La première circonscription de Nouvelle-Calédonie, ou circonscription Est, a été créée en 1977 par division en deux de l'ancienne circonscription unique de ce Territoire d'outre-mer (TOM) France. Elle a également hérité de cette dernière la tâche de représenter à l'Assemblée nationale les citoyens français du condominium des Nouvelles-Hébrides, jusqu'à son indépendance pour devenir le Vanuatu en 1980. Elle n'a élu qu'un seul député entre 1978 et 1986, avec une réélection en 1981 : Rock Pidjot (déjà député depuis 1964), non inscrit puis apparenté socialiste à partir de 1981, président localement de l'Union calédonienne (UC). Elle disparaît en 1986, avec l'instauration du scrutin proportionnel pour deux sièges à pourvoir dans une nouvelle circonscription unique. Elle ne doit pas être confondue avec l'actuelle de Nouvelle-Calédonie, en place depuis 1988.
Description géographique et démographique
L'évolution démographique de la Nouvelle-Calédonie ( personnes recensées en 1963, puis en 1969 et en 1976), justifie la création d'un député supplémentaire. Le nouveau découpage tient compte de l'organisation électorale déjà ancienne en quatre circonscriptions (Sud, Ouest, Est et Îles Loyauté) pour la désignation de l'Assemblée territoriale, devenue des subdivisions administratives à partir de 1969. La première circonscription comprend alors la côte Est de la Grande Terre (Pouébo, Hienghène, Touho, Poindimié, Ponérihouen, Houaïlou, Canala, Thio et Yaté) mais aussi l'île des Pins et les Îles Loyauté (Maré, Lifou et Ouvéa). Il s'agit des territoires les plus majoritairement peuplés par des Mélanésiens. S'y ajoutent les ressortissants français des Nouvelles-Hébrides en attendant leur accession à la pleine souveraineté, déjà actée par la France et le Royaume-Uni et prévue pour 1980.
La population néo-calédonienne au sein de cette circonscription évolue ainsiAgglomérations et villes de la Nouvelle-Calédonie, splaf.free.fr : 1976 : habitants 1983 : habitants
La population française des Nouvelles-Hébrides pour sa part s'établit comme suit : 1979 : citoyens français V. DERUELLE, « Une minorité socio-culturelle en Nouvelle Calédonie : les rapatriés du Vanuatu », Mémoire de D.E.A. en Sciences sociales, Institut de recherche scientifique pour le développement en coopération, 1989, p. 8
Description politique
Elle est créée alors même que la question de l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie devient le thème centrale de clivage de la classe politique néo-calédonienne. L'ancien parti politique dominant localement depuis 1953 mais en perte de vitesse depuis 1972, l'Union calédonienne (UC), à l'origine autonomiste, prend officiellement position pour l'accession à la pleine souveraineté de l'archipel à son congrès de Bourail en 1977. Durant sa courte existence, la , très majoritairement peuplée de Mélanésiens, reste un fief indépendantiste, avec le député sortant (élu pour la première fois en 1964) et président de l'UC, Rock Pidjot. Après la disparition de cette circonscription en 1986, et jusqu'à ce jour, aucun autre indépendantiste de Nouvelle-Calédonie n'a été élu à l'Assemblée nationale.
Liste des députés
Liste des députés de la circonscription Date d'élection Identité Parti Qualité Suppléants 1978 Rock Pidjot UC-UICALO, Non inscrit Chef coutumier de La Conception Maurice Lenormand 1981 Rock Pidjot UC-UICALO, apparenté PS Chef coutumier de La Conception Gabriel Païta
Historique des élections
Élection des 12 et 19 mars 1978
Le suppléant de Roch Pidjot était Maurice Lenormand, ancien député. Roch Pidjot siégea comme député non-inscrit.
Élections législatives de 1981
Références
Voir aussi Liste des députés de Nouvelle-Calédonie Liste des circonscriptions législatives de Nouvelle-Calédonie
Circonscription2 Nouvelle-Caledonie 1