Nicolas Myrepsos (en grec Νικόλαος Μυρεψός), dit aussi Nicolas d'Alexandrie (en latin Nicolaus Alexandrinus), est un médecin byzantin du .

Il est l'auteur d'un traité en 48 livres contenant formules de médicaments composés, mettant en œuvre environ 370 plantes et empruntés en partie à Nicolas de SalerneL'« antidotaire » de Nicolas de Salerne () ne contenait que 140 recettes de médicaments. et surtout à la pharmacopée arabe, avec leur mode d'administration, et aussi des invocations religieuses. Il s'intitule en grec Δυναμερόν, en latin De compositione medicamentorum ou Antidotarium NicolaiL'Antidotaire Nicolas.. Traduit en latin dès le par le médecin calabrais Nicolas de Reggio, il fut le guide des apothicaires occidentaux jusqu'au , et fut reconnu comme Codex pharmaceuticus par la faculté de médecine de Paris jusqu'en 1651À cette date, la Faculté décida de confier à une commission de quinze membres la révision de cette pharmacopée, mais cette révision n'aboutit qu'un siècle plus tard, si bien que lAntidotarium Nicolai continua d'être utilisé jusqu'au . On a très peu d'informations sur l'auteur. Μυρεψός signifie en grec « bouilleur de μύρον », une huile aromatique qui entre dans la fabrication de pommades ou d'onguentsΜυρεψός se traduit en latin par unguentarius.. Il s'agit donc sans doute d'un surnom renvoyant à son activité. Son traité mentionne qu'il a vécu à AlexandrieI, 241 ; XVII, 17. et à NicéeXXIV, 12.. Cette dernière allusion rend vraisemblable son identification avec le médecin officiel (άκτουάριος) de , empereur de Nicée, dont Georges Acropolite rapporte dans ses Annales que, alors que lui-même tente d'expliquer à l'impératrice Irène Lascarine la cause de l'éclipse solaire du , il est contredit par « le médecin Nicolas, un homme très peu versé dans la philosophie, mais excellent dans son art, et en particulier d'un grand savoir empirique, que l'impératrice appréciait beaucoup, et qui avait le titre dάκτουάριοςAnn., § 39. ».

Le Δυναμερόν a notamment été transmis par un beau manuscrit illustré de la Bibliothèque nationale de France, le Paris. gr. 2243, offert au roi par Antonios Eparchos, et figurant dans le premier catalogue de livres grecs du château de Fontainebleau. Il fut copié en 1339 par le scribe Kosmas Kamelos, peut-être à Athènes, pour le compte d'un médecin, Démétrios Chlomos. Son édition princeps est de 1471..

Notes et références

Catégorie:Médecin grec Catégorie:Médecin de l'Empire byzantin Catégorie:Médecin du XIIIe siècle