L'église Saint-Georges-et-Saint-Pierre est une église catholique située à Dangeau, dans le département français d'Eure-et-Loir.

Historique L'église est citée pour la première fois dans une charte de 1064 d'une fondation d'un prieuré-cure dépendant de l'abbaye bénédictine de Marmoutier de Tours. Herlebaud, seigneur de Dangeau, se fait moine sur son lit de mort et donne la moitié de l'église, des terres, des reliques et des livres. Après 1064, on ne trouve plus que des donations et des confirmations de propriétés et de dîmes. Ces actes diminuent après la seconde moitié du . Le prieuré de Dangeau est réuni à celui de Vieuvicq au plus tard en 1385. Il est supprimé à la Révolution.

Aucun document renseigne sur la construction de l'église. Son style a fait admettre à certains auteurs qu'elle avait été construite à la fin du , cependant, Pierre Moyat remarque qu'elle a été construite en une seule campagne de construction. Le portail sculpté dans la du bas-côté sud, en calcaire, est du . Son style a été rapproché de celui du portail sud de l'église de la Madeleine de Châteaudun. Il fait remonter cette église aux années 1130.

Des transformations ont été faites entre 1515 et 1536. La première des dates est donnée par une inscription sous la fenêtre du collatéral nord du chœur qui donne le nom de Girard de Barenton, seigneur de Dangeau entre 1486 et 1518. Le mur du collatéral nord au droit de l'oratoire ou de la chapelle d'Anne de Wavasseur, veuve du seigneur Jacques de Courcillon, est surélevé. Elle est couverte d'une voûte en brique dont les ogives et les liernes et pierre sont sculptés des symboles des Évangélistes.La vaste fenêtre qui l'éclaire est d'un style permettant de la dater du début du comme la fenêtre en vis-à-vis, côté sud. L'évêque auxiliaire de Chartres consacre cinq auteurs et bénit le cimetière le . Cette dernière date peut indiquer la fin des travaux.

Au , un clocher en bois, soutenu par quatre poteaux, est construit sur la première travée de la nef. La cloche actuelle date de 1728.

Protection L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1959.

Description Architecture Cette église pourrait être la plus ancienne église romane d'Eure-et-Loir à déambulatoire. Ce dernier ouvre sur trois chapelles absidiales.

Mobilier Au-dessus des fonts baptismaux, situés dans le bas-côté sud près de l'entrée ouest, est présenté un retable Renaissance de 1536, classé monument historique au titre d'objet. Ce retable en marbre, à trois panneaux sculptés de bas-reliefs, représente : au centre : la Crucifixion ; à gauche, de haut en bas : Jésus au jardin des oliviers, le baiser de Judas ; à droite : la Résurrection du Christ.

Vitraux Les vitraux de style néo-gothique sont datés fin ou début . Les ateliers Lorin de Chartres apparaissent dans les signatures de ces œuvres des années 1890 à 1920. Comme dans nombre d'églises de la région, plusieurs générations de maîtres-verriers se sont succédé : Marie Françoise Dian, veuve Nicolas Lorin, et leur fils Charles Lorin.

Paroisse et doyenné L'église Saint-Georges-et-Saint-Pierre de Dangeau fait partie de la paroisse Saint Romain aux Marches du Perche, rattachée au doyenné du Perche.

Notes et références Références

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes Liste des monuments historiques d'Eure-et-Loir

Liens externes

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