobiliers sont inscrits au titre des monuments historiques. L'ensemble du maître-autel du , composé de l'autel, de deux gradins d'autel, du tabernacle, d'un retable, et de son tableau, subdivisé en deux sous-ensembles, consultée le ., consultée le ., est inscrit en date du , consultée le ..

Dans deux niches du retable ont été installées deux statues polychromes du en bois, inscrites le , représentant saint Jean-Baptiste, consultée le . et un saint évêque (qui pourrait personnifier saint Nicolas), consultée le ..

Le tabernacle présente trois pans, avec une avancée séparée des deux côtés par des colonnettes torses. Le tableau du retable est une représentation de l'Assomption de Marie.

Par ailleurs, des éléments d'un antependium du en cuir ont été inscrits à la même date que le maître-autel, consultée le ..

Notes et références

Annexes

Articles connexes Liste des monuments historiques de la Creuse

Liens externes

Catégorie:Monument historique classé en 1969 Catégorie:Monument historique inscrit en 1973 Forges Forges