Joseph-Marie Robert, né le à La Tortue, près de La Prairie (Bas-Canada), et mort le à Montréal, est un cultivateur et un patriote canadien. Il est l'un des douze patriotes à être pendus en raison de leur implication dans la Rébellion de 1837-1838.

Biographie Joseph-Marie Robert est le fils de Suzanne Roy et de Jacques Robert. Son père était capitaine de milice de Saint-Philippe et, à ce titre, il prit part à la Bataille de la Châteauguay en 1813. Joseph Robert épouse Marie-Josèphe Lanctôt le , dont il aura cinq enfants.

Rébellion des Patriotes Capitaine de milice comme son père, Joseph Marie s'engage du côté des Patriotes dès 1832 et appuie les 92 résolutions de PapineauLétourneau, Murielle, Une épopée de bâtisseurs, Éditions Mille et une vies, 2012, 488 pages, . Il est l'un des premiers à remettre sa démission comme capitaine de milice en .

Dans la nuit du , Robert est le chef de la troupe qui entreprend de désarmer les bureaucrates de Saint-Philippe, de Saint-Constant et de Laprairie en assiégeant la maison du Loyaliste David Vitty à La Tortue. Au cours de l’opération, une fusillade éclate entre les loyalistes et les patriotes. Aaron Walker, un loyaliste, y trouve la mort.

Procès et exécution Robert est arrêté le et son procès en cour martiale a lieu en . Condamné à mort le , il est pendu par les autorités britanniques le , à la prison du Pied-du-Courant à Montréal avec Pierre-Théophile Decoigne, François-Xavier Hamelin, Ambroise Sanguinet et Charles Sanguinet. Robert accepte avec résignation les conséquences de son acte.

Il est le premier à mourir. Comme il traverse la prison pour se rendre vers l’échafaud, il aperçoit plusieurs des détenus qui pleurent. « Consolez-vous, leur dit-il, mais continuez à prier pour mes compagnons et moi-même. » Les deux Sanguinet le suivent dans la mort, puis c'est le tour de Decoigne et de Hamelin qui n'avait que .

En dépit des critiques parues notamment dans le journal L'Aurore des Canadas et même dans le Morning Chronicle, les autorités britanniques poursuivent les procès. Le débuta celui du groupe des chefs de Beauharnois qui comptait parmi ses membres François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier. Celui-ci sera exécuté le de la même année avec ses compagnons Amable Daunais, Charles Hindenlang, Pierre-Rémi Narbonne et François Nicolas à la prison du Pied-du-Courant.

Références

Bibliographie Alain Messier, Dictionnaire encyclopédique et historique des patriotes (1837-1838), Montréal : Guérin, 2002, 500 pages . Gérard Filteau, Histoire des Patriotes, Montréal, Éditions du Septentrion, 2003, 664 pages . Laurent-Olivier David, Les patriotes de 1837-1838, Montréal, Eusèbe Senécal & fils, 1884. Réédition Montréal, Comeau & Nadeau, 2000, 366 pages. Jean-Paul Bernard, Les rébellions de 1837-1838, Montréal, Éditions du Boréal, 1983, 352 pages.

Articles connexes

Liste des 108 patriotes bas-canadiens traduits en cour martiale

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