thumb|Foire de Beaucaire, gravure colorée du La foire de Beaucaire, aussi appelée Foire de la Madeleine, fondée en 1217, par Raymond VI de Toulouse donna à cette cité du Languedoc rhodanien le statut de . Beaucaire tint ce rôle jusqu'à l'avènement du chemin de fer.
Importance européenne de la foire thumb|La foire de Beaucaire, par André Basset au , Musée Auguste Jacquet de Beaucaire Émile Levasseur, dans son Traité du Commerce en France avant 1789, explique : Foire de Beaucaire.
La foire occupait les allées qui s'étendaient le long des rives du Rhône, c'était le Pré de Beaucaire. Au , les premières statistiques indiquent qu'il venait à la foire une moyenne de vendeurs et acheteurs par an, en 1769 la fréquentation monta à personnes, entre 1789 et 1793, en pleine Révolution, la moyenne ne faiblit pas et oscilla toujours à chaque foire aux alentours de entrées. Dans cette période de transition entre l'Ancien Régime et la République, le chiffre des ventes annuelle se situa entre 40 et 46 millions de francs-or. En 1797, le montant des transactions effectuées atteignit le chiffre record de 50 millions de francs-or.
Cette même année, le marquis de Sade, voulant renflouer ses finances, partit d'Apt, le pour installer à Beaucaire un stand de loterie. Ce fut un échec total puisqu'aucun billet de tombola ne fut vendu au cours de la foire.
« La foire n'est pas encore sur le pont » thumb|Le Pré de Beaucaire, Musée du vieux Nîmes Beaucaire et Tarascon étaient reliés par un pont de bateaux sur le Rhône. Lors de la foire de la Madeleine, du 15 au , il était encombré et rendu d'accès difficile par les boutiques et échoppes qui s’y installaient au fur et à mesure de l’arrivée des forains. La locution fut popularisée par les riverains qui, traversant le fleuve au commencement de la foire, savaient que ce passage était encore accessible, et signifiait La foire n'est pas sur le pont.
La bague de Beaucaire La grande spécialité de cette foire placée sous le patronage de sainte Madeleine était la bague « Aie », fragile anneau de pâte de verre filé vendu sur le Pré aux . Elle signait les amours éphémères le temps d'une foire et devait son nom au petit cri qu'elle arrachait à son porteur lorsqu'elle se brisaitRémy Kerténian, Le bijou provençal, Éditions Aubanel, Avignon, 2003.
La peste de 1720 La foire de Beaucaire fut indirectement responsable de la peste de 1720 qui provoqua la mort d'une . Le navire le Grand-Saint-Antoine, commandée par Jean-Baptiste Chataud, accosta à Marseille le . Ce bâtiment transportait des soieries destinées à la foire, par le premier échevin Jean-Baptiste Estelle. Ce dernier fit lever sa patente douteuse pour éviter la quarantaine et débarquer ses marchandises. Celles-ci, contaminées, répandirent la peste qui s'étendit rapidement à la Provence et au LanguedocDaniel Panzac, Quarantaines et lazarets, Édisud, 1986.Collectif, La Muraille de la Peste, Éd. Pierre sèche en Vaucluse / Alpes de Lumières, Saumane / Mane, 1993, .
Le trafic sur le Rhône thumb|left|Carate, barque à fond plat du Rhône thumb|De Beaucaire à Lyon, via Avignon Jusqu'au milieu du , le trafic commercial se fit par les carates, spécialement adaptées au halage sur le Rhône, grâce à leur énorme gouvernail qui leur évitaient d'être plaquées sur les rives par le courant.
Ces bateaux à fond plat embarquaient leurs marchandises à la foire de Beaucaire et, tirés par un train de chevaux, remontaient le courant jusqu'à Lyon, un périple qui demandait un mois de halage.
Notes et références
Annexes
Bibliographie Par ordre chronologie de publication : Charles de Gourcy, (1883-1956), docteur en droit, "La Foire de Beaucaire" étude d'histoire économique, 1911
Pierre Léon, Vie et mort d'un grand marché international. La foire de Beaucaire (), 1953 en ligne sur Persée .
Sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, « Beaucaire. La ville des marchands », dans Le guide du patrimoine Languedoc Roussillon, Hachette, Paris, 1996, 606 p., , .
Liens externes Notice sur la Foire de Beaucaire Historique de la Foire de Beaucaire du XII siècle au XIX siècle La Foire de Beaucaire, nouvelle historique et galante de David Rochefort, 1708
Beaucaire Catégorie:Histoire économique de la France Catégorie:Beaucaire (Gard)