, né le à Sievierodonetsk en Ukraine (URSS), est un joueur de tennis russe.
Professionnel de 1999 à 2014, il a remporté vingt-et-un titres en simple sur le circuit ATP, dont le Masters 2009, ainsi que trois Masters 1000, à Bercy en 2006, Miami en 2008 et Shanghai en 2009.
Finaliste du Masters en 2008, il s'impose l'année suivante dans ce même tournoi, évinçant tour à tour Rafael Nadal, Robin Söderling et Roger Federer, pour dominer Juan Martín Del Potro en finale, et décrocher ainsi son unique titre majeur, devenant par la même occasion le premier joueur russe à inscrire son nom au palmarès des ATP World Tour Finals.
Davydenko a également été demi-finaliste de Roland-Garros en 2005 et 2007, ainsi que de l'US Open en 2006 et 2007.
Il intègre le top 10 du classement ATP en juin 2005 et y restera jusqu'en avril 2009, pour un total de cinq saisons successives. Son meilleur classement est une mondiale, atteinte en novembre 2006.
En 2006, il remporte la Coupe Davis avec l'équipe de Russie.
Il est l'un des seuls joueurs à avoir régulièrement disputé plus de 30 tournois en une saison, et sa régularité en fond de court lui a valu le surnom de « machine à balles »« Nikolay Davydenko Interview US Open - September 7, 2006 », Tennis X, 8 septembre 2006.. Il est également l'un des trois joueurs (avec Novak Djokovic et Borna Coric) à détenir un bilan positif face à Rafael Nadal, avec six victoires pour cinq défaites.
Nikolay Davydenko met un terme à sa carrière en , après quinze années passées sur le circuit.
Carrière
1999 - 2004 : Débuts prometteurs Né dans l'Ukraine soviétique, Nikolay Davydenko commence le tennis à l'âge de sept ans, en compagnie de son frère et futur entraîneur, Eduard. Résidant en Allemagne, il fait là-bas ses débuts sur le circuit junior, et déménage en Russie durant son adolescence afin d'obtenir la citoyenneté.
Davydenko accède au circuit professionnel en 1999. En 2000, il remporte un titre sur le circuit Future. Cette même année, il accède également à la demi-finale du tournoi ATP d'Amsterdam, et remporte un titre Challenger à Mönchengladbach.
C'est en 2001 que le Russe fait ses débuts en Grand Chelem, lors de l'Open d'Australie, où il accède au second tour, battu par Pat Rafter. Il atteint le même stade de la compétition à Roland-Garros, s’inclinant face à Lleyton Hewitt, et remporte par la suite deux titres Challenger, puis un nouveau l'année suivante, à Szczecin, en Pologne.
2002 est surtout l'année de son premier succès sur le circuit ATP, avec un titre à Adelaïde, où il domine Kristof Vliegen en finale sur le score de 6-2, 7-63.
Le Russe récidive la saison suivante, en 2003, avec un nouveau trophée à Estoril, sur terre battue, face à l'argentin Agustín Calleri, et atteint également la finale du tournoi de Sankt Pölten face à Andy Roddick, concédée 7-62, 6-2. Ces excellents résultats, combinés avec un quart de finale au tournoi de Barcelone, lui permettent d'entrer dans le top 50 mondial.
La saison 2004 sera marquée par deux nouveaux titres, conquis à Munich et Moscou, mais aussi par un quart de finale au Masters 1000 de Monte Carlo, perdue face à Carlos Moyà.
2005 - 2006 : Dans la cour des grands Le Russe prend confiance en lui face aux meilleurs joueurs du monde, ce qui lui permet de rallier une demi-finale au tournoi de Hambourg en 2005, qu'il perd face à Roger Federer. Il s'impose la même année à Sankt Pölten, toujours sur terre, opposé à Jürgen Melzer, sur le score de 6-3, 2-6, 6-4.
Semblant parfaitement à son aise sur cette surface, il crée la surprise quelques semaines plus tard, en atteignant la demi-finale de Roland-Garros, concédée à Mariano Puerta sur le score serré de 3–6, 7–5, 6–2, 4–6, 4–6, après avoir éliminé le finaliste de l'édition 2004, Guillermo Coria, mais aussi l'espagnol Tommy Robredo.
Sur sa lancée, il participe au Masters de fin d'année, se hissant en demi-finale de la compétition, non sans avoir effacé Andre Agassi (6-4, 6-2), Gastón Gaudio (6-3, 6-4) et Mariano Puerta (6-3, 6-2,) mais s'incline contre un irrésistible David Nalbandian, sur le score de 6-0, 7-5.
Au terme d'une excellente saison 2005, Davydenko grimpe de 23 places dans le classement ATP, entrant dans le top 5 mondial, à la cinquième place.
En 2006, Nikolay Davydenko est une nouvelle fois récompensé pour son opiniâtreté et sa régularité, atteignant une nouvelle demi-finale en Grand Chelem, lors de l'US Open, au terme de laquelle il sera défait par le Suisse Roger Federer. Il remporte également quatre titres, à Pörtschach, Sopot, New Haven et Moscou face à son compatriote Marat Safin.
Entré dans la cour des grands, Davydenko confirme son talent en remportant, quelques jours après son second titre en Russie, le Masters 1000 de Paris-Bercy, battant en finale Dominik Hrbatý sur le score de 6-1, 6-2, 6-2. Avec seulement 27 jeux perdus en cinq matchs, il a ainsi échoué à une unité du plus petit nombre de jeux cédés par un vainqueur, Stefan Edberg, en 1990, qui avait profité de l'abandon de Boris Becker au premier set de la finale.
Avec l'équipe de Russie, il remporte la Coupe Davis face à l'Argentine et termine la saison à la troisième place mondiale, son meilleur classement.
Durant cette saison, il aura disputé la bagatelle de 31 tournois, contre 16 par exemple pour Roger Federer, et aura remporté 67 matchs.
Il clôt également cette année avec à son actif des statistiques de retour de service impressionnantes, puisqu'il termine « meilleur retourneur » du circuit ATP, avec 35 % de jeux de retour gagnés en 94 matchs ; le second, l'Espagnol David Ferrer, étant à 33 % de jeux gagnés, en ayant toutefois joué 30 matchs de moins.
vignette|250px|Davydenko-Nalbandian (Roland-Garros 2006).
2007 : Confirmation au plus haut niveau et scandale médiatique Après une demi-finale et un huitième de finale à Doha et à Sydney, Davydenko commence l'année 2007 par une défaite prématurée en quarts de finale de l'Open d'Australie face à l'Allemand Tommy Haas.
Décevant à Indian Wells, Miami, puis Monte Carlo, il perd sa place de mondial au profit d'Andy Roddick. C'est au mois de mai que le Russe réintègre l'élite, en atteignant la demi-finale du tournoi de Rome, démontrant ainsi son étonnante prédilection pour la terre battue.
Davydenko confirme son statut lors des Internationaux de France, quelques jours plus tard, où il accède pour la seconde fois de sa carrière en demi-finale de la compétition, éliminant deux Argentins spécialistes de la surface, David Nalbandian puis Guillermo Cañas, avant de s'incliner face à Roger Federer sur le score serré de 7-5, 7-65, 7-67.
Peu à son aise sur gazon, il accède néanmoins pour la première et unique fois de sa carrière en huitièmes de finale du tournoi de Wimbledon.
Le , lors de l'Open de Sopot, en Pologne, Davydenko, qui vient de perdre au dans trois tournois sur terre battue, reste de par son classement le favori légitime du match contre l'Argentin Martín Vassallo Argüello, modeste mondial. Cependant, la société Betfair, une société de paris sportifs en ligne, est alertée de mises d'un montant inhabituel (7 millions de dollars, dix fois plus que d'ordinaire) sur la victoire de Vassallo-Arguello contre le Russe. En abandonnant au début du (6-2, 3-6, 1-2) en raison d'une blessure au pied, laquelle avait d'ailleurs été signalée quelques jours plus tôt dans son dossier médical, Davydenko attire immédiatement les soupçons, et se trouve entraîné dans une tempête médiatique autour d'un scandale de matchs truqués, tandis que dans le même temps, plusieurs joueurs, dont Younès El Aynaoui et Arnaud Clément, reconnaissent avoir été dans le passé les cibles de tentatives de corruption. Même si Roger Federer lui apportera son soutienJeu, set, match et paris truqués, www.lemonde.fr, il faudra attendre le mois de pour que le Russe soit totalement blanchi de ces accusations par les instances du tennis mondialMatches truqués: Davydenko blanchi par l'ATP, sports.fr.
En dépit de cette affaire, Davydenko fait une rentrée tonitruante sur dur américain quelques semaines plus tard, en se qualifiant pour la demi-finale du Masters 1000 de Cincinnati, perdue face à l'américain James Blake, mais surtout à l'US Open, où il atteint le dernier carré pour la seconde fois consécutive, après avoir facilement défait Tommy Haas au tour précédent. Comme la saison passée, le Suisse s'imposera une nouvelle fois, sur le score de 7-5, 6-1, 7-5.
Un autre fait divers viendra perturber la saison du joueur, puisque le , lors de l'Open de Saint-Pétersbourg en Russie, il est sanctionné par l'arbitre de chaise pour « manque de combativité » lors du troisième set (à 0-4) de son match perdu (6-1, 5-7, 1-6) contre le Croate Marin Čilić, alors en pleine ascension, et qui venait déjà de battre le Russe un mois plus tôt. Mis à l'amende, Davydenko fera preuve de détermination en remportant pour la troisième fois le tournoi de Moscou quelques jours plus tard face au français Paul-Henri Matthieu, sur le score de 7-5, 7-69, s'adjugeant ainsi son unique titre de la saison.
Visiblement fatigué, il ne saura défendre son titre à Bercy, éliminé dès les huitièmes de finale par Márcos Baghdatís, et ne dépassera pas le Round Robin lors de la Masters Cup. Au terme d'une saison une nouvelle fois solide, mais malheureusement émaillée par des imbroglios, il termine à la quatrième place mondiale.
2008 : Des hauts et des bas thumb|Nikolay Davydenko durant l'US Open 2008 Davydenko débute l'Open d'Australie sur les chapeaux de roue, battant trois Français à la suite, Michaël Llodra, Nicolas Mahut et Marc Gicquel, avant de chuter en huitièmes de finale face à son compatriote Mikhail Youzhny (7-62, 6-3, 6-1).
Il atteint néanmoins une demi-finale à Dubaï, et après une sortie prématurée à Indian Wells au troisième tour face à Mardy Fish, il réalise un excellent parcours lors du Masters 1000 de Miami. Après avoir bien mal entamé la compétition face au letton Gulbis, contre qui il aura sauvé deux balles de match, il évince successivement Mario Ančić, Janko Tipsarević et pour la première fois Andy Roddick en demi-finale, avant de survoler la finale face à Rafael Nadal sur le score de 6-4, 6-2, remportant ainsi son second Masters Series après celui de Paris-Bercy en 2006. Le Russe signe là une victoire de prestige face à l'un des deux meilleurs joueurs du monde.
Sur terre battue, il débute par une finale à Estoril, perdue contre Roger Federer, puis enchaîne avec une demi-finale à Monte-Carlo, au terme de laquelle Nadal prendra sa revanche (6-3, 6-2). Échouant au second tour des Masters de Rome, puis de Hambourg, il remporte son second titre de la saison lors de l'Open de Poertschach, en battant Juan Mónaco en finale sur le score de 6-2, 2-6, 6-2.
Attendu à Roland-Garros, Davydenko décevra en s'inclinant dès le troisième tour, battu par Ivan Ljubičić, avant de s'imposer à l'Open de Varsovie en finale face à Tommy Robredo (6-3, 6-3). Cette victoire en Pologne le contraint à réduire sa préparation pour le tournoi de Wimbledon, ce qui a pour effet de le voir chuter au premier tour face à Benjamin Becker.
Après des prestations moins convaincantes à Montréal et Cincinnati, il est de retour pour l'US Open où il perd face à Gilles Müller en huitièmes de finale. Davydenko participe ensuite à la défaite de son équipe de Coupe Davis face à l'Argentine.
Il faudra attendre la fin de saison pour que le Russe retrouve ses moyens, parvenant à se hisser en demi-finale du Masters 1000 de Paris-Bercy, mais il devra s'incliner face à David Nalbandian (6-1, 5-7, 6-4).